Flora Douville • L'anti conseil en image | Pourquoi n’importe quelle forme ne convient pas
26827
post-template-default,single,single-post,postid-26827,single-format-standard,theme-hazel,hazel-core-1.0.3,woocommerce-no-js,ajax_fade,page_not_loaded,,select-child-theme-ver-1.0.0,select-theme-ver-4.1,wpb-js-composer js-comp-ver-6.0.3,vc_responsive

Pourquoi n’importe quelle forme ne convient pas

La semaine dernière, je te parlais d’optimisation et de pourquoi une stratégie ne peut fonctionner QUE si elle est ajustée à la personne ou au système de base.

J’en reparle aujourd’hui, parce que c’est une loi fondamentale, dans la Nature, mais force est de constater que peu l’ont intégrée.

Comprendre et intégrer, c’est pas pareil.

Je vois encore beaucoup de gens :

• utiliser des stratégies business qui ne leur conviennent pas mais qui se disent « dans le business, faut y aller, c’est comme ça et j’ai pas le choix », qui donnent un certain format à leurs produits ou leurs services parce que « c’est comme ça qu’il faut faire » ou « c’est ce que les gens veulent », et qui ne voient pas qu’ils ne se respectent pas, qui ne voient pas qu’ils se conforment à l’extérieur ;

• faire des choix de vie, habiter ici ou là, organiser son temps libre et suivre des activités, etc. non pas en fonction de ce qu’ils veulent réellement, de ce qui les fait kiffer, mais en fonction de « ce qui est sain », « ce qui est cool », « ce qui est intelligent », « ce qui est spirituel »… et c’est beaucoup plus répandu que tu ne le penses ;

• s’habiller en pensant que la forme va déteindre sur le fond, c’est-à-dire en espérant que les qualités du style choisi, des vêtements, vont donner, comme par magie, quelque chose à la personne, quelque chose qu’elle n’a pas.

Tout ça, c’est la même chose. Ça vient d’une incompréhension fondamentale, d’une croyance que tu peux t’approprier des qualités que tu n’avais pas au départ. La croyance qu’en endossant une parure, tu peux intégrer les propriétés magiques de cette parure.

C’est l’espèce de vieille croyance qu’en mangeant un lion, tu peux devenir aussi fort. 

C’est complètement faux. C’est juste du grand n’importe quoi.

Dans la Nature, la règle c’est que tu vas vivre et t’épanouir en répondant à tes besoins à toi. Tu ne peux pas te développer et devenir la meilleure version de toi-même si tu n’es pas à l’écoute de ce que TOI tu veux, de ce que TOI tu aimes, de ce dont TOI tu as besoin.

Une fougère, elle ne suit pas la recette du cactus, pour se développer. Elle suit sa propre recette. La recette de la fougère, et plus particulièrement la recette de la fougère qui s’est installée sous ces grands arbres, à quelques mètres de ce petit cours d’eau.

Cette recette-là sera différente de celle de la fougère qui s’est installée plus haut et plus profondément dans la forêt. Ces deux fougères vont suivre deux recettes, pour se développer, qui seront très très proches, mais un peu différentes quand mêmes.

Ces recettes seront par contre radicalement différentes de celle d’un cactus, où qu’il soit.

La fougère qui fait comme le cactus, dans le désert, elle se dessèche en 3 jours.

Le cactus qui fait comme la fougère, il moisit en quelques semaines.

Pour être plus claire : ils crèvent tous les deux.

Et nous, les humains, on est en mode « oh bah ça va, il a des yeux, un nez, on est pareil, c’est bon, s’il a fait ça comme ça c’est que ça marche, je vais faire comme lui ! » et après on comprend pas qu’on galère, dans la vie, et que tout soit chiant.

Bah… c’est pas étonnant, en fait. Tu joues au cactus alors que t’es une fougère. C’est tout.

Tu ne vas pas t’épanouir et atteindre un niveau ambitieux de kif si tu prends les recettes des autres et que tu les appliques. Les recettes des autres marchent pour les autres—et encore…

Si tu veux te rapprocher de la meilleure version de toi-même, si tu veux avoir des résultats plus qu’appréciables professionnellement et personnellement, il va falloir te mouiller et aller regarder à l’intérieur ce qui te correspond, qui tu es, comment tu fonctionnes, ce que tu veux… c’est pas à quelqu’un d’autre de faire le job.

