Flora Douville • L'anti conseil en image | J’emmène toutes les Flora avec moi.
25160
post-template-default,single,single-post,postid-25160,single-format-standard,theme-hazel,hazel-core-1.0.3,woocommerce-no-js,ajax_fade,page_not_loaded,,select-child-theme-ver-1.0.0,select-theme-ver-4.1,wpb-js-composer js-comp-ver-6.0.3,vc_responsive
Citation Flora Douville

J’emmène toutes les Flora avec moi.

Comme promis la semaine dernière, je viens te parler de ma quête et de ma mission.

Tu peux écouter ça pendant ta lecture.

Ce message sera peut-être décousu parce que je viens vers toi en mode “voilà ce qui se passe chez Flora Douville”, je t’ouvre les portes sur à quoi ça ressemble d’être moi en ce moment, et donc j’en suis où j’en suis. Je ne viens pas avec un message bien ficelé, une réflexion qui mijote depuis des mois que je te sers sur un plateau.

Nan, c’est du brut et du joyeux, que je t’amène aujourd’hui :)

Ces dernières semaines ont été intenses et riches en découvertes et en remises en question. Je suis passée par du désespoir, de la jubilation, de la joie intense, de la  démotivation, de la légèreté, du méga ras-le-bol, de la colère, de la douceur…

Ces dernières semaines je travaille tranquillement et avec détermination à me reconnecter à moi en profondeur, à retrouver mes désirs profonds, les projets que mon âme avait quand elle a décidé de venir s’incarner sur Terre.

C’est un travail peu classique, que je fais avec l’aide de plusieurs personnes et de mon bagage de coaching et la clarté/conscience que j’ai déjà.

Je retrouve les racines de mes compétences, les élans de mon enfance, mes plus grande rages. Je dégage mes dons les plus précieux de tout le bordel qui est venu s’amonceler autour et dessus et qui m’a empêché d’y accéder pendant un temps.

Aujourd’hui, toute ma vie prend sens, et je vois là où je veux aller avec bien plus de clarté qu’avant.

Tu veux du détail ? Tu vas peut-être rigoler en entendant ce que j’ai compris, genre “ah, tu en doutais ? Mais attends, on le savait tous, ça, c’était l’évidence ! !”. Peu importe. Aujourd’hui c’est d’une pureté cristalline dans ma tête et dans mon corps et c’est ce qui compte.

Il y a quelques semaines, j’ai fait un exercice d’introspection qui m’a permis de comprendre que ma plus grande douleur d’enfance, c’est de m’être sentie arrachée à mes contemplations sensibles. Je pouvais passer des heures en relation directe avec la réalité de mon environnement, et c’était jouissif. J’étais dans un espace où le jugement n’existe pas, un espace où tout ce qui est procure de la jouissance de par sa singularité.

La texture rugueuse du mur de la maison qui s’effrite.
La couleur changeante de la peinture dans ma chambre.
Les petites fissures dans le parquet.
Les gendarmes aux dessins contrastés sur le dos qui se chauffent au soleil en tas.
Les fleurs fanées dans le jardin, qui perdent leurs pétales.
Le tissu râpé et doux du canapé du salon.
Le verre à la surface inégale des fenêtres de la maison.
Le bruit du vent dehors quand je suis dans mon lit.
Les herbes jaunies sur le côté de la route qui mène à l’école.
Le chant des oiseaux dans le jardin, toujours le même.
La démarche d’un insecte sur un brin d’herbe.
Les gouttes d’eau transparente sur les fleurs et les feuilles après la pluie.
L’orage.
Les toiles d’araignée sur le bord de la route avec un insecte pris dedans.

Toutes ces petites et grandes choses qui me fascinent.

Toutes les fois où on m’a appelée pour venir mettre le couvert alors que j’étais plongée dans ce plaisir m’ont arrachées à ça. Toutes les fois où on m’a demandé de venir vider le lave-vaisselle. Faire du bois. Aller chercher du lait à la ferme. Sortir chercher quelque chose. Rentrer quelque chose.

J’ai à chaque fois ressenti une rage immense. La rage de ne pas pouvoir vivre.

Cette découverte est intéressante notamment parce que tout ça est extrêmement insidieux  : je n’ai jamais été ni battue, ni violée, ni privée de quoi que ce soit, ni punie méchamment. Mon enfance a été une enfance tranquille, à l’abri de tout ce qui pourrait être vu comme traumatisant. Je n’ai rien à reprocher à mes parents, je ne leur en veux aucunement—je sais qu’ils ont fait avec ce qu’ils avaient à leur disposition sur le moment. Je suis en paix avec ça.

Mais je constate que ma rage était immense. Et m’y reconnecter m’a permis de commencer à l’exprimer et à récupérer l’énergie bloquée derrière.

Ce qui m’a permis de me rebrancher sur mes désirs profonds, dont j’ai déjà parlé à droite à gauche : créer du textile.

