Flora Douville • L'anti conseil en image | La vraie recette pour s’aimer soi !
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La vraie recette pour s’aimer soi !

En ce moment je lis un livre d’Oprah Winfrey et je suis consternée par les platitudes qu’elle raconte. Elle parle souvent de s’ouvrir à la joie et au bonheur de l’instant présent et de trouver le courage de s’aimer.

Ça aide bien, ça hein ?

C’est pas la seule à être là-dedans, remarque. Y a des tas de gens, dans le développement personnel, qui utilisent ce genre de poncifs, et qui sonnent faux parce que c’est pas vécu, c’est pas concret, c’est, au mieux, vague.

J’entends souvent, en stage ou en début de formation, des personnes qui veulent s’aimer davantage. Aujourd’hui, c’est de ça que j’ai envie de parler.

S’aimer davantage, ça n’a jamais vraiment été un objectif pour moi, sauf que je constate que je m’aime beaucoup, et de plus en plus. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Pour te répondre, et te donner ma recette pour s’aimer, j’ai envie de te demander : à quel moment tu peux dire que tu aimes quelque chose ou quelqu’un ?

Par exemple, à quel moment tu peux dire que tu aimes le brownie au chocolat ? À quel moment tu peux dire que tu aimes Harry Potter ? À quel moment tu peux dire que tu aimes ton/ta meilleure amie ?

À partir du moment où tu le connais et où tu le comprends.

Tout est dit dans cette phrase, mais je vais donner des précisions sur ce que j’entends par là. C’est pas aussi mental qu’il n’y paraît.

Pour pouvoir dire si tu aimes quelque chose, il faut que tu connaisses suffisamment cette chose.

Le brownie par exemple, comment dire que tu aimes, si tu n’y as pas goûté ? Une personne : comment dire que tu l’aimes, si tu n’as pas expérimenté elle/son énergie ne serait-ce que quelques minutes ?

Impossible d’aimer quelque chose sans en avoir fait l’expérience—sauf si tu en es au stade de l’amour inconditionnel pour toute chose et tout être, mais personnellement je n’ai rencontré personne qui en soit là, donc je ne pourrai pas en parler.

Et en faire l’expérience, ça veut pas forcément dire ce qu’on croit :

• on peut aimer une chose sans l’avoir vue, simplement en sentant son énergie à distance

• on peut aimer une personne sans lui avoir parlé

• on peut aimer un lieu avant même d’y avoir été

• etc.

Dans ce cas, oui tu connais cette chose, mais pas comme tu le crois : tu la connais énergétiquement ou émotionnellement, pas forcément physiquement ou intellectuellement.

Mais il faut que tu connaisses cette chose, d’une manière ou d’une autre, pour pouvoir dire que tu l’aimes.

Pour dire les choses autrement, l’amour pour une chose ou une personne peut émerger naturellement à partir du moment où tu la connais.

Maintenant, parlons de toi : tu es immense, tu es un univers à toi toute seule. Tu es faite d’innombrables systèmes solaires, étoiles, planètes, continents, pays, paysages… Tu es infinie.

Comment pourras-tu t’aimer, ou t’aimer davantage, si tu ne vas pas visiter ces galaxies que tu as à l’intérieur de toi ? Comment peux-tu aimer un pays sans absolument rien connaître de ce pays ?

Comment l’amour pourrait-il grandir à l’intérieur de toi, pour celle que tu es, si tu n’es pas curieuse de celle que tu es, justement ?

Comme je te le disais plus haut, m’aimer davantage n’a jamais été un objectif pour moi. Oui, je vois que je ne m’aimais parfois pas beaucoup, quand j’étais plus jeune, mais c’était pas conscient au point de me dire “allez, faudrait que je m’aime davantage”.

Et si j’avais été assez consciente pour le voir, est-ce que c’est ce que j’aurais cherché à faire bouger ? Non. Parce que s’aimer plus, c’est cool, mais ça sert à quoi ?

