Flora Douville | On ne se bat pas contre l’ego.
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On ne se bat pas contre l’ego.

Musique.

J’ai passé une semaine de dingue. Je ne m’attendais pas à ce que la semaine dernière soit aussi intense, joyeuse, et puissante que ça. La vache !

Je vais t’en parler un peu parce que quand y a de la joie, du plaisir et de l’intensité, l’ego peut vite s’inviter à la fête et là c’est tout de suite moins drôle. C’est pour parler de ça précisément que j’écris cet article.

Ça a commencé un tout petit peu avant, en fait, pendant le stage dont je t’ai parlé il y a peu de temps, avec mon coach Nicolas Gétin et son camarade Pierre Mézières. Ce stage a décapé quelques vieux papiers peints qui traînaient encore dans mon intérieur.

J’ai passé 3 jours de stage jouissifs, à me marrer, à danser comme une perdue (qui s’est trouvée), à découvrir des personnes en profondeur dès la première seconde, à nettoyer des schémas inconscients, à déconner à bloc, à bitchersur un développement personnel et coaching qui enfonce plutôt qu’il n’élève, à soutenir le travail de nettoyage des autres participants.

Et puis dès le lendemain du stage, tout s’est enchaîné.

Les retrouvailles avec mon amie Laure Jouteau (toutes les deux, on a bientôt du neuf pour toi !).

Les hugs avec mes amis Nicolas et Pierre (oui on peut travailler ensemble en profondeur et être super amis, avec un cadre béton tout est possible).

Des dizaines de retours ultra enthousiastes sur mon article de mardi, qui a envoyé pas mal d’énergie dans le cyber-espace manifestement.

Le travail avec ma Team qui me met en joie (j’ai la meilleure Team du monde—ex-aequo avec une autre Team dont je te parlerai une autre fois parce que j’en suis la fière marraine).

Du shopping Méta avec Laure entrecoupé de brownie chocolat au cream cheese.

Des dîners avec ma petite famille et mes amis réunis.

Une fête où ça danse pour boucler la semaine en beauté.

Je sais pas si j’avais déjà passé une semaine comme ça, avec autant de plaisir et de joie en continu, avant.

Ce qui m’amène au sujet du jour : l’intensité.

L’intensité, j’en parlais déjà dans mon article la semaine dernière.

Être soi à 100%, c’est intense. C’est responsabilisant et impliquant puisque ça veut dire se choisir soi et y aller avec ça. Assumer ses désirs, assumer ses envies. Assumer d’exprimer sa vérité. Et oser dire que sa vie est ultra excitante.

Peu importe ce que disent les autres, peu importe ce que pensent les autres.

C’est complètement déraisonnable, complètement subjectif.

Et cette intensité d’être soi ça fait peur, autour.

J’ai reçu par exemple un commentaire à mon dernier article qui souligne qu’il manque un élément essentiel à mon discours : le respect du vivant et l’éthique, une responsabilité vis-à-vis des autres et de l’environnement, sans quoi on peut basculer dans un narcissisme tout puissant qui donne lieu à des dérives impactant le monde entier.

J’ai aussi reçu, suite à un message que j’ai laissé dans un groupe, un retour de quelques personnes qui étaient surprises voire choquées par la violence qu’elles percevaient dans mes propos(j’exprimais ma frustration de ne pas avoir pu retrouver mes amis le soir-même, dans un langage fleuri comme je sais le faire, avec beaucoup d’amour derrière).

Ce qu’il y a de commun dans ces 2 exemples, c’est que face à une forme d’intensité qui s’exprime, l’ego a peur et s’emballe. Pourquoi l’ego a peur ? Parce que l’intensité il ne sait pas où ça peut le conduire, mais en tous cas c’est pas prudent.

Mon coach appelle ça une crise d’ego.

Alors avant d’aller plus loin, je vais remettre les choses à leur place : l’ego c’est pas une prison qu’il faut supprimer à coup de bulldozer. L’ego, c’est le résultat d’un mouvement d’amour pour soi-même. Merci pour lui.

Quand on arrive sur terre, en grandissant on apprend un tas de choses, mais on a aussi besoin de se protégerd’une façon ou d’une autre parce que le monde est ce qu’il est. C’est par amour pour toi que tu t’es construit un ego. C’est une protection d’amour.

Ton ego est là pour que tu survives.

Simplement, il arrive un moment où tu n’as plus besoin de te protéger, mais ton ego il s’en fout, lui : il obéit aux ordres. Donc il continue son job. Il continue à te protéger même quand tu n’en as plus besoin. Même quand ça finit par t’empêcher d’avancer, même quand ça te fout des bâtons dans les roues. Il fait son job.