En vrai, je suis une artiste. Je suis Designer Textile.

Et mon rêve, c’est de m’installer dans un atelier lumineux en Floride, au bord de la mer, et de créer des collections de textile et d’accessoires pour habiller le monde de conscience, de beauté et de joie.

Je veux créer ma marque de Design Textile. Créer du textile de grande qualité et respectueux de A à Z du processus de production.

Pourquoi je disais “tu vas rigoler” ? Bah parce que j’ai deux diplômes : un diplôme de Designer Textile, et un diplôme de Directrice artistique.

Donc, bah… c’est pas comme si tout ça était complètement nouveau !

Ce qui est nouveau, par contre, c’est la clarté et la détermination qui m’habite depuis que j’ai mis ça à jour. Ce qui est nouveau c’est aussi la compréhension du pourquoi je suis passée par la création de la Méta pour en arriver au design textile—si tu veux savoir ce qu’est le Méta regarde ça.

Ça a énormément de sens pour moi  : j’ai appris tellement en 13 ans, depuis la fin de mes études, que je suis aujourd’hui vraiment en mesure de donner forme à mes projets et à mes rêves.

Y a 13 ans, en sortant de mon école d’arts, tout ce que je savais c’est que je ne voulais pas travailler pour une entreprise autre que moi. Mais j’étais loin de me sentir capable de créer une entreprise, encore moins de créer une communauté et de diffuser le message auquel je crois.

Aujourd’hui, je suis compétente pour créer une marque pour de vrai, je suis compétente pour m’entourer des bonnes personnes, je suis compétente pour faire rayonner cette marque, je suis compétente pour diffuser mes idées, je suis compétente pour me faire aider à dépasser les challenges, je suis compétente pour envisager d’émigrer aux États-Unis, je suis compétente pour envisager d’acheter un espace de création digne de mes rêves.

La Flora de 2005 (au sortir de ses études) avait besoin de la Flora de 2018 pour non seulement croire en ses rêves, mais également les réaliser.

Et la Flora de 1988 (6 ans) avait besoin de la Flora de 1999 (qui a choisi de faire des arts appliqués) pour sentir qu’il y avait de l’espoir.

Et la Flora de 1999 avait besoin de la Flora de 1996 (qui découvre sa créativité et la balance avec joie et sans jugement).

Et la Flora de 1982 (née un soir de pleine lune) avait besoin de la Flora de 2018 pour faire le tri, tout remettre dans l’ordre et faire le choix non négociable de lui offrir de vivre ses désirs les plus profonds.

Toutes ces Flora sont aujourd’hui en train de faire une mega teuf — je te raconte pas comment ça s’excite, là-dedans !

Maintenant que je suis au clair sur ce projet, je suis très sereine. J’ai pas le feu au fesses. Je sais que j’y vais. J’ai regardé en face toutes les histoires pourries que je me racontais ou qui étaient encore là pour ne pas y aller.

J’ai commencé à poser des petites actions concrètes pour avancer.

 

Je sais que j’y vais. Et j’emmène toutes les Flora avec moi.

 

Concrètement, ça me demande de revoir plein de choses dans mon activité. Ça fait qu’avec ma Team, on est en plein dans une remise à plat de ma vision, de ce que je veux créer, de comment on y va et de qui joue quel rôle là-dedans.

Donc c’est le chantier. Mais un chantier pour construire une vie alignée sur ses désirs, même si c’est très fatigant et que ça demande beaucoup d’énergie, même si je fais des siestes de dingues et que je me réveille avec envie de pleurer, bah c’est chouette :)

Parce que chaque pas vers mes désirs est un pas vers une version du monde que je veux créer : un monde dans lequel tous les enfants ont la possibilité de découvrir leur profil Méta et d’avoir accès à leurs dons et leurs talents innés très jeunes. Que la vie d’un enfant commence par la jubilation d’être lui-même, par le plaisir d’être la personne singulière qu’il a choisi d’être. Que dès le départ, on mise sur la beauté de la diversité et des différences. Que chaque enfant comprenne de l’intérieur ce qu’il a de magnifique, à garder pour lui ou à offrir au monde, ou les deux.

Je n’ai pas d’attente envers moi-même pour créer ça. Je sais juste que plus j’avance sur ma route, plus je fais ce que j’aime et plus je dis ce que je pense, et plus ça va arriver vite :)

Maintenant, à toi.

Dis-moi dans les commentaires : qu’est-ce que tu retiens de plus parlant dans ce message, et comment tu peux t’en servir pour toi ?

Allez hop !

