Flora Douville | Je ne suis pas courageuse.
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Je ne suis pas courageuse.

C’est parti. 

La semaine dernière, plusieurs personnes m’ont dit, sans se concerter, qu’elles aimaient beaucoup ma sincérité ou mon honnêteté. Elles faisaient référence à ce que je partage régulièrement dans mes newsletters, dans mes vidéos, lorsque je parle de mon histoire, etc.

À chaque fois, sur le coup, j’étais surprise : mais de quoi elle parle ? Pourquoi elle me dit ça ?

C’est vrai, après tout, c’est pas quelque chose auquel je pense, donc je ne m’attends pas à ce qu’on m’en parle. Du coup ça m’a fait réfléchir.

Je vois plusieurs raisons à mon honnêteté, qui se mélangent.

D’abord, il y a mon intransigeance. J’aime la vérité, je la trouve belle et je ne vois aucun, mais alors aucun intérêt à masquer la réalité, mentir ou donner une image de moi qui ne correspond pas à ce que je suis. La vérité est plus belle que n’importe quel mensonge, même avec des paillettes. Parce que c’est la réalité.

En fait pour moi, la sincérité, c’est même pas un sujet. C’est même pas un truc auquel je pense en mode “nan, sois sincère, là”.

Dans ma tête, quand je pense à exprimer quelque chose, à l’écrit ou à l’oral, y a une partie de moi qui rassemble les éléments à exprimer pour les structurer, et cette partie de moi, de façon automatique, elle va vérifier la véracité des éléments.

La Méta m’a bien aidée pour ça : je me suis tellement entraînée à écouter mon ressenti et à le structurer que je sens dans mon corps si quelque chose n’est pas juste. Je sens si ça dissonne, ou si ce que je m’apprête à communiquer est vrai de l’intérieur.

Parfois, il arrive que je parle vite sans vérifier, et que je sois à côté de la plaque. Mais si je suis bien à l’écoute, en énonçant les mots je ressens le décalage dans mon corps. Alors la plupart du temps, je rectifie.

Ouais, je dis la plupart du temps parce que je suis humaine et qu’il m’arrive de ne pas avoir envie de faire d’effort ou de dire la vérité. Soit j’en suis consciente sur le moment et je fais le choix d’expérimenter ça, soit j’en suis pas consciente et c’est pour éclairer ces zones d’ombres que je me fait coacher et superviser, parce que chaque inconscience repérée c’est du pouvoir récupéré sur ma vie.

Certaines personnes me trouvent courageuse de me montrer telle quelle, avec autant de transparence. Moi, je me demande quel serait l’intérêt de ne pas le faire.

Parce que quand je ne suis pas sincère, c’est avant tout avec moi que je ne le suis pas. Tu as forcément entendu la phrase qui dit que quand on ment, c’est d’abord à soi-même. Bah c’est vrai.

Le truc c’est que quand on parle de mensonge, ça reste limité à “mon grand-père avait caché à mon père qu’il était adopté” ou bien “j’ai pas dit à ma mère que c’est moi qui avait mangé tout le chocolat”.

Mais les mensonges les plus sournois ce sont les mensonges que je me raconte à moi-même, sur ce que je veux, ce que je ne veux pas, ce que je désire, ce que je ressens, etc.

C’est les plus sournois parce que c’est ceux qui pompent le plus d’énergie. Je t’en reparle dans un instant.

La sincérité que tu peux trouver dans ce que je dis, ce que j’écris, ce que je montre, d’abord elle n’est pas totale parce que je suis une femme de 36 ans, pas un robot, et même si j’ai fait du gros travail de nettoyage depuis des années, je me mens encore peut-être sur des trucs dont j’ai pas conscience—c’est le principe, en même temps !

Mais surtout, cette sincérité, elle est là parce que je veux développer une vraie belle relation avec moi, avec mon âme, avec l’univers et tout ce qu’il y a dedans. Et le mensonge n’a pas sa place dans cette relation.

Ça n’est qu’une décision, note bien. Rien de plus. C’est moi qui ai voulu que ça se passe comme ça.

Ensuite, il y a une autre raison à mon honnêteté, qui va peut-être te faire marrer : c’est moins fatiguant !

Je suis très pingre avec mon énergie et tout ce qui peut m’en faire économiser, je prends. Et alors si y a un truc qui est ultra énergivore, c’est bien d’entretenir les mensonges !

Envers les autres, ça demande une mémoire de dingue, des stratégies de choc pour que personne ne découvrent ce que tu caches, etc.

Et envers toi, ben c’est au moins aussi gourmand : ça monopolise des quantités d’énergie astronomiques. Si tu as envie de quelque chose et que tu te persuades que c’est faux, tu vas devoir mobiliser beaucoup de force pour contrer celle de ton désir naturel. Donc au lieu de profiter de l’énergie de ton désir comme on surfe sur une super vague, tu vas utiliser ton énergie pour construire une digue, et tous les jours tu vas rajouter du ciment parce qu’elle se fissure. Entre les 2 activités, bétonner ou surfer, moi j’ai choisi !

Donc mon honnêteté, elle est aussi là parce qu’avec le temps, j’ai réalisé que d’être moi, d’être vraie, c’était beaucoup plus simple et plus énergisant que de chercher à être ou faire autre chose que ça.

C’est tout simplement plus jouissif.

En fait, la sincérité donne accès au plaisir ultime de vivre. Et c’est un choix qui se renouvelle tous les jours. Moi ça fait tellement longtemps que je suis au clair sur le pourquoi que le choix se fait en une fraction de seconde.

Ce qui me laisse plein de temps pour faire des tas de choses toutes plus excitantes les unes que les autres :)

Maintenant, à toi.

Dis-moi dans les commentaires : c’est quoi le truc que tu n’as pas du tout envie de t’avouer ou de regarder en face ? Le truc que tu sais qu’il va falloir traiter un jour ou l’autre… ?

Allez !

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2 Commentaires

  • WOLBER

    27.11.2018 at 09:19 Répondre

    Chère Flora,
    Vous qui êtes une pro sur ce que véhiculent les couleurs,
    pourriez-vous nous faire un article sur le jaune fluo,
    en référence aux gilets jaunes ?
    Cela m’interpèlent car les gens sont majoritairement habillés d’ordinaire en noir, ce qui véhicule beaucoup d’ombre,
    aussi qu’ils aient choisi le jaune fluo ne me paraît pas du tout neutre.
    Merci pour votre ECLAIRAGE.
    Bien à vous.

    Odile

  • Carinette

    27.11.2018 at 16:52 Répondre

    Salut ! Hum j’adore cet article.
    Cette vérité que tu dégages, je la ressens vachement depuis le peu de temps que je te connais sur le web. Je l’avais fortement perçu dans ton livre aussi. En l’état des choses, je me dis parfois justement que c’est plus cet exemple d’honnêteté envers soi qui me porte que la force de la Méta car j’ai pas encore bien bien expérimenté mon profil pour l’instant puisque j’en suis qu’au module 5. C’est déjà beaucoup ! Ca me parle et m’inspire en tout cas ;)
    Le truc à traiter un jour ou l’autre ? Noël, la belle famille, les plans faux cul qui me gavent depuis longtemps et c’est justement le moment ou jamais de s’en occuper ! Bye et merci .

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