Il t’empêche d’être toi parce que dans ton enfance, tu aurais pu morfler en étant toi. Voire même, mourir. Donc pas question d’aller par là ! Grand dieu non.Et ensuite, il s’est multi-entraîné à te protéger. Pendant des années et des années.

Donc tu vois, quand tu te retrouves face à la liberté d’être toi, face à l’intensité que ça représente, face à cette possibilité, l’ego débarque en une fraction de seconde et te barre la route. Il va trouver toutes les excuses possibles pour t’empêcher d’y aller :

  • c’est narcissique et complètement égoïste: si tout le monde fait ce qu’il veut mais où va le monde ?!
  • nan mais si vivre l’intensité c’est vider son sac et “vomir” des injures sur les autres, ça va pas être pour moi !
  • alors il n’y a plus de morale, plus de respect pour les vraies valeurs ?!
  • nan mais être soi-même à 100% ça veut pas dire se la péter comme ça, elle se prend pour qui, elle ?
  • mais c’est n’importe quoi son truc, elle a juste envie de se faire plaisir à longueur de journée sans s’occuper des autres et des vrais problèmes du monde, etelle a mis une étiquette “être soi” dessus, c’est tout
  • c’est absolument pas responsable vis-à-vis de l’environnement son histoire, quel manque de conscience !

Il est malin, ton ego, hein ? Il te donne des arguments bétons, que tu remettrais jamais en cause… bah oui, il fait bien son job. Il est là pour te protéger je te rappelle. Et c’est une question de survie, donc il a bien bossé sa plaidoirie.

Sauf que tous ces arguments, si tu écoutes bien à l’intérieur de toi, ils te coupent de ton innocence. Ils te coupent de ton ressenti, de ton désir, de tes envies.

T’as peut-être une putain de colère à l’intérieur, parce que ta vie ressemble pas à celle que tu veux vraiment avoir. Ou de la tristesse. Ou autre chose, peu importe. Dans tous les cas, un truc pas confort du tout que tu as bien pris soin de mettre sous le tapis pendant des années parce que tu ne savais pas quoi en faire.

Être toi à 100%ça implique d’aller voir ça, d’aller regarder ce que tu veux vivre profondément et qui te fait peut-être peur pour diverses raisons. Mais ton ego t’en empêche.

Donc, à chaque fois que l’intensité va se présenter à toi, sous la forme d’une expérience à vivre ou d’une personne qui vit son intensité à elle, ton ego va débouler avec mille merveilleux arguments. Des concepts ultra intelligents. Des avis affutés et réfléchis sur la question. Une opinion travaillée à coup d’articles lus et de recherches faites depuis des années. Une belle idée de comment les choses devraient être pour que le monde tourne mieux. Un jugement implacable qui, sans le dire, pense être dans le vrai.

Et dans l’absolu, y a pas de problème avec ça. On a besoin des concepts, des avis, des opinions, des idées et des jugements.

Mais tout dépend de ce qu’ils viennent soutenir.

Dans ce cas, ils ne sont pas au service de ton avancée. Ils sont au service du statu quo, de ton maintien en mode “survie”.

Pour revenir à ces exemples plus haut, je pourrai justifier plein de trucs. J’aurais plein de choses à dire sur ces 2 retours en particulier, et sur la liste des excuses de l’ego. Plein de choses logiques et rationnelles, des explications, des convictions. Mais ça n’aurait aucun intérêt.

On ne se bat pas contre l’ego.

On le regarde faire, puis on le remercie. Dans tous les sens du terme.

Pour faire bouger les choses et pour que tu accèdes toi aussi à la jouissance d’être toi, il faut passer par la reconnaissance de tes propres mécanismes. Ça veut dire repérer, à l’intérieur de toi, ces mouvements de contraction et de tension générés par l’ego quand il se sent menacé. Ça veut dire débusquer les beaux discours qu’il te fait à l’intérieur, puis choisir de ne plus les écouter.

Le contenu de ce que dit l’ego, en fait on s’en fout.

On peut même simplement regarder ça comme une manifestation d’amour d’une personne pour elle-même… parce qu’en fait, c’est ça. Mais c’est une manifestation d’amour étouffante.

La vraie question, finalement, c’est de savoir si t’es déjà profondément heureuse, ou si tu veux PLUS de la vie.

Si tu veux PLUS de la vie et que t’en as marre de vivre à moitié, observe les arguments, les justifications et les jugements auxquels tu t’accroches. La jouissance d’être toi est juste derrière.

Belle journée :)

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