Flora Douville • L'anti conseil en image | Tu veux une vie facile et excitante ? Fais comme moi.
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Tu veux une vie facile et excitante ? Fais comme moi.

Ce week-end j’ai participé à un stage, pour continuer à me rebrancher à la jouissance d’être moi-même—oui, je ne vois pas comment je pourrais t’aider à le faire, si je ne suis pas moi-même en progression continue sur le sujet.

Et hier après-midi, pendant un loooooong moment, je me suis fait chier. J’étais fatiguée, je trouvais les échanges d’une mollesse insupportable, j’avais envie d’aller me mettre sur un transat au soleil plutôt que de mourir sur ma chaise.

Et puis je me suis reculée en moi-même et je me suis dit : “tiens, c’est marrant, t’étais pas fatiguée, tout-à-l’heure, t’avais la pêche, même ! Alors pourquoi, là maintenant, tu tiens plus assise ?”.

J’ai bien vu qu’il y avait quelque chose à explorer par-là. Alors je me suis mise à l’écoute plus finement de ce qui se passait à l’intérieur de moi.

J’avais les yeux fatigués, certes, mais j’ai senti que l’espèce de grosse fatigue qui me tombait dessus n’était pas une fatigue naturelle : c’était une fatigue de fuite. Un truc de l’ego pour que je ne reste pas là, que je me barre pour aller faire autre chose, pour aller dormir ou que sais-je.

J’ai observé ce qui se passait dans la salle aussi : je percevais de la lenteur, de la lourdeur, de la confusion dans les échanges, dans ce que disaient les participants qui prenaient la parole, des jeux d’ego pour ne pas dire la vérité, pour ne pas prendre sa place, pour ne pas s’affirmer, pour ne pas changer.

Et là il y a eu un shift : j’ai réalisé que ma fatigue, mon ennui, mon ras-le-bol et surtout mon envie de me barrer pour aller au soleil, c’était un mécanisme de fuite que j’avais laissé agir à ma place pendant des années, sans le regarder en face.

C’était un mécanisme de fuite qui se manifestait dans les moments les plus difficiles intérieurement : pas les moments douloureux ou dramatiques, mais les moments clés où, si je fais comme j’ai toujours fait je repars pour un tour et rien ne change, alors que si précisément dans l’instant je fais un autre choix, tout va basculer et j’entre dans la création consciente de ma vie.

Ces moments-là sont décisifs pour moi : ils sont une porte ouverte sur un autre monde, une autre vie, une vie de jouissance puisque je décide de ce que je veux à chaque instant et consciemment. Et ça mon ego l’a bien compris, c’est pour ça qu’il tente à tout prix de m’en protéger, parce que lui, jusqu’à maintenant, n’a aucune garantie sur le fait que je maîtrise la situation. Et tant qu’il n’aura pas la preuve totale que je gère la suite, il maintiendra le pilotage automatique.

En prenant conscience de ça, j’ai pu faire un autre choix : celui de rester dans la salle, volontairement. De bien sentir ce qui se passait : l’ennui, la chienlit, l’énervement, l’envie de dormir et de partir. J’ai aussi vu les contextes dans lesquels j’adhère à ce mécanisme, les situations de ma vie où il se présente et où je le laisse prendre le contrôle.

Mieux, même, j’ai vu que la confusion, le mensonge semi-conscient, le manque d’affirmation, le tournage en rond, etc., c’était exactement moi dans certaines situations de ma vie. Je fais EXACTEMENT ça.

Je me suis pris la réalité dans la gueule.

J’ai trouvé ça tellement nul à chier, de laisser ce fonctionnement se dérouler, que ça m’a donné une grosse dose d’énergie supplémentaire pour mettre en place ce dont j’ai besoin pour le faire bouger, cette semaine. Ça a grave renforcé ma motivation, ça a fait monter mon niveau de désir qui est absolument indispensable pour changer les choses.

Il y a un mois ou deux, mon coach m’avait dit :

“Si tu es là où tu es aujourd’hui, c’est parce que ton niveau de détermination actuel t’a permis d’arriver là. Si tu veux aller plus loin, il va te falloir un AUTRE niveau de détermination.” [un niveau de détermination autrement plus élevé]

Hier après-midi, le fait de me ré-approprier ce que je projetais sur la situation m’a permis de nourrir ce niveau de détermination nécessaire pour bouger et avancer encore.

J’aurais pu rester dans la projection et dire (ou pas) au groupe qu’il était nul, que le stage était nul, et que c’était leur faute, à eux, que c’était rien qu’une bande de nazes.

J’aurais pu aller me mettre au soleil, face aux arbres, au champ fleuri et à cette nature délicieuse qui nous entourait. J’aurais pu rester à pester intérieurement. J’aurais pu me comparer et trouver que j’étais bien mieux que le groupe parce que je voyais des trucs que eux ne voyaient pas. J’aurais pu aller chercher mon ordi et bosser dans la voiture. J’aurais pu me mettre au centre du groupe et gueuler “ça suffit !” et commencer à chanter et danser la danse des canards pour changer de sujet.

J’aurais pu faire tout ça et encore plein d’autres choses, vu qu’à chaque instant, j’ai des milliers de choix.

