Flora Douville • L'anti conseil en image | Le pire atelier de ma vie — c’était samedi !
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Citation Flora Douville

Le pire atelier de ma vie — c’était samedi !

Je reviens de Cagliari en Sardaigne, où j’ai participé à un événement super hype qui s’appelle A-Fest et dont tu n’as probablement jamais entendu parler parce que c’est pas encore très connu.

C’est un cycle de talks sur un thème spécifique qui a lieu sur 4 jours, pour 400 à 500 personnes, avec des speakers de renommée, des fêtes de folie le soir et ça se passe dans un décor de rêve.

Est-ce que j’ai kiffé ? Nan.

Le décor de rêve et le branding sont carrément au point, les fêtes aussi mais les speakers (dont un des coachs de Elon Musk, si tu sais pas qui c’est tu peux chercher sur Google) sont pas exceptionnels, le contenu n’est pas assez pointu pour moi et globalement j’ai trouvé un manque d’exigence donc j’ai participé à 2 talks puis j’ai laissé tomber.

Pour participer à A-Fest, faut candidater et ils sont super sélectifs. La première fois que j’ai candidaté on m’a refusée. On nous a dit dès le début de l’événement que les gens présents (nous) étaient d’un niveau exceptionnel, du coup, vraiment le top du top.

Est-ce que c’est vrai ? Nan.

J’ai eu des conversations parfois intéressantes mais souvent creuses. Beaucoup de fake et de spirituelle attitude que je trouve insupportable. Il n’y a qu’une seule personne avec qui ça a vraiment “cliqué”, et il était assez critique lui-même sur l’événement :)

Bon, cette newsletter n’a pas pour objectif de casser du sucre sur le dos d’A-Fest, mais je voulais poser le contexte dans lequel j’ai fait un atelier là-bas.

On nous a proposé de partager nos savoirs et savoir-faire avec le groupe, il y a quelques mois, et j’ai dit oui.

C’était prévu pour samedi soir, pendant une soirée un peu “détente” avec différentes petites activités dans un jardin avec DJ et musique tranquille. J’avais prévu de prendre 10 personnes max, de leur parler de mon expérience de la Méta et rapidement de leur faire expérimenter ce que je perçois chez eux. J’avais prévu de jouer un peu, j’étais contente de mon plan.

J’avais un espace pour moi, pas trop près de la musique, avec des chaises en cercle. On était dans la pénombre (il était 10h30 le soir) et je me suis retrouvée avec plus de 20 personnes qui entendaient mal ce que je disais et qui avaient envie de “consommer”. Elles ne répondaient pas à mes questions mais m’en posaient plein.

Pendant que je donnais une explication des 3 Structures et que je prenais quelqu’un en exemple, une femme m’a coupé la parole pour demander sur quoi se basait ce que je disais, quelle était la “discipline” derrière tout ça, si c’était de la lecture d’aura ou quoi…

Pas mal de gens voulaient connaître leur profil mais ils étaient trop nombreux pour que je le fasse et en plus j’y voyais rien, et puis il y avait ceux qui étaient venus sans savoir, qui clairement se faisaient chier mais qui restaient pour ne pas gêner le groupe, tout en jouant aux fantômes.

Improviser n’est pas mon truc, encore, quand je suis face à du public. Seule j’ai pas de problème pour être créative dans l’instant, mais face à un groupe, jusqu’à présent je sais pas faire.

Donc dans ces conditions, j’étais comme coupée de mes ressources et momentanément dans l’incapacité de revenir à moi-même pour sentir la bonne direction à prendre.

Je me suis sentie très seule.

Quelques personnes sont restées après, super intéressées et voulaient me voir le lendemain pour me poser des questions.

Moi je me suis rentrée me coucher en pleurant. J’étais dégoûtée d’en être là.

Ça m’a ramenée à mes début laborieux, quand je donnais des conférences et que c’était dur, que j’arrivais pas à faire passer mon message et ma passion à l’audience.

Et ça m’a rappelé que j’étais pas au bon endroit. Rien n’était ajusté pour que je puisse transmettre ce que j’avais à dire. Ni le moment, ni le lieu, ni les conditions matérielles, ni les personnes présentes.

