Flora Douville • L'anti conseil en image | Ma foi inébranlable ? Voilà en partie d’où elle vient.
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Ma foi inébranlable ? Voilà en partie d’où elle vient.

J’ai récemment fait un travail d’introspection qui m’a fait (re)voir que plus jeune, je n’avais reçu d’injonction (consciente ou inconsciente) de mes parents à choisir telle voie professionnelle plutôt que telle autre. Ou de faire telles études, de choisir tel type d’école, tel type de matières…

Ça peut sembler normal, aujourd’hui, mais si on regarde bien ce qui se passe en moyenne, je vois ça comme un vrai cadeau, d’avoir été totalement libre de faire mes choix.

C’est ce qui a permis que, à 16 ans, au moment où tout le monde parlait de son orientation après le bac, je reste dans un réel flou artistique (et joyeux) sur ma future profession, tout en sachant et en affirmant que “mon métier, je sais pas ce que ce sera mais c’est un truc que j’inventerai”.

Je me souviens parfaitement de ce que mon père m’avait dit à l’époque : “ce qui est important, c’est que tu fasses un métier qui te plaît, c’est tout”.

Mon père, quand il me dit un truc, j’ai pas besoin qu’il le répète.

Ça me convenait parfaitement. Je me suis dit “ok ! C’est bien, ça, comme critère de sélection pour un métier ! (emoji joie à l’intérieur)”

Ce que je ne savais pas, c’est que ça allait conditionner plein de trucs après, comme ma foi inébranlable en ce que je suis et ce que je fais—et oui !

C’est en avançant dans mon introspection que j’en suis arrivée à ce rapport simple avec mes parents et leur non-attente vis-à-vis de moi.

Qu’est-ce qui m’a fait aller par-là ? 

Et bien j’étais en train de regarder ce qui m’avait fait passer de “je kiffe les couleurs et ces histoires de saisons” à “je vais en faire mon métier”.

Et ça ne s’est pas fait d’un coup. Et j’ai reçu de l’aide pour le faire, mais j’ai aussi été confrontée à de l’adversité :

• des copines qui me demandent “nan mais t’y crois vraiment, à ce truc ? !”

• ma prof, LA grande prêtresse des couleurs de mon école d’arts ultra réputée qui rigole en se foutant de ma gueule : “ah bah et pourquoi pas de la graphologie, pendant qu’on y est ? !”

• des gens de mon entourage qui ne veulent pas comprendre que ça va plus loin que juste savoir “les couleurs qui te vont bien” et qui me cataloguent toujours dans la catégorie “bien-être esthétique” (et qui ne comprennent pas pourquoi je suis pas coiffée mais n’osent pas le dire)

• le côté totalement pionnier de cet outil qu’est la Méta® qui fait que je n’ai pas pu me contenter d’apprendre à être entrepreneuse, j’ai aussi dû apprendre à éduquer les gens pour créer mon audience, et pour que, petit à petit, ma méthode trouve une clientèle de personnes qui en bénéficient vraiment

• le temps que tout ça a pris, qui m’a demandé de la patience et de la persévérance pendant des années sans vivre de mon activité

• les difficultés que j’ai rencontrées quand je suis arrivée au bout de mon système pédagogique et que j’ai dû tout remettre à plat, il y a 4 ans

• etc.

Et face à ces différents moments difficiles, je n’ai jamais flanché, je ne me suis jamais dit “nan, mais c’est vrai, en fait c’est nul ce que je fais, ça sert à rien, j’arrête”.

Jamais.

Face à ma copine qui m’a demandé si j’y croyais, ma réaction immédiate a été de penser : “ah ben ça me confirme que j’ai plus rien à faire avec toi, en fait, vu que t’as rien compris à qui je suis ni ce que je fais, pour poser cette question”.

Face à ma prof, LA grande prêtresse des couleurs de mon école d’arts ultra réputée qui s’est moquée, j’ai pensé “ok, donc en fait ici on fait genre on est ouvert, mais en fait c’est archi faux, on doit bien rester dans les clous, très bien, je ne parlerai plus de mes explorations avec vous, tant pis pour vous !”.

