Flora Douville • L'anti conseil en image | Pourquoi la “slow fashion” n’est pas durable
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Pourquoi la “slow fashion” n’est pas durable

Dans mon fil d’actualité sur Facebook, je vois passer de plus en plus de publications qui mettent en avant un autre type de mode que celle à laquelle on est habitué maintenant. On y parle de matières écologiques, produites dans de bonnes conditions, par des adultes rémunérés correctement, des vêtements de qualité, etc.

Dans l’absolu, je suis très favorable à une transformation de la production textile.

Pourtant, tu ne me verras pas partager beaucoup de ces publications—attends voir, jamais, en fait.

Aujourd’hui je vais t’en dire plus sur pourquoi la “slow fashion” (ou je sais pas comment on l’appelle) n’est pas durable.

À long terme, je l’ai déjà dit ici, j’envisage de créer des vêtements.

Mais ce ne sera pas du prêt-à-porter. Il n’y aura pas de boutique avec des fringues Méta® toutes prêtes, que tu n’auras plus qu’à essayer, payer et emporter. C’est impossible : il existe 576 profils si on regarde tout en détail. Si on veut plusieurs modèles par profil, et des tailles différentes, tu imagines le stockage nécessaire ? !

Quand j’en serai arrivée au stade de développement de mon activité où je veux me lancer dans la création textile (c’est pas encore le cas), oui je m’entourerai de créatrices et de créateurs experts en production textile éthique, durable et écologique. Je ne veux pas produire à moyenne ou grande échelle autrement que selon ces critères.

Mais ce que je constate aujourd’hui, c’est que s’attaquer simplement à l’aspect éthique et environnemental, ça n’aura pas l’impact espéré. C’est beaucoup trop superficiel.

C’est pas ça qui va faire une vraie différence. Ce n’est pas ça qui va faire bouger nos comportements vis-à-vis des fringues, donc de la production textile en masse.

Pourquoi ? Parce que tant que nous ne savons pas clairement ce dont nous avons besoin et ce que nous voulons, nous continuerons d’acheter beaucoup, beaucoup trop de fringues, et donc l’industrie va continuer de produire beaucoup, beaucoup de fringues. Pour satisfaire nos faux-désirs et notre incapacité à choisir.

Comprendre que d’avoir moins de vêtements, mais de meilleure qualité, produits dans de bonne conditions, c’est mieux que d’avoir plein de t-shirts à 2 balles qui se déforment en 2 lavages, c’est pas compliqué.

Par contre, personne ne va changer de façon de consommer tant qu’il n’y aura pas eu de transformation intérieure préalable.

Je vais te parler de moi pour illustrer ce dont je parle.

Quand j’étais étudiante, j’habitais à Paris. Et quand j’avais du temps libre, j’allais souvent faire du shopping. J’adorais aller dans les boutiques et regarder toutes ces fringues et accessoires—de nouvelles possibilités de vie. Clairement, les boutiques me vendaient du rêve. Et j’achetais.

J’adorais faire du shopping, mais je n’arrivais pas à me défaire d’un sentiment de frustration coriace. Il était rare que j’achète un vêtement qui soit vraiment satisfaisant sur le long terme. J’achetais donc souvent des choses, pas cher (j’avais un petit budget), je passais du temps à essayer mes achats chez moi, j’essayais de me convaincre de mes choix, je les portais en me disant que c’était les bons, et je recommençais.

J’avais acheté du rêve, le rêve s’évaporait. Je croyais devenir une meilleure version de moi, en achetant ces fringues. Je cherchais à être moi-même, je cherchais l’intensité d’être moi. Mais je ne savais pas comment m’y prendre, donc je me plantais. J’achetais des trucs qui ne me ressemblaient pas, pensant que c’est ça qui allait m’amener ce que je voulais.

C’était inconscient.

Je n’achetais pas de vêtement plus cher parce que de bonne qualité, bio, produit en France, etc. Jamais. Pourquoi ? Parce que j’en avais déjà fait l’expérience : “les achats chers et de choses de bonne qualité, c’est des achats ratés”.

Je m’étais faite avoir par le discours des vendeuses, effectivement les fringues étaient belles, j’avais payé, j’étais rentrée à la maison, et je m’étais rendu compte que j’avais l’air d’un sac dedans, que ça grattait, que j’étais mal foutue et que c’est pas ce qu’il me fallait. J’étais dégoûtée.