Donc j’ai du lutter pour arriver à pas grand chose. J’ai dépensé beaucoup d’énergie pour rien.

C’était prévu depuis un moment, cet atelier, et j’étais plus très motivée pour le faire une fois sur place mais j’ai maintenu mon engagement.

J’ai cru que l’annuler, ce serait dire oui à ma peur, rester dans ma zone de confort.

Au final, je suis contente d’avoir fait cet atelier bien naze, parce que maintenant je sais encore mieux avec qui et où je veux travailler. Dans quelles conditions.

 

Je suis pas tout terrain.

 

Et c’est parfait comme ça.

 

Maintenant, à toi.

Dis-moi dans les commentaires :

• Quelle est la dernière fois où tu as voulu donner de toi-même et tu n’étais pas au bon endroit ou avec les bonnes personnes ?

• Comment ça s’est passé et qu’en retires-tu ?

Allez hop !

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11 Comments

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    Lucie Sarazin

    05.06.2018 at 09:34 Répondre

    Tout à fait d’accord avec toi Flora, si certaines conditions ne sont pas réunis, c’est difficile de mener à bien ce que l’on veut offrir aux autres.

    L’autre fois, j’animais une soirée avec 45 personnes où je faisais un soin vibratoire par le Son Primordial (ça te dit peut être quelque chose, j’ai appris ça auprès de Marine Brochu). Bref, ce soir là j’ai été interrompue une première fois par des personnes qui sont rentrées 20 minutes après que la séance ait commencé (on en était à la guidance de recentrage), et je me suis dit ok ça va pas être facile de les intégrer énergétiquement mais je vais le faire. Puis un autre couple est arrivé encore 10 minutes après ça et là je me suis levée et je les ai reconduit gentillement mais fermement en leur disant que c’était trop tard pour intégrer le groupe. Ils m’ont dit « oui mais on a payé » (comme si c’était un gage de participation », je leur ai simplement dit de remonter et de se faire rembourser et qu’après l’heure c’est plus l’heure.

    J’étais vraiment contente de moi d’avoir poser mes limites, mes conditions de travail et j’ai bien ramé quand même pour remonter le groupe et l’harmoniser pour que tout se passe bien pour tout le monde.

    Maintenant, je prends encore plus mes dispositions pour ne plus avoir interruption.

    Des fois j’aime bien jouer à la maitresse d’école mais des fois j’aurais envie que les gens de discipline d’eux-même.

    En tout cas bravo à toi d’avoir tenu bon, je crois que je me serais interrompue dans l’atelier en disant « bon ceux que ça intéresse vraiment, restez et les autres, je vous remercie vous pouvez partir ! »

  • Avatar

    Isabelle Salomon

    05.06.2018 at 09:52 Répondre

    Tout d’abord, en lisant ton mail, j’ai été touchée par ta détresse, ta déception sur le moment.
    Mais j’aime beaucoup quand tu rebondis dans tes mails, ils sont super inspirants.
    ça m’est arrivé de temps en temps, de n’être pas au bon endroit, de faire quelque chose parce que je m’étais engagée, et de tenir mon engagement.
    J’ai appris que vouloir à tout prix parole pouvait me desservir, et depuis, j’essaie de ne pas dire oui à tout, spontanément, et à choisir davantage où je vais investir mon énergie. baby step, hein, mais me donner l’autorisation de ne pas dire oui, c’est important.

    Ensuite, ce qui résonne pour moi est aussi le lieu où tu te trouvais, les conditions: ça m’est arrivé aussi d’arriver auprès de personnes ou de livres qui m’ont déçue parce que ça ne m’apportait rien: pas de connaissances, pas de connexion…l’impression devoir encore les mêmes choses, à toutes les sauces…
    Mais finalement, ce que ça m’a apporté c’est une sorte de feed-back (from Universe) que j’étais arrivée à un niveau où il était nécessaire de me donner plus d’espace pour grandir davantage.
    A chaque fois, un palier était atteint!

