Flora Douville • L'anti conseil en image | Comment réduire la tension intérieure ?
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Comment réduire la tension intérieure ?

J’ai passé 3 jours complets, la semaine dernière, à tourner toutes les vidéos de mon programme Reconnexion. Ou plutôt à re-tourner, parce qu’elles existaient déjà.

Je voulais améliorer la qualité du programme et proposer une expérience plus agréable aux membres actuelles du programmes, et à celles qui le deviendront.

P*%§@#, j’avais pas anticipé tout ce que ça allait me faire travailler ! Haha.

Pour refaire ces vidéos, j’ai embauché une équipe merveilleuse : 2 frères super sympa et vraiment pro. Ils n’ont laissé passer aucun détail. J’ai investi environ le tiers de nos recettes du mois de décembre. (Les 2 autres tiers ont servi à construire des bases solides pour le fonctionnement de ma nouvelle Team, et à… bah rémunérer cette nouvelle Team ! Ce tournage est donc un investissement que je ne prends pas à la légère.)

Et je dois dire que le premier jour a été vraiment, vraiment chaud !

• J’étais pas du tout à l’aise devant la caméra.

J’avais l’impression de raconter la moitié de ce que je devais dire, d’être perdue dans mon contenu.

• Je recommençais les prises et m’arrêtais 10 fois au cours d’une vidéo.

• Je me sentais pas prête.

• Je me jugeais de pas être prête ce qui me stressait encore plus.

Je pensais à des choses que j’aurais pu faire à l’avance si j’avais su, et que je n’avais pas faites.

• Je m’en voulais.

• Je me disait que l’équipe devait s’emmerder à me regarder/m’écouter.

 

Bref, c’était pas brillant.

 

Sur 59 vidéos à faire, on en avait fait 5 ou 6 la première matinée. C’est tout !

Alors le midi, j’ai pris le temps de me poser. Et puis j’ai décidé :

que c’était mon premier tournage et que j’avais le droit de merder.

que si on faisait pas toutes les vidéos du programme sur les 3 jours, j’allais pas mourir, ni perdre la face.

que j’allais faire de mon mieux, et que ce mieux serait chaque jour… meilleur.

que j’allais me laisser le temps de me mettre dedans.

 

En gros, je me suis donné un peu de douceur.

 

J’étais face au décalage entre mon imagination et la réalité.

 

J’imaginais que j’allais tourner ces vidéos, qu’elles seraient parfaites en tous points et que j’aurais plus à y penser ni à les retoucher.

La réalité, c’est que ce tournage est juste un pas en avant. Il me permet d’améliorer la qualité du programme, mais en les faisant j’ai déjà vu des pistes d’amélioration pour la prochaine fois…

Quoi ?! Faudra tout refaire, encore ???

Bah oui : en fait, ce que je prenais pour un acte définitif n’est qu’un pas dans la bonne direction, et y en aura d’autres. C’est frustrant, mais c’est aussi libérateur : si je les refais plus tard, alors c’est moins grave si c’est pas parfait !

Ha ! Genre, comme si ça pouvait être parfait…

On a repris les vidéos l’après-midi et le soir, nous en avions fait 20. J’étais pas entièrement satisfaite de ma prestation (qui a dit que j’étais perfectionniste ?!), mais le contenu était dans la boîte et j’avais de l’espoir pour la suite !

J’ai beaucoup parlé à l’équipe et à Marion, de ma Team (elle était là pour s’occuper du maquillage et de la coiffure), de tous mes états d’âme : mes doutes, mon insatisfaction, ma peur, mes jugements, mon impression d’être nulle et de pas y arriver…

Le lendemain, c’était déjà beaucoup mieux. J’avais pris un temps dans la soirée pour préparer des mini scripts pour les vidéos à venir, et cette préparation m’a beaucoup aidée.

Parce qu’avec mon équipe on avait préparé des choses mais notre préparation n’était pas adaptée à mes besoins sur le moment ! Et ça, on s’en rend compte… sur le moment 🙂

Je suis allée de plus en plus vite et avec toujours plus de fluidité et nous avons fini toutes nos vidéos samedi midi, ce qui nous a même laissé du temps pour en faire 2 autres, pour autre chose.

J’ai fini ce tournage extrêmement fatiguée — et je pèse mes mots — et extrêmement heureuse de la relation qui s’est créée avec l’équipe de pro qui m’a accompagnée. De tout ce que j’ai appris. Et de tout ce que je sais pour être prête, la prochaine fois. Je suis aux anges !

Et en y repensant, ce qui m’a permis de finir sur une note aussi douce et positive, c’est que j’ai pris conscience du décalage entre ma vision et la réalité et que je l’ai exprimé, au lieu de laisser la tension intérieure s’installer.

Les décisions personnelles qui ont suivi ne sont que des décisions de bon sens, qui sont possibles seulement si on est au clair sur ce qui crée de la tension et sur sa propre motivation à soulager cette tension. Et euh… bah j’étais motivée 🙂

 

Regarder et accepter d’être là où on en est
— quelle sensation de paix !

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