Non, ce qui m’intéressait et m’intéresse toujours, c’est :

• qu’est-ce que JE vais faire de moi ?

• qu’est-ce que j’ai de particulier à utiliser, comme compétences, talents ?

• qu’est-ce que j’aime vraiment ?

• comment je fonctionne naturellement ?

• c’est quoi, mes rêves ?

• comment je peux me servir de tout ça pour réaliser mes rêves ?

J’ai toujours eu la conviction que les talents qu’on a, vont avec nos rêves et nos désirs. Si j’en sais plus sur mes talents, j’en saurai plus sur mes désirs, et vice versa. J’étais persuadée que le processus de connaître les uns allait m’aider à connaître les autres.

Ça veut pas dire qu’il n’y a pas de travail à faire, une fois qu’on sait tout ça, mais c’est pas le sujet.

Depuis 16 ans, l’âge où j’ai commencé une psychothérapie—pour le plaisir, par curiosité—j’ai toujours cherché à mieux me connaître. Ça fait plus de 20 ans que je suis dans cette découverte permanente de moi-même, et je kiffe. Tous les stages, thérapies, coachings, masterminds, mais aussi toutes les expériences concrètes de vie que j’ai faites, m’ont permis de me connaître vraiment très bien.

Et au fur et à mesure que j’apprends à me connaître, je m’aime toujours plus.

Je ne le cherche pas, ça vient.

Par contre, il y a un ingrédient indispensable à rajouter dans le mix : arrêter de croire les histoires que tu te racontes sur ce que tu es. Apprendre à te connaître, et juger ce que tu découvres, ça va pas t’aider !

Et là je reviens à ma phrase plus haut : tu peux aimer une chose à partir du moment où tu la connais et où tu la comprends.

Ici, je n’utilise pas “comprendre” pour son sens habituel, mais pour sa signification étymologique : prendre avec, ou embrasser. C’est-à-dire accepter, prendre tel quel.

Ça peut être facile pour certaines personnes, plus difficiles pour d’autres. Y a des parties de soi ou des sujets qu’on juge plus facilement que d’autres également. Tout ça dépend de l’environnement dans lequel tu as grandi.

Arrêter de te juger, t’accepter telle que tu es, c’est un entraînement constant. Ça se décide dans l’instant (maintenant) et ça demande d’être mis en action dans le temps. C’est du long terme, comme pratique.

Comment faire ? En étant très attentive à tout ce qui se dit à l’intérieur de toi. Il faut choper au vol toutes les idées, les histoires, les croyances, les pensées que tu as sur toi, sur ce que tu es simplement. Et voir que ces pensées, ce n’est PAS la réalité.

La réalité, c’est toi, c’est qui tu es. Tout le reste, c’est du brouhaha sur la réalité. Aucun intérêt. Et surtout, impossible de t’aimer dans tout ce vacarme.

Pour que l’amour pour toi-même puisse naître ou grandir, il faut créer de l’espace pour ça, et du silence. On fait de l’espace et du silence en dégageant petit à petit les jugements qu’on porte sur soi.

Pour pouvoir vider les jugements que tu portes sur toi, il faut que tu ailles te balader dans tes mondes intérieurs, pour les repérer et les neutraliser.

Ça commence donc par entrer à l’intérieur de toi, aller découvrir ton univers unique.

La vraie recette pour t’aimer, c’est donc :

1. partir à la découverte de qui tu es, de tes innombrables espaces intérieurs magiques et de tes talents ;

2. dégager les jugements que tu trouves sur ton passage, au fur et à mesure ;

3. recommencer.

Si tu trouves que tu t’aimes pas assez, c’est que tu t’es arrêtée en cours de route. La bonne nouvelle c’est qu’on peut reprendre n’importe où dans le circuit, ça marche toujours !

Au bout d’un moment, à force de se défaire des jugements qu’on a sur soi, il ne reste plus que le KIF de faire le tour de ses galaxies en engin spatial, et de constater à quel point elles sont belles. Genre belles, mais de malade, quoi.

