Flora Douville | Le lien entre l’exigence, Daft Punk, les mecs en costard et les LOL cats
25168
post-template-default,single,single-post,postid-25168,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,select-child-theme-ver-1.0.0,select-theme-ver-3.8,wpb-js-composer js-comp-ver-5.4.5,vc_responsive

Le lien entre l’exigence, Daft Punk, les mecs en costard et les LOL cats

Aujourd’hui je viens te parler d’un truc qui est au centre de ma vie et dont je parle dans ma Formation Pro à mes élèves, très souvent, mais très peu ici : mon exigence.

Mon exigence, c’est un peu comme le fait que je m’appelle Flora. C’est un truc qui est là depuis toujours. C’est un truc que je connais par coeur. Que je connais tellement, que je n’y ai pas fait attention pendant longtemps. Ça me collait à la peau tellement que je n’en parlais même pas.

Comme je n’en parlais pas, je n’étais pas consciente que c’était une spécificité à moi. Que c’était quelque chose de particulier. De spécial. À mettre en avant, parce que ça fait partie de moi. Non pas parce que j’estime que c’est mieux que tout le reste, mais parce que le fait d’être exigeante, c’est une force que j’ai offrir, et pour pouvoir l’offrir et que les autres en profitent, bah faut qu’il sachent qu’elle est là.

Pendant une bonne partie de ma vie, mon exigence non reconnue m’a pesée. Mon besoin d’exigence et ma précision dans mes envies était tellement évidente pour moi que quand je n’étais pas satisfaite (et ça arrivait souvent), je tombais des nues et je n’osais pas le dire — j’apprends encore sur ce registre. Je n’étais pas contente de moi et je me jugeais d’être aussi insatisfaite (genre “mais tu seras jamais heureuse, ma pauvre”). Je donnais beaucoup plus que ce qui était nécessaire, ou bien je ne donnais rien du tout (“bah non parce que si je suis pas capable de faire une soirée de dingue pour 100 personnes dont tout le monde se souviendra dans 10 ans, autant rien faire”).

Jusqu’à ce que mon coach me montre à quel point l’exigence était une valeur essentielle dans ma vie. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à en faire quelque chose de constructif.

Pourquoi je t’en parle ? Bah parce que tout ce que je fais transpire l’exigence. Tout ce que je fais passe par les lunettes de Flora Douville qui sont des lunettes spéciale “c’est quoi la meilleure version de ce truc ?”. J’ai décidé de ne plus subir cette exigence et d’en faire une force, d’en faire une marque de fabrique.

Même ce que tu peux juger de non-abouti ou d’insatisfaisant venant de moi. Oui, parce que je me force à faire des choses avant de me sentir prête, parfois, pour avancer. Et pour me permettre ensuite de revenir dessus et d’améliorer. Sans relâche.

 

À quoi ressemble mon exigence dans mon business :

  1. Depuis que la Méta existe (les bases de cette méthode existent depuis 11 ans et j’ai déposé le nom de la Métamorphose® il y a 5 ans), je n’ai jamais arrêté de la nettoyer et de dégager toutes les projections que j’ai pu faire dessus, qui sont inévitables lorsqu’on crée un outil de travail, surtout lorsqu’il est aussi subtil et qu’il fait appel aux capacités de perception comme ça. Ça demande une mise à nu et une sincérité constante avec soi-même et avec les autres — j’ai un coach dont la spécialité est le dépouillement, il m’aide bien le bougre.

  2. Je veux apporter le meilleur à mes clientes, donc je suis en supervision constante. Le travail que je fais avec mes clientes, qu’il s’agisse de mon programme en ligne, de mon coaching, de ma formation professionnelle ou même en interne de mon travail en équipe, est revisité et analysé pour me permettre d’ajuster ce qui doit l’être, d’identifier ce qui marche pour l’amplifier, de changer ce qui ne fonctionne pas.