Y a un petit paquet d’années, j’avais été frappée par ce qu’une cliente m’avait dit. Elle était frustrée parce qu’elle ne se trouvait pas féminine. Une de ses amies, par contre, lui apparaissait comme très féminine. Elle portait des robes longues et avait une longue tresse. Ma cliente avait les cheveux plus courts mais avait testé les robes longues, et se sentait ridicule dedans—effectivement, c’était pas fait pour elle, étant Cercle-Losange.

Cette cliente, elle avait associé la féminité à la robe longue. Une meuf à qui les robes longues vont bien, elle a de la chance, elle est féminine et elle a tout pour elle. Ma cliente, par contre, c’était foutu pour elle, elle pourrait jamais être féminine. Dans son univers, elle avait donc 2 options :

1. mettre des robes longues, se forcer, se sentir ridicule, mal, mais avoir l’impression de faire l’effort qui pourrait quand même, peut-être… lui apporter un bout de résultat ? Genre, se trouver féminine 1/4 de seconde, dans le reflet sombre de la vitre en passant devant une boutique (wow, ça c’est une putain d’ambition pour soi et pour sa vie, ça fait rêver ! Nan, je déconne.) ;

2. ne pas mettre de robe longue, s’avouer vaincue, renoncer à la féminité et se reprocher de ne pas être comme il aurait fallu être.

Cette cliente, c’était une fougère qui pensait que seuls les cactus étaient cool. Du coup elle voulait jouer au cactus, et ça marchait pas—forcément.

Elle se limitait de dingue en cherchant au mauvais endroit. Elle ne voyait pas toutes les autres options disponibles, toutes les possibilités, toutes les opportunités qui étaient là, parce qu’elle avait fait des associations déconnantes, dans sa tête.

Elle se désespérait de constater que UNE forme ne lui convenait pas, car elle pensait que c’était LA forme de la féminité. LA forme de la réussite. LA forme du succès.

Elle ne voyait pas qu’il y en avait plein d’autres, des formes, et comme elle ne les avait pas vraiment testées, elle ne savait pas non plus qu’elle serait à l’aise et élégante, dans ces formes.

Ce qu’elle a compris, pendant notre travail, c’est que la forme (la robe longue) avait un effet dingue sur son amie, parce qu’elle était ajustée au fond (son amie était Ligne).

Ce qui était beau c’était pas la robe longue, c’était l’harmonie de voir la forme parfaitement ajustée au fond.

C’est absolument essentiel de comprendre ça !

Ce n’est jamais la forme SEULE qui est belle. C’est l’adéquation fond-forme, qui est belle et qui nourrit. L’harmonie et la plénitude naissent de l’ajustement entre un fond et une forme.

Tu comprends ? Ça n’a aucun intérêt de chercher une belle forme. Ou une forme soit-disant efficace. Efficace pour qui ? Ce qui a de l’intérêt, ce qui va faire toute la différence, c’est de chercher la forme qui matche avec le fond. La forme qui utilise les ingrédients de fond.

Toute autre recherche est vaine. ABSOLUMENT VAINE.

C’est valable pour tes fringues, pour ton business, pour ton quotidien, pour ta vie… pour tout.

À chaque fois que tu prends une façon de faire de l’extérieur en pensant que tu vas obtenir les mêmes résultats que l’autre, tu te trompes très souvent.

Si tu veux des résultats exceptionnels dans ta vie, si tu veux un niveau de kif exceptionnel, ça va te demander de t’écouter de façon exceptionnelle. De t’observer avec une finesse exceptionnelle.

Si tu veux développer ça, tu vas avoir besoin d’aide—sauf si t’es ok pour y aller seul·e et y mettre des années.

Si tu veux de l’aide, nos différents services peuvent te permettre de développer une qualité d’écoute de toi-même extrêmement fine. Clique ici pour les découvrir.

Bonne journée à toi 🙂

Ces articles peuvent t’intéresser

Ça t’a plu ? Pour recevoir mes articles chaque semaine,
inscris-toi :


No Comments

Post a Comment