Face aux gens de mon entourage qui ne voulaient pas comprendre ce que je fais réellement, je passais le minimum de temps à donner des explications pour me consacrer à ceux qui étaient davantage intéressés.

Face à la difficulté de devoir éduquer en plus d’acquérir le mindset entrepreunarial, j’y suis allée à tâtons, j’ai fait une chose après l’autre sans m’arrêter parce que j’étais absolument convaincue du côté essentiel de ce que j’apportais à mes clientes. Il était hors de question de m’arrêter en chemin, de renoncer.

Face à la lenteur de mes premiers résultats voire parfois de mes non-résultats, j’ai choisi de persévérer et de chercher d’autres moyens pour parvenir à mes fins.

Face aux difficultés que j’ai rencontrées dans ma formation professionnelle, j’ai accepté d’aller regarder tout ce qui était de ma responsabilité et, petit à petit, de le transformer.

C’est la foi que j’avais en moi et en mon projet depuis le début qui m’a permis d’avancer comme ça. Je dis souvent à mon entourage que je me sens comme un bulldozer, j’aime beaucoup cette image.

Cette foi inébranlable qui me permet d’avancer quoi qu’il arrive, elle ne vient pas entièrement de la façon dont mes parents ont fonctionné avec moi, elle vient de plus loin que ça.

Mais le fait d’avoir été accueillie de cette façon, en me laissant mon libre-arbitre sur mes choix d’orientation, ça a eu un bel impact dessus.

Alors maintenant, attention, l’idée c’est surtout pas de se comparer pour tomber dans la victimisation, se dire “ah bah moi, j’ai pas eu ça, alors voilà, c’est foutu”. Enfin tu peux le faire, mais c’est un choix qui va te coûter cher en énergie donc je te le recommande pas.

Si je te raconte cette histoire aujourd’hui, c’est parce que pour moi, avoir de la clarté sur qui on est, comment on fonctionne, qu’est-ce qui conditionne quoi dans notre vie, etc. c’est une aide énorme pour prendre de bonnes décisions derrière.

Quelle que soit la façon dont les choses se sont passées pour toi, tu as deux possibilités :

• jouer à la victime, ne pas prendre la responsabilité de ce que tu as vécu et continuer à tourner en boucle

• prendre une décision pour toi, maintenant (une décision c’est dans l’instant ou c’est jamais)

Donc les questions que j’ai envie de te poser là, c’est :

• quelle était l’ambiance autour de la question de ton orientation professionnelle, chez toi ?

• t’es-tu sentie entendue ?

• est-ce que tes choix personnels ont été respectés ?

• devant ce constat, quel qu’il soit : que décides-tu pour toi et pour ta vie ?

Pour moi, faire ce constat me permet de faire grandir encore ma foi en moi-même et en ma vision, ça nourrit mon énergie. Ça me permet de revenir à pourquoi je fais ce que je fais.

Ce que je décide, c’est de ré-évaluer ma vision à 25 ans, à 1 an et à 3 mois pour vérifier qu’elles sont toujours alignées sur ce que je veux aujourd’hui. Je fais ça dès que je serai à la maison—j’écris dans l’avion, là :)

.
Maintenant, à toi :

Dis-moi dans les commentaires :

• quelle était l’ambiance autour de la question de ton orientation professionnelle, chez toi ?

• t’es-tu sentie entendue ?

• est-ce que tes choix personnels ont été respectés ?

• devant ce constat, quel qu’il soit : que décides-tu pour toi et pour ta vie ?

Hop là !