    Je ne peux pas simplement me contenter de “ça va” et de rouler avec ça. Je veux le meilleur. Je veux le meilleur pour moi, pour mes clientes, pour les membres de mon équipe, pour mes partenaires. Attention, qu’on ne confonde pas avec “je veux que tout soit parfait” : même si je peux avoir tendance à verser là-dedans parfois, je suis attentive à ne pas m’y noyer et à faire avant de me sentir prête à 100%. Le meilleur, c’est de faire de son mieux en conscience au bon moment, pas de faire quelque chose de parfait trop tard.

  3. Je paie mon coach pour venir regarder comment je travaille en Formation Pro, à chaque session. Oui, ça veut dire que pendant que j’enseigne à un groupe d’une vingtaine de personnes, mon coach, qui est la personne la plus exigeante que je connaisse à part moi (je sais pas encore qui est le plus exigeant des deux), se met en retrait, m’observe et prend des notes pour me faire du feedback ensuite. Il me fait un retour sur ma posture, sur ma façon de répondre aux questions et aux demandes, sur ma pédagogie, sur mon positionnement énergétique, sur ma façon d’animer la journée, sur le cadre que je pose, sur ce que je dis et fais avec la Méta… Bref, potentiellement je peux en prendre pour mon grade. Et c’est arrivé ! Et c’est ok, parce que je le paie pour m’aider à offrir une formation professionnelle de très haute qualité.

    C’est très engageant financièrement et émotionnellement. Et je fais ce choix malgré tout parce que je suis au clair sur mon exigence.

  4. Je veux que tout le monde se sente ARCHI à sa place dans ma Team. Que chaque membre exprime ses talents et ses compétences, que chaque membre puisse faire ce qu’il aime faire et qu’il en ait les moyens. Y compris moi. Ça veut dire que déjà, j’ai analysé les profils Méta de chaque membre pour pouvoir ajuster les rôles de chacune (pour l’instant on est une équipe de meufs) en fonction de nos facilités et talents. J’ai aussi invité ma Team à travailler sur l’identification de ses compétences naturelles acquises, et en ce moment, on est en train de regarder ce dont mon business a besoin avec ma clarté nouvellement acquise sur mes projets, et ce que chacune a envie de faire, pour que chacune occupe une place qu’elle kiffe d’occuper.

    4 fois par an, j’organise (et je paie, donc) une journée de formation pour l’ensemble de ma Team pour qu’on apprenne ensemble à devenir une équipe ultra-performante, c’est à dire une équipe qui développe son intelligence collective, qui sait s’appuyer sur les talents individuels et les faire fructifier, qui prend du plaisir à travailler ensemble et qui tire profit des singularités.

    L’ultra-performance c’est pas des courbes sur un paper board dans une salle de réunion avec de la moquette grise, des chaises en plastique et un mec en costard qui parle des chiffres du mois à d’autres mecs en costards imbibés de stress et de café. Ça c’est l’anti-performance. L’ultra-performance c’est de travailler à élever son niveau d’énergie personnel qui impacte celui de son équipe, et de connaître précisément SES ingrédients pour être, chacune, au meilleur de soi-même dans l’équipe, et faire ça. L’ultra-performance, ça peut ressembler à mettre Daft Punk avant de commencer à travailler (voire même pendant), créer des super visuels avec des photos d’animaux pour illustrer les valeurs de son business, prendre une matinée pour parler ouvertement de tous les états-d’âmes de chacune des membres de l’équipe, trouver un titre fun et kiffant pour chaque membre de la Team, parler régulièrement des valeurs qui nous habitent et de ses projets les plus fous, apprendre à écouter finement son intuition et les moindres petits signes qui indiquent que quelque chose ne tourne pas rond.

 

Voilà les 4 points auquel j’ai pensé en faisant ce tour d’horizon de l’exigence dans mon business. Il est probable qu’elle se cache encore à d’autres endroits, qui sont tellement évidents, que je ne les vois pas

J’ai choisi la voie de l’exigence, parce que je sais que c’est celle qui me permet d’apporter le meilleur à mes clientes et donc au monde. J’ai choisi la voie de l’exigence parce qu’elle m’habite et que j’honore ce qui est là. J’ai choisi la voie de l’exigence parce que je suis pas là pour faire le boulot à moitié et j’ai décidé de m’en donner les moyens.

