Flora Douville | Je ne me suis pas retenue de dire ce que je pensais.
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Je ne me suis pas retenue de dire ce que je pensais.

Il y a quelques semaines j’étais à Sedona pour mon mastermindje crois que t’es au courant maintenant ;)

Juste avant le début du mastermind, on avait un jour bonus offert par Rich, mon mentor, pour tous ceux qui renouvelaient leur membership cette année.

A un moment on a fait un exercice par groupe de 3, où chacun devait partager un challenge de l’année qui commence, et les 2 autres devaient lui donner un point de vue différent pour l’aider. J’étais avec Bay (une copine coach) et Rich.

Bay a parlé d’un challenge dont elle avait déjà parlé l’année dernière : elle ne voulait pas perdre un an à frapper à toutes les portes d’une entreprise et parler à des gens qui ne sont pas les décideurs. Elle voulait avoir accès tout de suite aux personnes qui lui permettraient de coacher l’équipe de direction. Je lui ai dit : “Bay, tu nous a déjà dit ça l’année dernière. Tu veux pas perdre un an, mais en fait tu l’as déjà perdu à ne rien faire.”

 

BIM.

 

Ensuite, Rich a parlé du fait qu’il voulait passer le relais à une membre de son équipe pour animer un des services qu’il propose et dont il ne veut plus s’occuper. Le problème qu’il voyait est que comme les gens viennent à lui pour l’intimité qu’il crée dans la relation, il ne savait pas comment “vendre” une autre personne. Il sait se vendre lui et la relation qu’il va créer avec son client, mais vendre le travail d’un autre, comment s’y prendre, pour que ça reste personnel et authentique ? Il avait essayé et ça n’avait pas marché. Je lui ai dit : “Rich, les gens viennent à toi pour l’intimité que tu crées. Communique sur l’intimité que tu as créé avec cette personne, dis-nous pourquoi c’est elle que tu as choisie, ce qu’elle a de génial et parle-nous de votre relation, de pourquoi c’est une amie. Le système de travail que tu as mis en place fonctionne et la personne qui va le transmettre est top. Quand les gens l’auront compris ils n’hésiteront pas.”

 

Re-BIM.

 

Après ça on a fait un debrief tous ensemble. Rich a parlé de moi et de comment ce que j’avais dit lui permettait maintenant de savoir comment s’y prendre pour son marketing. Bay a parlé de moi et de comment ce que j’avais dit lui permettait de voir qu’elle s’était coincée toute seule.

 

J’étais hyper heureuse que mon regard ait servi à quelque chose.

 

Parce que tu vois, l’année dernière j’avais pas confiance en moi de cette façon. Je me demandais bien ce que tous les coachs et leaders de ce mastermind pourraient bien apprendre de moi, si ce n’est leur profil Méta.

Je pensais qu’ils avaient plus d’expérience et plus de connaissances dans le domaine du business et du coaching, et que ce que j’allais apporter se cantonnerait à mes perceptions Méta.

Et bah j’avais tort. Ce que je suis et tout ce que je vois est une valeur ajoutée pour le groupe. Chaque fois que je me retiens de parler, c’est une occasion de perdue pour grandir — pour moi, pour l’autre, pour le groupe.

Quand j’ai parlé à Bay, juste après je me suis dit “ouh la, j’y ai peut-être été fort…”. Et c’est vrai, j’y ai été fort. Mais manifestement ça lui a fait du bien. Et si ça avait été trop fort, alors ça aurait été l’occasion pour nous de regarder ça ensemble et d’en parler.

Ce qui s’est passé ce jour-là m’a montré à quel point chaque point de vue est unique et enrichissant — même le mien, moi qui croyais ne pas être à la hauteur sur certains plans. Bon, ça me dit aussi qu’il est temps pour moi de prendre de nouveaux risques !

 

Ce que tu as à dire est important, ta vérité mérite d’être entendue.

 

Dis-la.

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11 Comments

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    Laure

    20.02.2018 at 14:24 Répondre

    Ahhhhh merci Flora pour ce message, c’est tellement important.

    Récemment, j’ai dit à une copine qu’il fallait qu’elle dise non à son ami qui voulait venir chez elle un moment où ça ne l’arrangeait pas. Parce qu’elle prend toujours en compte le point de vue des autres avant même de penser au sien et qu’elle finit par se faire marcher dessus tout le temps.
    J’ai eu un moment d’hésitation, je ne voulais pas qu’elle le prenne mal, mais je l’ai fait et j’ai vu que ça lui ouvrait la possibilité de faire différemment.

    C’est quand même vachement plus utile que de la laisser faire sans rien dire et puis de me dire dans mon coin « Ah, la pauvre, elle se fait tout le temps avoir ».

    • Flora Douville

      Flora Douville

      20.02.2018 at 15:42 Répondre

      Merci Laure ! Effectivement, c’est bien de dire les choses ! Après, dans le contexte du coaching, il est « attendu » que je m’exprime donc c’est plus facile. Dans la vie, des fois, personne demande rien et là c’est plus délicat, donc bien joué :)

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    couac

    20.02.2018 at 18:56 Répondre

    Merci, c’est si dur parfois de dire ce qu’on pense !… (car quand je dis, je ne sais pas mettre les formes, donc c’est raide)
    Je suis représentante des parents d’élèves de l’école de mon fils, avec huit autres femmes. L’une d’entre-nous a pris les choses en main et se permet du coup de mal nous parler. Je lui ai demandé, récemment, de me parler sur un autre ton (elle était presque insultante). Sur le coup, j’étais partagée entre culpabilité (d’y avoir été fort) et soulagement (de m’être fait de la place). Elle s’est mise à pleurer, est partie sans rien dire et depuis elle fait semblant de ne pas me voir. Et en fait je suis soulagée car je n’aime pas lui parler…
    Par contre, je ne sais pas pourquoi mais je suis très impressionnée par les institutrices en général, et des fois je n’ose pas leur dire que je ne suis pas d’accord avec leurs méthodes, quand je suis seule j’ai plein d’arguments en tête et quand je suis face à elles ma tête est toute vide et je ne me sens plus capable de raisonner… Ce qui me pose un gros souci parce que j’ai des idées assez claires sur ce que je veux ou pas pour mon enfant…
    Bonne soirée !

