Flora Douville • L'anti conseil en image | Mes 3 plus grosses conneries & mes 3 meilleures décisions
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Mes 3 plus grosses conneries & mes 3 meilleures décisions

Ce week-end j’ai écrit un article sur mon expérience d’entrepreneuse, dans 2 groupes Facebook, et les retours ont été pour le moins enthousiastes, du coup j’avais envie d’en faire profiter plus de monde. Voilà cet article aujourd’hui, pour toi et ceux à qui t’as envie de le partager !


L’autre jour je marchais dans la rue et je réalisais que ce qui me qualifiait le plus justement, en ce moment, c’était « chef d’entreprise ».

Ça m’a frappée au bout de quelques secondes : ce qui me convient le plus comme appellation c’est chef d’entreprise, purée ! ? Si on m’avait dit ça y a quelques années…

Aujourd’hui j’ai une équipe de 5 personnes (et j’en cherche une 6ème, peut-être une 7ème…) et au dernier bilan comptable, je faisais 400K€+ de CA. Mon business tourne bien, ma communauté grandit, mon équipe est super chouette et très engagée. C’est le pied—sauf que je bosse encore trop à mon goût.

Ça m’a pris du temps pour construire tout ça et j’avais envie de partager des conneries que j’ai faites en route ainsi que des bonnes décisions prises.

 

Mes 3 plus grosses conneries de dirigeante

 

#1 : Croire que mon expertise et mes savoirs-faire suffisent pour développer mon business et former d’autres personnes

Ça c’était la grosse erreur du début. J’ai créé une méthode de connaissance de soi qui révolutionne actuellement le dev perso, ça s’appelle la Méta®, et de 2007 (mes débuts) à 2015 j’ai enseigné et accompagné sans toucher à mes compétences « cœur de métier ». Ça me semblait vain et puis comme j’avais créé la méthode moi-même (en collaboration avec une psychothérapeute), qui pourrait m’aider vraiment ? Personne n’était plus avancé que moi sur le chemin pour m’accompagner.
Les conséquences de ne pas investir dans mes compétences « cœur de métier », ça a été de :

1. transmettre ma méthode avec beaucoup de jeux d’ego non vus (chez moi comme chez mes élèves de l’époque), qu’elles répercutent aujourd’hui dans leurs accompagnements ;

2. limiter voire freiner la transformation (les résultats) de toutes les clientes que j’ai accompagnées alors ;

3. limiter mon développement économique (plus de résultats dit plus de bouche à oreille donc plus de business) ;
Expérimenter tout ça m’a permis de le voir et d’en sortir, mais ça mérite d’être dit ! J’ai mis DES ANNÉES à le voir, et ça c’est pas obligatoire !

 

#2 : Penser que le marketing, c’est diabolique

J’ai mis 5 ans à changer de point de vue sur le sujet. Pendant très longtemps je me suis raconté des conneries sur le sujet du marketing : c’est mal, c’est vénal, les gens qui veulent vendre n’ont pas d’âme, ça n’est pas compatible avec mes valeurs humanistes, etc. N’importe quoi. Pendant ce temps, je perdais mon énergie à organiser des conférences où 3 personnes venaient, je mettais des flyers dans les magasins bio, je posais des intentions positives et je faisais du travail énergétique sur moi (des trucs perchés qui ne poussent pas à l’action, ou aux mauvaises actions).
Ce n’est qu’en 2013 que j’ai réalisé que je n’étais pas une thérapeute mais bien une entrepreneuse et que si je voulais faire tourner mon business, il fallait que j’investisse dedans (formations marketing, coaching, etc.).
Les conséquences de m’être prise pour une thérapeute qui n’a besoin de personne :

1. j’ai passé plusieurs années à ne pas vivre de mon activité, c’est mon mari qui ramenait de l’argent ;

2. j’ai ralenti mon développement et ma progression sur tous les plans ;

3. ça a impacté notre vie de couple, de famille, nos projets perso (pas d’économie, impossibilité de faire tout ce qu’on voulait, etc.)