Ce que je kiffe le plus là-dedans ? C’est de constater que plus je m’abandonne à cette exigence intérieure, plus les LOL cats, la musique, les GIFs, les putains de gros mots et les amis se font une place dans ma vie.

Bah oui, parce que être extrêmement exigeante, ça veut dire regarder de très près ce qui est le plus nourrissant pour moi, et le mettre au coeur de mon système, au coeur de mon business, au coeur de mes process.

Être exigeante jusqu’au bout NÉCESSITE que je mette des LOL cats et du Daft Punk dans mes newsletters.

Elle est pas belle, la vie ? Ça se passe comme ça chez Flora Douville :)

 

Maintenant, à toi.

Dis-moi dans les commentaires : c’est quoi la valeur qui transpire dans tout ce que tu fais, au point que tu ne le vois plus ?

Go !

Ces articles peuvent t’intéresser

Ça t’a plu ? Pour recevoir mes articles chaque semaine,
inscris-toi :


2 Commentaires

  • Fanette GIMBERT

    30.10.2018 at 11:20 Répondre

    Merci pour cet article, Flora! Il me permet de commencer la journée par un beau travail d’introspection!!! Je me suis beaucoup retrouvée dans tes motd lorsque tu parles d’exigence et de prime abord, un peu à brûle-pourpoint, j’aurais répondu que ta valeur était aussi la mienne. Or, en y réfléchissant sereinement et même s’il est vrai que l’exigence est une de mes valeurs prédominantes dans mon travail, mes relations, mon quotidien, je me suis aperçue qu’une autre la supplantait largement. Il s’agit de la valeur du coeur. J’ai tenté de lui trouver un autre nom, plus adapté à ce que je souhaite exprimer par là mais en vain! Et pour cause! Le coeur est véritablement pour moi ma valeur de vie. Rien de ce que je peux faire, dire ou entreprendre ne peut être fait sans lui. Bien entendu, il y a des moments où ma tête dicte mes actions. Ou mes tripes selon la situation. Cependant lors de projets forts, de grands changements de vie, je ne peux rien faire qu’avec le coeur et avec son entièreté. Il ne m’est pas possible de faire un travail si mon coeur n’y croit pas, s’il sent qu’il n’est pas à sa place. Et lorsque je crois au bien-fondé, aux valeurs et à la justesse de quelque chose, j’y mets tout mon coeur. Pour tout. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre.
    D’ailleurs, après avoir rédigé ces quelques lignes, je me rends compte que je pourrais sans doute appeler ceci « la cohérence ». ;-) Cohérence de ce que je suis à l’intérieur et de ce que je fais à l’extérieur. ;-)
    Merci beaucoup Flora et à très vite de lire tes nouveaux articles!
    Fanette

  • Dominique

    30.10.2018 at 20:05 Répondre

    Bonjour Flora,
    comme d’habitude ton message est un sacré coup de boost et j’adore ça!
    A peine rentrée d’une journée au boulot où je « perds du temps » selon mon patron à « rentrer dans des détails dont on se fout » , enfin, lui, je lis ce texte que j’aimerais pouvoir écrire dans quelques mois. Pas en totalité bien sûr, il n’y a qu’UNE Flora et UNE Team Méta! Mais qu’est-ce que j’aimerais moi aussi povoir m’célater avec mon exigence qui me nourrit depuis toujours au lieu de passer pour une pointilleuse lente!

    Bref! A force de te lire, de réfléchir à mon putain de rayonnement qui m’échappe encore et à tout ce qui me constitue, tout ça après plusieurs années de travail sur moi, je crois que je suis enfin en train d’arriver là où je suis.

    Alors merci à toi et toute ta team de meufs super géniales de m’aider à tracer/trouver mon chemin vers MOI.

    Bises les filles et la prochaine fois, éclatez-vous sur Daft Pnuk deux fois plus: une fois pour vous, une fois pour moi (interdit de mettre de la musique au boulot quand le « Big Boss » est là! :-( ça le dérange ;-) )

Laisser un commentaire