Flora Douville • L'anti conseil en image | Tu as l’impression que ta vie est en chantier ? Bienvenue au club !
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Tu as l’impression que ta vie est en chantier ? Bienvenue au club !

T’est-il déjà arrivé de réaliser que tu te sois complètement trompée ? Que ce que tu pensais, ce que tu tenais pour acquis était faux ? Que ce sur quoi tu tenais tes projets ne tenait pas debout ?

C’est ce que j’ai réalisé il y a quelques temps. J’étais en pleine séance de travail avec mon coach, pour préparer une des dernières sessions de la formation professionnelle que j’ai donnée cette année. J’étais frustrée par un truc que je n’arrivais pas à transmettre à mes élèves, alors il m’a suggéré de créer un outil pédagogique pour elles, sous la forme d’un exercice par exemple, pour leur permettre d’intégrer ce truc.

C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase –je n’utilise pas cette expression pour rien ! Oui, dans mon profil, l’Eau est l’élément le plus présent… J’ai senti en moi un énorme ras-le-bol monter.

« Nan, j’ai pas envie de faire ça, ça me saoule vraiment », je lui ai dit.

Ça venait de loin.
C’est quelque chose que je ne m’étais pas autorisée à laisser venir avant, parce que… parce que ça aurait pu remettre en cause trop de choses.

Alors il a dit l’inévitable : « si ça te saoule à ce point, il va falloir te poser la question : est-ce que tu continues ce que tu fais, ou pas ? »

Et c’est à ce moment que j’ai réalisé que oui, après tout, j’avais le droit. Le droit de dire stop, le droit de dire merde, le droit de tout arrêter. Maintenant, plus tard, temporairement, ou définitivement.

Bon, tout arrêter sur le champ n’était pas une option, parce que je ne peux pas concevoir de ne pas tenir mes engagements en cours.

Mais je me suis autorisée à penser tout arrêter. J’ai ouvert cette porte pour voir ce qu’il y avait derrière, et quelle surprise ! Dans ma tête, un immense ciel bleu, de l’air, des oiseaux, et des images de mes rêves pour 2016… C’était bon. Alors j’ai décidé de ne rien décider, mais simplement de laisser cette porte ouverte, pour rester un moment avec ça.

Évidemment, ça m’a fait drôle ! Depuis que je travaille à la mise en forme et à la diffusion de la Méta, je me suis toujours mise à son service. Je suis tellement fascinée par la puissance de cet outil, par l’ampleur de ce qu’elle permet de faire évoluer, que je me suis dévouée. « Parce que le monde en a besoin. »

Mais mes besoins, à moi ?

« Je ferai de la création quand j’aurais mis en place une structure de formation autonome. »
« Je ferai de la photo quand j’aurai un revenu de tant. »
« Je prendrai du bon temps quand… »

Tu vois le genre ? Ouais.

Je me suis rendu compte que j’avais fait passer mon activité avant moi. J’avais mis en place des choses sous une forme qui ne me convenait pas. La formation professionnelle que je propose par exemple, s’est faite au tout début à la demande de clientes, puis a pris de l’ampleur et s’est structurée. Mais finalement, le principe de formation professionnelle comme mode de transmission, je ne l’avais jamais questionné, je ne m’étais jamais demandé si c’est de cette façon-là que je veux diffuser mon message…

Et après tout, je fais ce que je veux de ma vie. Comme toi ! Ce que je fais ne dépend que de moi. C’est moi qui décide. Et si ce n’est pas moi, c’est parce que j’ai décidé de laisser quelqu’un d’autre ou autre chose décider pour moi. Et il n’y a pas à juger, juste à réaliser que c’est toujours moi qui décide.

Alors j’ai dit stop, j’ai dit merde, et j’ai décidé de m’écouter. J’ai accepté l’idée que mes projets ne se feraient probablement pas, et en tous cas pas comme je les avais imaginés. J’ai fait de l’espace à des envies de jeunesse, des élans créatifs purs, que j’avais gardés dans un coin de ma tête. Et aujourd’hui, dans mon emploi du temps bien bien chargé, je fais un peu de place pour m’y consacrer et voir où cela va me porter.

 

Ne demandez pas ce dont le monde a besoin, demandez-vous ce qui vous fait vibrer et ensuite allez le conquérir. Parce que ce dont le monde a besoin, c’est de gens qui vibrent.

–Howard Martin

 

Aujourd’hui j’en suis où ? Je suis toujours dans le brouillard. Je ne sais pas où je vais. Je ne sais pas de quelle manière mes envies profondes viendront féconder la Méta, ni quand. Mais j’ai confiance que cela arrivera. Et je suis amusée de voir à quel point la Méta me permet de faire la mienne, continuellement.

Parfois je sens l’ouverture et la légèreté que ce moment me fait traverser, parfois je suis minée de ne pas voir, ne pas savoir à quoi vont ressembler mes prochains projets. Je me sens frustrée et très impatiente. Je navigue sur ces eaux-là.

J’aurais pu garder tout ça pour moi, et te montrer des aspects plus « aboutis » de moi, mais j’ai choisi la vérité (c’est mon slogan !). La Méta est un outil qui m’a permis de mettre à jour déjà beaucoup d’aspects de ma nature profonde, et je ne peux que continuer à avancer sur cette voie, parce que j’ai fait le choix de me rapprocher de moi, quoi qu’il arrive. C’est parfois délicat, parfois douloureux, mais la sensation profonde d’unité qui grandit après chaque étape est si douce, que ça ne se discute même pas.

Je te laisse avec une petite chanson pleine de joie 🙂

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4 Comments

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    Aurélie

    25.04.2016 at 14:39 Répondre

    vulnérabilité, lâcher prise ! bravo ! c’est beau !
    Prendre le temps d’être soi !

    • Flora Douville

      Flora Douville

      26.04.2016 at 11:11 Répondre

      Merci Aurélie 🙂

  • Avatar

    Dominique

    09.08.2019 at 11:14 Répondre

    Hello Flora,
    Avec joie, laisser les choses se faire et accueillir une surprise pas prévue, oui, bien sûr. Merci de ce témoignage qui me dit une fois de plus que ce ne sont pas les événements mais la façon que j’ai de les percevoir qui peut changer.
    Merci
    Dominique

  • Avatar

    Thérésa

    27.08.2019 at 15:11 Répondre

    C’est cet extrait qui me parle le plus :
    « Je ferai de la création quand j’aurais mis en place une structure de formation autonome. »
    « Je ferai de la photo quand j’aurai un revenu de tant. »
    « Je prendrai du bon temps quand… »
    ça me rappelle un jugement inconscient qui me dit qu’il faut d’abord travailler, travailler, travailler, s’occuper de ses obligations, parce qu’on est pas là pour rigoler ! Mais j’ai décidé pour cette année (scolaire) de laisser quelques obligations sur le bas côté et m’occuper de mes envies, de ce qui me fait vibrer. Merci Flora !
    Thérésa

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