 

#3 : Recruter avec le cœur ET contre les chiffres

Je travaille en équipe depuis 5 ans environ. J’ai vu des personnes entrer dans mon équipe et en sortir. La plus grosse connerie que j’ai faite à ce sujet, je l’ai faite plusieurs fois : ça a été de recruter ou de garder quelqu’un malgré le fait que les chiffres disent NON. C’est-à-dire : recruter ou garder une personne parce qu’elle a quelque chose que je n’ai pas (une énergie, des compétences, une préférence pour certaines tâches, etc.) en me disant que c’est vraiment nécessaire à l’entreprise, alors que clairement les chiffres disent le contraires. Les chiffres disent que la personne n’apporte pas assez de valeur, ou bien la personne pose des conditions auxquelles je ne peux pas répondre mais que je cherche à satisfaire inconsciemment, induisant dans nos relations professionnelles un rapport parent/enfant.
Les conséquences de recruter pour les mauvaises raisons :

1. je me suis retrouvée à garder des personnes dans mon équipe alors qu’elles n’étaient pas à leur place ;

2. j’ai perdu de l’argent qui aurait pu être investi et produire de la valeur ;

3. pendant un moment, j’ai trouvé que la montagne à gravir pour atteindre mes objectifs était bien plus grosse que la réalité : je m’étais ajouté un poids énorme dans le sac à dos !

4. je ne prenais pas mes responsabilités de leader et je ne m’affirmais pas dans ce rôle, du coup je n’allais pas au bout de ce que je demandais à mon équipe ;

5. je me compliquais la vie et je réfléchissais trop.

 

Mes 3 meilleures décisions de dirigieante

 

#1 : Embaucher un coach/superviseur pour aller regarder le cœur de ma pratique

En 2015, j’ai embauché un coach pour m’aider sur des choses qui selon moi n’allait pas. J’étais curieuse (comme Alice !) mais je ne savais pas que tout ça allait m’emmener aussi loin (comme Alice !). Sans le savoir, je me suis embarquée dans une révision complète de toute mon activité, tant sur le plan business/économique que sur le plan fond/pédagogique. Il se trouve que le coach que j’ai choisi est ultra compétent en pédagogie, en supervision, en formation professionnelle, etc. Du coup on a petit à petit revu toute ma formation professionnelle, il m’a formée sur le tas. J’ai compris des milliards de trucs sur tout ce qui ne fonctionnait pas avant. Et ça a changé ma vie.
Les conséquences de cette décision :

1. j’ai testé une nouvelle façon de former en 2017, que je ne cesse d’améliorer et qui a de meilleurs résultats de session en session ;

2. je suis passée de 1 formation tous les 2 ans pour 8 personnes payant 1800 € chacune, à 2 formations dans l’année pour 37 personnes au total payant 3900 € chacune à laquelle s’ajoute un niveau 2 pour 15/20 personnes payant chacune 5700 €, tout ça parce que ce que j’apporte est BIEN plus qualitatif et a des résultats concrets pour mes élèves ;

3. j’ai créé une équipe de coachs vers qui j’envoie mes clientes (affiliation), j’en rêvais mais je ne savais pas comment m’y prendre : c’est réel maintenant !

 

#2 : Investir sur la partie plus visible de mon business et me former en marketing

En 2013, j’ai acheté B-School, le programme business de Marie Forleo, et ça a changé ma vie aussi : à la fois le programme en lui même qui m’a permis de passer à l’action sur un tas de sujets et qui m’a fait progresser du coup, mais aussi grosse prise de conscience qu’on peut développer un empire ET le faire avec nos valeurs, notre style, notre univers.
Les conséquences de cette décision pour moi :

1. j’ai mis en place une newsletter hebdo qui existe encore à ce jour, avec un article par semaine (maintenant 2) ce qui fait que j’ai une énorme base de contenu disponible ;

2. j’ai créé un vrai lien avec ma communauté, qui grandit et que j’aime exactement à ma manière : à distance, avec des surprises, du contenu riche, profond, beau, joyeux et qui remue pour passer à l’action ;

3. j’ai mis en place mes premières offres à l’époque, j’ai testé, expérimenté des choses, revu mes tarifs, eu plus de clientes et gagné plus d’argent ;

4. j’ai mieux compris plein de concepts qui sont essentiels pour tout entrepreneurs, en fait j’ai acquis un mindset d’ouverture et d’expérimentation grâce à ça, depuis je continue à me former.