Ces articles peuvent t’intéresser

Ça t’a plu ? Pour recevoir mes articles chaque semaine,
inscris-toi :


7 Comments

  • Avatar

    Carinette

    23.10.2018 at 09:55 Répondre

    Je retiens que déjà je suis très heureuse pour toi !
    Qu’avec ma réponse « créer des habits Méta « à ton questionnaire l’autre fois, j’étais gentille mais t’y avais déjà pensé !
    Que c’est génial de rassembler toutes les petites Flora pour un nouveau chapitre, je ressens ce que tu exprimes dans ta lettre.
    Je suis fan par ce que tu a mis en place. Mais ça me fait peur aussi. Ca me porte, je n’en suis qu’au début de Reconnexion et là, j’élague grave pour ne me concentrer que sur ça. Forcément au fond de moi, j’ai des interrogations , des peurs qui me disent « mais c’est quoi ce truc ? », « t’emballe pas », etc.
    Je suis hyper rassurée que tu avances, que tu continues de suivre ton chemin car je sais que je vais suivre la formation pro un jour et je suis ravie que d’ici là, tu continues de construire ton objectif avec beauté et je me joindrai à tout ça avec respect et une joie profonde :)

  • Avatar

    Laure Fernandez

    23.10.2018 at 09:57 Répondre

    Je retiens qu’il n’ai jamais trop tard et que tout arrive au bon moment. J’ai bientôt 28 ans et je me vois déjà comme « outdated ». J’ai fait des études en design de mode puis je me suis spécialisée dans le design textile écologique et durable à Londres, j’ai gagné un Award et réalisé pleins de projets passionnants. Mais depuis que j’ai terminé mes études (mai 2018) je m’enfonce dans le doute et suis incapable de décider où aller et quoi faire et je me sens de moins en moins capable. Cette clarté dont tu parles que j’ai entraperçu quelques fois s’est transformée en brouillard apocalyptique, il est peut-être temps de recréer en moi un espace pour laisser s’exprimer ma mission…

  • Avatar

    Pauline DECOSTER

    23.10.2018 at 12:14 Répondre

    Je suis époustouflée, touchée au plus profond de mon être par ton message d’aujourd’hui. Alors d’abord: un grand Merci pour t’avoir rencontré sur ma route. Ce que j’adore c’est ton énergie, la confiance qui se dégage de tes propos et combien tu es incarnée et vivante dans ce que tu partages. Comment ça raisonne en moi ? Ça me donne l’envie de crier au monde pourquoi j’existe, l’envie d’OSER. J’ai tout pour, je dois foncer maintenant que je me connais et même si je ne sais pas encore précisément où je vais. De tout cœur une fois encore:Merci pour l’élan que tu me donnes.

  • Avatar

    Magalie

    23.10.2018 at 14:15 Répondre

    Toutes les Flora avec toi et plus encore ! Comme ton histoire me parle beaucoup ! J’ai le même parcours d’étude que toi avec quelques années d’avances. Je suis passé par la case salariat pendant 17 ans et dans l’industrie pour aujourd’hui créer mon activité pro avec ma vision et avec toutes les Magalie avec moi ! J’ai eu l’occasion de passer 15 jours à San Francisco cette été et c’est la première fois depuis longtemps que j’ai eu envie de renouer avec la création textile ! Let’s go Flora !

  • Avatar

    Aurélie Szkudlarek (pulsaircle)

    23.10.2018 at 20:01 Répondre

    Moi, je serai ravie de voir tes tissus nés de ta conscience de la Méta! Et ton histoire me donne la foi pour avancer dans mes projets vers mes propres désirs et d’aller voir derrière cette rage immense que je connais si bien. Pleins de bonnes choses pour la suite!

  • Avatar

    Anasthasia

    24.10.2018 at 11:34 Répondre

    Salut Flora,

    merci de partager tout ça avec nous.
    Ton texte m’a ému et touché. Je suis émue et touchée pour toi et je suis émue et touchée pour moi. La petite Flora qui contemple le monde, j’y étais, j’ai ressenti comme c’était violent de l’arracher à ses contemplations-
    Ces vieux rêves qui se réveillent en toi, tu les réveilles aussi en moi quand tu en parles.
    Merci du rappel et continue de partager avec nous.

  • Avatar

    Camille Peyssard

    24.10.2018 at 15:13 Répondre

    Salut Flora,

    Waouhh. En fait je jubile en lisant ça parce que je me demandais quand tu allais te mettre à CREER des vêtements.
    J’ai beaucoup ri aussi ces derniers jours, parce que j’ai compris que j’avais pris des voies détournées pour pas oser vraiment la mienne. J’ai d’abord voulu transmettre sur la beauté des vins et des spiritueux: toujours plus de beaux et rares flacons alignés.
    Tout ça pour comprendre que:
    1) j’étais plus portée par le « spirituel » que le spiritueux. (même si en anglais c’est le même mot)
    2) le vrai flacon qui m’intéresse c’est l’humain, et que c’est donc hyper cohérent que j’en sois venue à appeler mon blog Habiter sa Peau. Parce que ce flacon est notre première maison et ça, je veux en parler.

    Voilà ce que ton beau texte m’évoque, en plus des frissons.
    Merci Flora !

    Camille

Post a Comment