    • Flora Douville

      Flora Douville

      24.07.2018 at 13:20 Répondre

      Merci Isabelle pour ton partage. Effectivement, l’extérieur ne fait que nous donner du feedback ! J’en ai reçu un très précis ce soir-là, haha :)

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    fred g

    05.06.2018 at 11:58 Répondre

    c’est marrant mais à plus d’un titre, ta description m’a fait penser à ce que vit un prof de collège dans une zone ‘difficile’. sauf que lui c’est plusieurs heures par jour et tous les jours. j’en sais qq chose je l’ai fait pdt 22 ans… on ne s’habitue jamais à ce genre de situation mais on le gère à grand renfort d’énergie et d’improvisation. et un jour on s’aperçoit qu’un message est passé malgré tout et que ça valait le coup… j’ai arrêté quand l’énergie a commencé à m’abandonner.
    je pense que personne n’est ‘tout terrain’ mais finalement un auditoire ‘bien sage’ n’est pas forcément plus intéressant ni plus intéressé. voilà, ce n’est que mon humble avis :)

    • Flora Douville

      Flora Douville

      24.07.2018 at 13:22 Répondre

      Non, personne n’est tout terrain. Quand je dis « je ne suis pas tout terrain », c’est pour me le rappeler, et pour l’étendre à tout le monde et donc à toi : tu n’es pas tout terrain non plus, comme tu le dis dans ton message.

  • Avatar

    Lily

    05.06.2018 at 12:34 Répondre

    Tout d’abord, Merci Flora pour ce partage riche de sens.
    Je suis très touchée par la transparence de tes expériences, bonnes comme moins bonnes.
    Rares sont les personnes à oser déposer leur vulnérabilité comme tu le fais et sans aucun doute ce qui fait ta force.
    Comme j’admire beaucoup cela en toi, je me dis que c’est ce vers quoi je tends! Alors, merci pour l’exemple ;)

    C’est en effet une situation qui nous est tous bien familière et quelque peu pénible à se remémorer.
    Alors voilà, la dernière en date pour moi c’était lors d’un repas de famille, auquel je voulais apporter beaucoup d’harmonie.
    Un fiasco total. Mon menu était trop ambitieux et sa préparation m’avait déjà bouffée une bonne partie de mon énergie.
    Ma mère s’est finalement pointée avec un sandwich, le plat s’est avéré trop épicé et j’en passe…

    Comme une envie de pleurer oui. Qui remet les idées en place quand on se perd dans l’impatience de nos rêves.

    Leçon de temps à autre nécessaire, pour nous rappeler à notre humilité et à l’importance du « bon moment ».

    Un article qui fait du Bien !

    • Flora Douville

      Flora Douville

      24.07.2018 at 13:22 Répondre

      Merci à toi Lily pour ton partage !

  • Avatar

    Zinzolina

    05.06.2018 at 18:26 Répondre

    Bon. C’est pas un commentaire mais plutôt une question (et je me fous que ce ne soit pas publié, mais ça déborde de moi) :
    Qu’est-ce qui t’a motivé, donner envie d’aller dans cet endroit Flora Douville ??? Bordel !!

    • Flora Douville

      Flora Douville

      24.07.2018 at 13:24 Répondre

      Zinzolina, cet endroit semblait être un lieu où faire de belles rencontres a priori. Et il y en a eu, mais avec des personnes en marge elles aussi. C’était une erreur de penser que j’allais sortir de ma zone de confort et faire un pas de plus, en fait c’était de la dispersion d’énergie. Mais quel que soit là où on en est dans son business et son évolution, on fait des erreurs et c’est très bien puisque c’est comme ça qu’on apprend. Je ne regrette pas que ça soit arrivé :)

  • Avatar

    Corinne

    05.06.2018 at 19:40 Répondre

    Chaque fois que je n’ecoute pas ma petite voux chaque fois que je ne me respecte pas ce genre d’incident arrive :savoir renoncer oser dire non et écouter son ressenti qe dire «  courage fuyons « 
    Plein d’affection Flora

    • Flora Douville

      Flora Douville

      24.07.2018 at 13:25 Répondre

      Merci Corinne :)

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