Flora Douville • L'anti conseil en image | Va-t-on tous finir en jogging ?!
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Va-t-on tous finir en jogging ?!

Ce week-end j’étais au Congrès du Développement Personnel, où j’ai donné une conférence. Je vous en reparlerai la semaine prochaine 🙂

Beaucoup de personnes sont venues me voir après, pour me poser des questions, dont une femme, qui m’a dit :

 

« mais avec l’exercice que vous nous avez fait faire, là, de ressentir le confort ou l’inconfort dans nos vêtements, on va tous finir en jogging, nan ? »

 

Ça m’a fait rire, parce que j’ai imaginé une armée de gens dans la rue, tous en jogging mou et informe.

Et puis je lui ai dit que je ne pensais pas ; et je vais vous dire ce que je lui ai dit.

Nous sommes toutes et tous très différents. C’est un truc que tout le monde sait, que tout le monde dit, c’est connu. Quand j’étais jeune déjà, je l’entendais, cette notion.

Le problème et ce qui fait que nous en venons à penser comme cette femme, c’est que cette notion est parfaitement abstraite. Il est DIT que nous sommes différents et que c’est une richesse, mais il n’est pas AGIT de la sorte.

Dans mon parcours éducatif (ça fait très sérieux de dire ça, dites donc !), j’ai beaucoup entendu tout ça, mais n’empêche qu’on est quand même notés sur une échelle de 0 à 20, soit une échelle verticale, qui ne permet pas d’évaluer des compétences multiples (les qualités) mais le niveau (la quantité).

Ce n’est pas nos différences qui sont mises en valeur, mais nos capacités à faire comme un modèle unique, et jusqu’à quel degré. Cherchez l’erreur !

Entre discourt et réalité, on peut dire qu’il y a un gouffre. Et ce n’est qu’un exemple…

Dans ce contexte, on intègre que les différences existent, mentalement, mais on ne les perçoit pas, on ne les comprend pas avec le corps. Ce qui soit dit en passant crée une distorsion intérieure qui peut facilement faire péter les plombs aux plus sensibles. Si c’est votre cas, levez la main ! (je lève la main)

Et on finit par croire que les autres sont comme nous, pensent comme nous et ressentent comme nous. C’est ce que j’ai cru pendant trèèèès longtemps ; et c’est ce qui provoque souvent des problèmes relationnels, pour commencer.

Or, nous sommes différents ! Et pour de vrai ! Nous ressentons des choses différentes, très différentes. Et j’en suis joyeusement choquée à chaque fois que je fais le test des matières avec mes clients.

Certaines personnes, comme moi, se sentent bien dans les matières de vêtements souples, élastiques, qui coulent et qui épousent les formes (les matières Eau). Et peuvent se sentir super mal dans les matières qui se tiennent, structurées (les matières Feu). Moi, j’ai du mal à respirer dedans, je me sens paralysée, j’ai l’impression d’être habillée d’une toile de tente. Mais ce n’est qu’un ressenti, qui m’appartient, en aucun cas un jugement : c’est simplement une indication que mon corps me donne pour que je comprenne ce qui me convient.

A l’inverse, des personnes se sentent extrêmement à l’aise dans les matières structurées, plutôt légères, qui leur apportent le maintien et la présence dont elles ont besoin. Je me souviendrai toujours d’un client (Christophe, oui c’est toi, je t’embrasse, au passage !) qui, lorsque je lui ai mis le tissu Eau sur les épaules, s’est penché en avant d’inconfort, s’est crispé et m’a dit « ah, mais enlève-moi ça ! c’est froid, j’ai l’impression que tu m’as mis une méduse gluante sur le dos !! ».

Donc vous voyez, non, nous ne finirons pas tous en jogging 🙂

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