C’était pas la qualité des vêtements qui était en cause. Ce n’était pas moi non plus, qui était en cause. J’étais pas mal foutue comme je le croyais. Tu n’es pas mal foutue, comme tu le crois peut-être.

Non, c’est simplement que j’avais choisi les mauvais vêtements. C’est simplement que je ne savais pas sur quels critères énergétiques me baser pour trouver les bons.

Quand on ne sait pas précisément et exactement ce qui nous va, pourquoi, et qu’on n’a pas expérimenté la différence qui existe entre ça et tout le reste, c’est très compliqué de changer de façon de consommer et de passer de “plein de fringues pas trop chères” à “peu de fringues de qualité”.

La “slow fashion” et tout le reste, ça reste de la mode. La mode n’est pas durable.

C’est peut-être fabriqué en France avec de belles matières, c’est toujours une création qui dans le meilleur des cas ne fera pas trop de tort, dans le pire des cas ira concurrencer Desigual au concours du motif qui rend épileptique.

La mode, fast ou slow, vient toujours avec de nouvelles créations, de nouveaux concepts, de nouvelles façons d’envisager le vêtement. Exit l’ancien, les vieilles collections, les créations démodées, place aux nouvelles formes, aux nouvelles tendances. Même dans le slow, y a des tendances. Qui dit tendances, dit non durable.

Le corps, lui, il change peu. Et ton essence, elle, elle ne change PAS. Ton essence, elle est durable par nature. Tu nais avec une essence singulière, qui t’accompagnera jusqu’à la fin de tes jours.

Cette essence particulière, elle s’exprime notamment à travers ton corps. C’est une chose que peu de créateurs et créatrices ont compris, ça : le corps humain a une essence singulière.

Le corps humain est une œuvre d’art.

C’est déjà une oeuvre. Il a déjà une énergie qui lui est propre, un courant, un style, tout ce que tu veux.

Le corps a pas besoin qu’on joue avec des pleins et des vides autour de la silhouette. Il a pas besoin de gros contrastes de couleurs. Il a pas besoin de contrastes de matières opposées. Il a pas besoin d’être caché. Il a pas besoin d’être recouvert de mots, de logos, de dessins de monuments, de personnages ou d’objets. Il a pas besoin d’être habillé conceptuel.

Je dis “il a pas besoin”, mais c’est un euphémisme. Le corps exècre tout ça. Ton corps exècre tout ça.

Ton corps renferme des codes secrets de la nature. Il a des besoins très spécifiques de couleurs, de matières et de textures, et de formes.

Créer des vêtements dans l’ignorance de ces codes secrets, c’est comme construire une maison sans se préoccuper de la spécificité du sol. Ça te semble complètement débile ? Ouais, bah ça te donne une bonne idée de là où on en est, en terme de création textile, dans le monde.

Oui, les vêtements conçus dans cette fibre incroyablement écologique et qui fait des reflets improbables, si ça suit pas les mouvements de ton corps, bah ton corps en veut pas.

Oui, ces vêtements si poétiques, délicatement sérigraphiés à l’encre végétale avec des motifs immenses qui représentent des rêves évaporés se transformant en fleurs, si ça ne correspond pas à ta structure, bah ton corps en veut pas.

Oui, ces vêtements teints avec des plantes, si les couleurs ne sont pas celles qui soutiennent naturellement ton énergie, bah ton corps en veut pas.

On peut créer toutes les techniques qu’on veut, à l’arrivée le corps a des besoins très simples. La Méta® te permet de les faire émerger, d’en prendre conscience et d’y répondre.

Sans ça, on peut continuer à créer encore longtemps des vêtements toujours plus écologiques, qui seront satisfaisants d’un point de vue environnemental (extérieur) mais jamais de ton point de vue à toi, de ta singularité—ce qui compte le plus.

On va créer un tas de vêtements inutiles parce qu’inadaptés au corps et à son énergie. Des vêtements soi-disant écologiques inutiles—donc non durables. Du gaspillage. Tout l’inverse de ce qui était voulu au départ.

Tout ça parce qu’on ne s’est pas posé les bonnes questions.

Produire autrement, c’est nécessaire. Mais c’est la deuxième étape. La première étape, c’est de réfléchir à CE qu’on produit.

Autrement dit, DE QUOI un corps humain et son énergie subtile et singulière ont-ils besoin ?

La “slow fashion” ne répond pas à cette question. La Méta®, si.

Si tu veux connaître ton profil Méta®, tu as plusieurs options, dont celle de travailler en direct avec une Méta® Coach. À distance ou en face-à-face, en individuel ou en collectif. C’est toi qui choisis. Clique ici pour en savoir plus.