Mais j’ai pas fait ça. J’ai fait le choix qui fait mal au cul—oui j’utilise cette expression en toute conscience—c’est-à-dire le choix de regarder ce qui m’appartient dans la situation, pour en récupérer un cadeau énorme : de l’énergie disponible pour faire bouger ma vie comme je veux.

Mais ça ne s’arrête pas là : le choix difficile, c’était pas hier et puis basta. Il va y avoir plein d’autres choix difficiles à faire, pour maintenir la nouvelle direction que je veux donner à mon énergie. Dans les jours, les semaines et les mois qui viennent, les occasions de reprendre l’autoroute du pilotage automatique vont être nombreuses.

Et à chaque fois ce sera à moi de re-décider, une nouvelle fois, de ce que je veux vraiment.

Mon niveau de détermination pour avancer va être testé et re-testé. À chaque fois, je serai libre des choix que je ferai.

Choix faciles (aller s’allonger au soleil) = vie difficile (mes problèmes persistent)

Choix difficiles (regarder les endroits où je fuis et où je me mens) = vie facile (je change le cours de ma vie)

Les exemples sont de moi, l’équation est de Nicolas Gétin et Pierre Mézières, qui font un travail d’une finesse et d’une puissance que je n’ai jamais vues ailleurs.

Tu veux quoi, comme vie ?
.
Maintenant, à toi :

Cite-moi dans les commentaires un exemple de ta vie en particulier, où tu te vois fonctionner en automatique et où pour le moment, tu n’as pas décidé de changer ça.

Allez, hop !

Bonne journée :)

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7 Comments

  • Avatar

    Thalia Remmil

    18.06.2019 at 09:56 Répondre

    Pilotage automatique, habitudes, confort de vie qui n’en est pas, facilités qui aveuglent, déni, mort lente et assuré d’une meilleure version de soi-même ! Et puis, un jour, mon ange-gardien -il est génial, patient, persévérant- m’a brutalement, parce qu’il le fallait, sortie de mon aveuglement. C’était début mars 2019, j’allais fêter mon anniversaire de rencontre avec mon mari… 16 ans de mensonges, dans le fond de moi, je devinais que quelque chose ne tournait pas rond mais je m’y refusais. Le face à face avec soi-même est parfois trop difficile alors on campe dans l’immobilisme et la dépendance affective.
    Thalia Remmil auteure

  • Avatar

    Caroline Aranel

    18.06.2019 at 12:39 Répondre

    Quand je pars explorer / expérimenter des trucs sans l’avis de personne, que mon égo me fait croire que je me suis dispersée et que je dois revenir à « la base », dans ma zine de confort aupres de mon mec bien stable et qu’en plus il me fait croire que j’y suis bien plus heureuse que n’importe où ailleurs, jusqu’à me faire dire « je t’aime » au mec en question alors qu’en vrai je reve de la quitter. Putain de bullshit de merde!!! Je te déteste!!!

    • Avatar

      Caroline Aranel

      18.06.2019 at 12:41 Répondre

      J’ai fait des fautes de frappe mais je suis sûre qu’on me comprendra haha

      • Flora Douville

        Flora Douville

        08.07.2019 at 18:28 Répondre

        Et que décides-tu de faire de ça ? :)

  • Avatar

    Valentine

    18.06.2019 at 13:51 Répondre

    Ecrire se rapport qui me fais chier ou affronté le regard des autres pour leur dire (enfin) que je veux plus de se rapport, de cette formation, de cette vie là. Soit je souffre encore pendant 1 semaine et puis je prend les reines de ma vie. Soit je prend les reines tout de suite et je me confronte au désapprobations des autres. Je n’ai pas choisie.

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    Carinette

    19.06.2019 at 21:20 Répondre

    OK génial mais j’ai pas tout compris :)
    En quoi tu fuis ou tu te mens si tu trouves le moment avec le groupe chiant ? L’idée c’est quoi, pour avancer il vaut mieux assumer la situation sans jugement etc. pour pas toujours croiser ce genre de situation qui se répète ? Tu peux m’expliquer ? !
    Le truc que j’ai pas encore commencé à changer c’est les repas de familles lourds, avec beaucoup de seniors, où ça commence à critiquer grave les uns et les autres pour éviter de parler de soi, et ça va loin, très loin…
    J’y vais plus, j’arrive à assumer le fait de ne pas y aller mais je sais pas comment faire plus ! A suivre ! Merci :)

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    Sandra Té

    20.06.2019 at 22:08 Répondre

    Bonsoir,
    Moi, ce que je n’arrive pas à faire c’est de prendre la décision de m’occuper de ma santé comme je l’entends, quitte à fâcher mon entourage. C’est à dire refuser une opération et changer de mode de vie. Dans cette démarche qui est importante pour moi, il s’agit de trouver ma propre force intérieure de guérison. Ce n’est pas facile parce que d’un côté, il y a les médecins, les amis et la famille qui ont un avis sur mon cas et de l’autre, la colonne « moins » de mon état de santé qui est la plus remplie. En plus, comme il s’agit de la santé, c’est un sujet très très délicat (danger/prise de risque, etc…).
    Belle nuit,
    S.

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