Flora Douville • L'anti conseil en image | Les histoires auxquelles vous croyez.
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Les histoires auxquelles vous croyez.

Les choix vestimentaires, ou les choix de style (ou de non-style) que vous faites sont des histoires que vous vous racontez sur vous-même.

Pendant mes études en arts appliqués, j’ai fréquenté des écoles assez cotées, dans lesquelles tous les styles se côtoyaient. En fait, il fallait avoir un style, quel qu’il soit. Avoir un style, ça signifie (pour une partie des gens) qu’on a quelque chose à dire, donc qu’on est potentiellement intéressant. C’est comme ça, dans la société, et c’est encore plus fort dans les écoles d’art…

 

Alors, j’avais un style moi aussi.

 

Je me suis coupé une frange droite, je mettais des hauts très féminins et des bas très masculins, je portais des couleurs a priori indéfinissables, et puis je me prenais parfois pour une icône des années 20.

 

Je me racontais des histoires…

 

Je suis cool, d’être à la fois féminine mais aussi masculine –parce que je voudrais pas ressembler à une pétasse, quand même.

Je suis audacieuse, avec ma frange bien marquée.

Quand je joue un peu à la star des années 20, j’ai vraiment la classe.

Je suis une fille complexe et subtile, et je ne suis pas là où on m’attend.
Non mais oh.

Je me racontais des histoires qui me laissaient toujours le même goût dans la bouche : l’amertume.

L’amertume de ne pas me voir, moi, dans le miroir.
L’amertume de ne pas me plaire complètement, malgré tous mes efforts.
L’amertume de vivre dans des histoires.

Quand je me regarde aujourd’hui, et que je me souviens de moi il y a 13 ou 14 ans, oui j’étais plus jeune et plus « fraîche », mais non je n’étais pas plus belle. Et cela n’est pas dû à l’expérience et la maturité, c’est simplement dû à la vérité que je laisse aujourd’hui apparaître.

 

La réalité est bien plus belle que toutes les histoires que vous voulez bien croire.

 

Laissez vos histoires au placard !
Et si vous avez besoin d’aide pour faire le tri entre fiction et réalité, le programme Reconnexion est fait pour vous.

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8 Comments

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    Nadège Depresle

    10.05.2016 at 09:14 Répondre

    Comme je me retrouve dans cet article (une fois n’est pas coutume 🙂 ).
    J’ai pris conscience pendant la méta que j’étais capable de savoir ce qui m’allait, ce qui me portait. Mais pour cela, il fallait que je me fasse confiance. ET SURTOUT que je sorte des représentations que j’avais : le style class’, le style cool, le style babcool… Si je regarde en arrière (et j’ai vraiment décortiqué ma garde-robe à travers « les âges » tout au long de mon travail avec toi Flora), je me rends compte que ma garde-robe « racontait » l’histoire que j’avais envie d’entendre sur moi. Mais à l’époque (quand j’étais étudiante notamment), j’étais déjà consciente qu’il y avait un décalage, un truc qui clochait sans pouvoir vraiment le comprendre pleinement. C’est bon de mettre du sens là-dessus.
    Merci

    • Flora Douville

      Flora Douville

      16.05.2016 at 10:09 Répondre

      Oui ! Bravo pour ces prises de conscience Nadège. C’est top la façon dont tu es passée de l’autre côté… Et ça se voit 😀

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    armelle paillard

    10.05.2016 at 09:18 Répondre

    Bonjour Flora,
    Je vous remercie pour ce merveilleux message car je réalise qu’aujourd’hui, je me sens belle car je suis. Je ne joue plus à être. A cinquante ans j’accède enfin à ma véritable nature et espère pouvoir la déployer chaque jour un plus. Alors du style, j’en ai peut-être, du panache, ça me plairait! Mais je les oublie car ce que je veux c’est ETRE & VIVRE.
    Merci encore pour votre témoignage et lumineuse journée à vous.
    Armelle, en toute simplicité.

    • Flora Douville

      Flora Douville

      16.05.2016 at 10:08 Répondre

      Belle continuation sur cette voie, Armelle 🙂

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    Pauline

    10.05.2016 at 09:21 Répondre

    J’ai adoré ton témoignage Flora dans lequel je me suis tellement reconnue. Merci à toi de partager ainsi ton expérience

    • Flora Douville

      Flora Douville

      16.05.2016 at 10:07 Répondre

      Merci Pauline 🙂

  • Avatar

    Laurence COSTA

    12.05.2016 at 07:17 Répondre

    Bien d’accord, Flora, on peut passer sa vie à se mettre en scène… tout en passant à côté de la Vie, qui est simplicité, fluidité, présence simple et belle. Là où dans la mise en scène, tout n’est que mental, tortures de l’esprit et parfois du corps, gesticulations inutiles et futiles. Cette conscience que j’ai acquise par des années de méditation et de décantation, ton exercice de Métamorphose y amène par une voie passionnante : celle qui part précisément du futile, du physique, de l’esthétique. Finalement une voie d’accès très grand public, comme un sentier en balcon qui mènerait au même sommet. J’adore et te remercie pour ce beau partage qui apporte fraicheur et vitalité.

    • Flora Douville

      Flora Douville

      16.05.2016 at 10:07 Répondre

      Merci Laurence 🙂

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