Bonne journée :)

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4 Comments

  • Avatar

    Céline Vanwelden

    30.07.2019 at 08:33 Répondre

    • quelle était l’ambiance autour de la question de ton orientation professionnelle, chez toi ?
    Comme chez toi : j’étais libre de faire mes choix, j’avais les 2 « extrêmes » à la maison, mon père, universitaire, devenu un des vice-présidents d’une multinationale, ma mère pas de diplôme et mère au foyer. J’ai choisi l’unif et une école de commerce.
    • t’es-tu sentie entendue ?
    Yes ! Et d’ailleurs, je me suis plantée royalement la première année, j’ai recommencé, mes parents savaient que je fonçais droit dans le mur, me l’ont dit mais m’ont laissé le choix, effectivement, je me suis planté une deuxième fois, j’ai changé d’option mais pas de fac, et là bingo j’étais sur les rails.
    • est-ce que tes choix personnels ont été respectés ?
    Oui, comme ils m’ont permis de continuer malgré le fait que c’était pas l’idéal pour moi, je me suis plantée mais j’ai beaucoup appris. Je ne regrette rien de mon parcours, ça m’a permis de gagner en maturité.
    • devant ce constat, quel qu’il soit : que décides-tu pour toi et pour ta vie ?
    Entre-temps, j’ai développé une activité complémentaire et je me rends compte qu’elle me parle bien plus ! mais mon parcours universitaire me permet de comprendre et de mettre d’autres choses en place. J’ai un tracé de plus en plus clair de ce que je veux faire. D’abord mieux me connaître et connaître mes motivations profondes, pour être sûre d’où je vais et de comment je veux le mettre sur pieds… et ensuite.. GO ! Je compte sur la Meta pour m’y aider ;-)
    Merci Flora !

  • Avatar

    Carinette

    30.07.2019 at 14:01 Répondre

    Chez nous l’ambiance était pas très folichonne…c’était plutôt : – docteur ? hin hin hin , oui oui, jte le souhaite mais tu sais même pas tes tables ah ah ah ;( ou, -toi tu seras balayeuse !
    Mais c’est terminé et bien terminé tout ça, mes parents avaient leurs douleurs et pas vraiment idée de travailler sur eux.
    Par contre j’ai toujours fait des choix pour tracer mon chemin. Tu te vois comme un bulldozer, moi comme une chaudière de locomotive ou je ne sais quoi, y’a toujours eu des braises et cette énergie impossible de l’éteindre ,une foi en mon incarnation, en ma vie, un truc de fou cette force.
    Là où ça serait intéressant de parler profils Méta c’est par rapport à un sujet comme ça justement. Moi j’ai jamais visualisé un métier précis, j’ai fait mes études mais je visualisais plus « un environnement », un « bien-être », un « équilibre » je sais pas comment dire , un état dans lequel je voulais vivre et j’ai avancé comme ça. Et ça a marché.
    A ce jour, des projets en incubation, dont pro et comme je t’apprécie pas mal dans ton genre je vais même me faire un petit stage Méta pour m’apporter du plus ! A suivre !

    • Flora Douville

      Flora Douville

      01.08.2019 at 11:24 Répondre

      Ça c’est une bonne idée ;)

      Merci pour ton témoignage !

  • Avatar

    charlotte comellini

    02.08.2019 at 20:01 Répondre

    Bien que mes parents m’aient toujours laissé le choix de mon orientation pro, j’ai pu sentir de leur part par moment du scepticisme quand ils ne l’exprimaient pas carrément. D’un côté, ils ont dû travailler très jeune et n’ont vraiment pu choisir leur orientation que bien des années après leur entrée dans la vie active ; et je pense qu’ils n’ont pas voulu que je subisse cela, d’où le fait qu’ils ne m’aient jamais forcé à choisir une voie ne particulier. De l’autre, je les ai souvent sentis dubitatifs sur mes choix, particulièrement quand j’ai exprimé l’envie de me lancer dans l’entrepreneuriat (même s’ils trouvent ça intéressantrs et me soutiennent !). De plus, leurs remarques ne sont pas toujours impertinentes. Et je me rends compte que je cherche de plus en plus à les rassurer… Ce qui à mon avis n’est pas une bonne chose ;) L’humain est rempli de contradictions décidément !

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