 

#3 : Recruter avec le cœur ET les chiffres

En ce début d’année, un autre de mes coachs préférés m’a fait travailler sur la restructuration de mon équipe. Juste avec l’énergie qu’il dégageait en me parlant du sujet, j’ai compris des trucs sur le recrutement que j’avais pas intégrés jusqu’alors. Il s’est passé un switch et tout est devenu plus simple : qui rechercher, pour quoi, les montants de rémunération, etc. Ça veut pas dire que recruter n’est plus challenge, mais c’est beaucoup plus détendu de mon côté, et je sens que ma posture de dirigeante/leader est plus claire et plus affirmée, ce qui est beaucoup plus porteur pour mon équipe. Les conséquences de ça :

1. j’ai recruté 2 personnes dans mon équipe depuis, avec mon coeur ET en regardant les chiffres, et du coup je me sens alignée sur ce que je propose tout en sachant que c’est possible concrètement financièrement ;

2. j’ai trouvé un prestataire externe vidéo au top de la même façon ;

3. je me sens plus légère dans la gestion financière de mon équipe, je ne suis plus dans une lutte entre « mais si je ne donne pas X€ elle va penser que je suis un rat » et « mais si je donne X€ il va falloir que je bosse le double pour générer le fric et je peux paaaaaas ».

Et maintenant j’en suis où ? Bah je recrute ! Hahaha, normal : le développement de mon empire ne va pas s’arrêter là ! Le recrutement c’est la vie.

Dans mon équipe depuis quelques mois, on fait un gros travail de restructuration en fonction de nos talents et de nos préférences. C’est hyper excitant et ça fait que certaines membres lâchent des trucs qu’elles savent faire mais qu’elles ne kiffent pas plus que ça, pour faire des trucs innovants et challengeants, mais en phase avec leurs compétences profondes et leurs désirs.

Du coup, y a tout un pan de mon business qui va se retrouver sans personne : le marketing digital. Moi j’adore ça mais je n’ai pas le temps de m’en occuper et y a des choses que j’aime ENCORE PLUS. Tu vas voir ça cette année avec nos différents projets, on a prévu de te faire participer :)

 

Maintenant, à toi :

Dis-moi dans les commentaires : que retires-tu de plus utile ou éclairant dans ce que je t’ai partagé ?

Hop là !

 

Bonne journée :)

 

 

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5 Comments

  • Avatar

    Nelly R

    08.10.2019 at 09:32 Répondre

    Ce qui me parle dans cet article ? Qu’avec de la méthode, de la passion et de la prise de recul on peut atteindre le sommet, et même aller encore plus loin. Et aussi que ce serait dommage que ton marketing digital se retrouve sans personne… c’est pourquoi, j’ai déjà envoyé ma petite bafouille sur le Typeform ;)
    Belle continuation à toi et ton équipe !

  • Avatar

    Carinette

    08.10.2019 at 13:46 Répondre

    Et bé c’est dense et riche ! C’est intéressant et on comprend bien que t’es pas restée à méditer sur ton coussin en attendant qu’une Porsche arrive dans ton jardin grâce à la loi de l’attraction comme dirait quelqu’un qui m’est proche !!!
    Mais c’est un Dieu ce Nicolas ou quoi ?!!!
    En tout cas moi je ressens que depuis ces derniers mois t’as plus la patate ou je sais pas quoi…dans les webinaires.
    Vivement les surprises :) Et la Floride alors ? (j’ai rencontré des séniors +++ qui vivent une partie de l’année en Floride et j’ai pensé à toi en entendant ça ) Bye !

  • Avatar

    Kamilia Fadili

    08.10.2019 at 14:02 Répondre

    Joli parcourt

  • Avatar

    Dana

    11.10.2019 at 18:45 Répondre

    Cet article est vraiment génial, j’aime le relire!

    • Flora Douville

      Flora Douville

      11.10.2019 at 20:22 Répondre

      Merci Alex :)

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