Ton corps le vaut bien.

 

Maintenant, à toi : réagis à cet article en laissant un commentaire directement en dessous.

Bon week-end à toi,

 

 

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6 Comments

  • Avatar

    Carinette

    27.09.2019 at 09:16 Répondre

    Yes j’adore et ça me parle à 100 % , non 2000% et c’est un chemin pas facile de se libérer des envies de mode et autres trucs qu’on pense géniaux et adaptés à soi.
    Ca fait un peu plus d’un an que j’ai découvert la Méta et il m’a fallut au moins ça pour commencer à faire ce que mon corps et mon âme avaient besoin sans me mentir ni dans le sens se vendre du rêve de vie en achetant des fringues ni de se persuader que c’ est génial de prendre des trucs écolo ou seconde main etc. mais c’est putain de difficile ces histoires d’ego !!!
    A part toi, et les personnes qui gravitent autour de la planète Méta je ne rencontre pas de gens qui parlent ainsi :)
    Le truc fou c’est que je suis dans le monde agricole et que ce que tu exprimes sur la mode est complètement pareil ! J’ai eu le même chemin dans ma vie qu’avec les fringues, avant de changer de taf, de réfléchir un peu à ce que je faisais pour moi ou pour une sorte d’idéal etc.
    J’ai envie de dire aux gens de prendre leur besace, d’y mettre ce qu’ils aiment, que ça soit du saucisson, de la banane séchée ou des pois chiche, on s’en bat, faut déjà arrêter de se masturber le bulbe sur tout, /de se mettre sur le dos ce qu’ils préfèrent vraiment et qu’on s’en branle si c’est du Nike, du coton bio , ou un vieux jogging lâche , et d’aller faire ce qu’à l’intérieur ils ont vraiment envie : marcher, grimper, surfer, lire, peindre, glander, cueillir, …. mais se masturber le bulbe sur tout et essayer de faire mieux que les autres ça ne servira à rien.
    Les grandes marques de fringues tout comme les grandes marques de bouffe ou les grandes marques de déco etc etc nous vendront du vide tant qu’on continuera à satisfaire nos faux désirs…
    Par contre, si je n’achète rien d’ici le stage de Décembre où je voudrais m’assurer de mon profil, je vais arriver en
    guenilles !!! On verra si j’ose (à mon avis non !) ça sera rigolo.
    Bon week-end le Métaworld :) !!!

  • Avatar

    Christel

    27.09.2019 at 11:16 Répondre

    Bonjour.
    Entièrement d’accord avec l’article. Tous ces discours sur les vêtements polluants ou non est bien joli, (dans le fond, j’adhère) mais dans la forme, c’est autre chose. Acheter des vêtements dans des textiles naturels qui respectent la planète et le travail des salariés, ok, mais que ce passe-t-il si finalement je suis « eau » (c’est mon cas) et que je ne me sens pas bien du tout dans ces vêtements parce que trop rèches, trop fins, trop épais… ?! Ben, je ne vais pas les mettre et je vais en acheter d’autres et d’autres encore jusqu’à ce que je trouve quelques vêtements « mettables » sur moi ! Donc finalement, l’impact sur la planète sera toujours aussi désatreux.
    Je pense qu’il vaut mieux connaitre son profil « Méta », et n’achetez que des vêtements qui nous vont vraiment et qu’on va porter.

    • Flora Douville

      Flora Douville

      30.09.2019 at 16:32 Répondre

      Oui c’est bien ce que je dis dans cet article.

  • Avatar

    Marlène

    27.09.2019 at 15:30 Répondre

    Très bel article… Merci Flora.
    Il faudrait allier nature végétale, animale et humaine dans la réflexion sur l’industrie du textile…

    • Flora Douville

      Flora Douville

      30.09.2019 at 16:29 Répondre

      Merci :)

  • Avatar

    Carinette

    03.10.2019 at 21:48 Répondre

    Je viens de regarder la partie des mouvements 2 et notamment la ressource sur la nouvelle version de la formation et c’est génial, je viens de capter un truc que j’avais pas compris avant :) Je me suis un peu emballée plus haut ( ouais ben j’étais lancée …et à fond) car c’est vachement plus subtil que ça en fin de compte. La Méta c’est fou ce que ça apporte comme degré de précision.
    Au passage, les nouvelles vidéos sont très belles et encore plus précises, so good :)

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