Ah oui, et avant de te laisser, je voulais te rappeler, au cas où tu finirais cet article en te posant quand même une question importante du style “oui, mais mes vrais défauts, j’en fais quoi ?”, que bah les défauts, ça existe pas. Ce que tu appelles un défaut, c’est encore un jugement sur la réalité. Tu n’as que des qualités.

 

Maintenant, à toi :

Dis-moi dans les commentaires ce que tu en penses ! Hop là !

Bonne journée :)

 

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7 Comments

  • Avatar

    coco

    17.09.2019 at 15:19 Répondre

    les mots me manquent face à tes mots si justes !

  • Avatar

    coco

    17.09.2019 at 15:20 Répondre

    j’ai hâte de te rencontrer, vivement décembre !

  • Avatar

    Carinette

    17.09.2019 at 15:33 Répondre

    Flora Douville, je t’aime de manière inconditionnelle même si je n’ai pas expérimenté ta présence :) :) :)
    C’est pas puissant ça ?
    Nan je rigole même si c’est vrai que j’taime bien quand même et j’étais au taquet de renter chez moi pour lire ta newsletter au calme et je suis servie ! La vache y’a de la matière !
    Ca me touche ce que tu racontes. J’en suis au stade ou je nettoie, je balaye , je vire les jugements mais c’est long ! Plus jeune je pensais qu’un jour je serai affranchie de toute démarche d’intériorité et que ça serait la libération pour le reste de ma life mais non… Et en fait j’aime bien découvrir des nouvelles galaxies en moi régulièrement :)
    Par contre, ce qui me fascine et j’en parlais y’a une heure à mon homme, c’est qu’il y a des trucs compliqués que j’ai dégagé et qui n’ont même plus l’apparence lointaine d’un problème et dès fois des trucs petits et cons mais pour lesquels je peux me flageller comme une sainte alors que c’est très con à la base. Work in progress ! :)
    Merci !

  • Avatar

    Karine

    18.09.2019 at 09:44 Répondre

    Merci pour ton franc parlé qui ne nous fait pas tourner autour du pot ! Chercher à se connaître toujours mieux pour faire ressortir le meilleur de nous ! OK. Depuis le temps que je dis à mon entourage qu’il leur faut m’accepter telle que je suis !!! ^^ Mais y’a quand même une marge d’amélioration de soi dans l’affaire, non ? Car si l’on ne repère pas ses défauts, on reste dans le déni de ce qui parfois nous attire des ennuis et peut s’arranger en en prenant conscience, non ? S’agit-il de nier ses défauts ?

  • Avatar

    Tsadde

    18.09.2019 at 14:17 Répondre

    Si parler de défaut c’est juger, parler de qualité aussi ;-)

    Il est plus question à mon sens dans ce post. d’apprécier qqn ou qqch que d’aimer.

    Pcq aimer passe au-delà des goûts, aimer c’est une forme de don de soi, pas juste un intérêt personnel.

    La compréhension (aussi mentionnée dans le post) se rapproche davantage de l’amour, à mon sens, car elle tend vers la compassion .

  • Avatar

    Ana

    18.09.2019 at 18:49 Répondre

    Flora de l’inspiration à l’état brute, un vrai bon nectar de te lire.
    De mon côté, toute mon énergie est plombée par le fait que je suis une femme seule avec un fils de 17 ans que j’adore, mais tellement torturé et compliqué.
    Bref je me sens continuellement incomplète de ne pas avoir de « conjoint  » et je n’arrive pas à dépasser ça. Comment ta méthode pourrait elle m’aider stp ?

    • Flora Douville

      Flora Douville

      30.09.2019 at 16:40 Répondre

      Bonjour Ana,
      La Méta® peut t’aider à reconnaître ce qu’il y a d’unique en toi et avoir une clarté sur qui tu es.

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