    • Flora Douville

      Flora Douville

      20.02.2018 at 21:00 Répondre

      Yes, Elisabeth, je sais ce que c’est… j’ai fini par retirer mes filles de l’école. Pour moi aussi c’est un vrai challenge de dire ce que je pense ou ce que je sens. J’apprends à le faire et j’apprends à ne pas me culpabiliser quand je n’y arrive pas, aussi !

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    Elise oeuvrard

    22.02.2018 at 16:38 Répondre

    Moi j’ai dit à mon conjoint que je ne voulais pas me reconvertir dans un emploi dit « normal » juste pour rassurer ses angoisses.
    Bing ! Mon chéri, bosses sur tes angoisses avant de me dire ce que je dois faire de ma vie !
    Je veux que ce travail s’aligne avec ce que je suis et non le contraire. Je n’ai plus envie de faire plaisir mais d’être libre de créer, de choisir et d’être qui je suis … Merci Flora pour ton discernement. Moi aussi je vais « l’ouvrir » un peu plus souvent ( ou plutôt m’ouvrir tout simplement ).

    • Flora Douville

      Flora Douville

      22.02.2018 at 19:02 Répondre

      Cool Elise :)

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    Noko

    25.02.2018 at 11:06 Répondre

    Moi j’aimerais bien dire à une certaine Flora Douville que je ne comprends vraiment pas pourquoi elle a installé les groupes des inscrit.e.s à ses programmes sur Facebook, alors que son programme est dirigé vers le bien-être et l’image de soi. Je trouve que c’est complètement illogique quand on sait que Facebook a l’effet complètement opposé… (sans compter l’insécurité des données personnelles)
    Je comprends que c’est utile en tant qu’outil de communication pour toucher plus de gens, mais je trouve ça dommage pour les personnes qui n’y sont pas de, soit être forcées d’y aller pour profiter des avantages du groupe secret, soit avoir un service en moins dans la formation… Une de mes amies pourtant enthousiaste a même abandonné l’idée de s’inscrire à cause de ça ; personnellement j’hésite encore pour les même raisons (et c’est dommage car le programme a vraiment l’air super).

    Mais bon, mon avis va-t-il vraiment être entendu ? Mérite-t-il d’être pris en compte, alors que je fais partie d’une minorité ? Au moins j’aurais essayé de le formuler, c’est une première étape. Pour la suite on verra bien ;)

    • Flora Douville

      Flora Douville

      25.02.2018 at 12:29 Répondre

      Noko, merci pour ton message. Je suis surprise que tu le postes ici plutôt que dans un webinaire, où beaucoup plus de gens l’entendraient (si tu veux qu’il soit entendu). J’utilise Facebook parce que c’est aujourd’hui l’outil le plus performant pour rassembler une communauté. Je n’oblige personne à utiliser Facebook, c’est un service que j’offre à mes clientes et elles sont libres de l’utiliser ou pas. Elles ne découvrent pas que Facebook fait partie du package une fois qu’elles sont dans le programme, c’est affiché. C’est donc un choix à faire, c’est tout :)

      J’ai une question : en quoi Facebook « a l’effet opposé » en terme de bien-être et d’image de soi ? De quoi Facebook t’empêche-t-il ?

      Merci à toi de dire ce que tu penses, en tous cas. C’est comme ça qu’on avance.

      • Avatar

        Noko

        26.02.2018 at 13:33 Répondre

        Je n’aurais pas osé dire ça dans un webinaire en direct, ça va trop vite pour moi, et en plus je suis rarement dispo à ces moments-là… Là, j’ai profité de ton invitation à oser dire. :)

        Facebook en tant que réseau social fonctionne comme une vitrine publicitaire pour chaque utilisateur, qui va essayer de se mettre en valeur le mieux possible, montrer à quel point sa vie est fabuleuse (même quand elle ne l’est pas), pour récolter le plus de « like » possible. Ce qui fait que souvent, en comparaison, les gens ont tendance à se déprécier (« ma vie est moins bien »), ressentir de la frustration ou de la jalousie, voire de l’anxiété sociale. C’est d’autant plus vrai pour les personnes qui ont une estime de soi faible ou basée uniquement sur l’approbation extérieure. Sans oublier les « amis » entièrement fictifs, présents pour liker des photos de chatons et qui sont rarement là pour les vrais problèmes. Je pense également au côté addictif créé (course aux likes et commentaires). Autres effets perverts de Facebook : le cloisonnement des communautés et idéologies, le bashing de masse facilité, et une négligence de modération dans les commentaires signalés comme sexistes, ou incitant à la haine et aux violences faites aux femmes.
        Donc voilà, quelques-unes des raisons qui font que pour moi Facebook est nocif pour le bien-être et l’image de soi. (ces écueils se retrouvent dans beaucoup d’autres réseaux sociaux que j’évite tout aussi soigneusement)
        La liste est encore longue, et de nombreuses études sociologiques et psychologiques l’ont d’ailleurs bien prouvé avant moi…
        Et même si c’est dans un groupe secret, je n’ai pas non plus envie de poster des photos de moi (par exemple pour avoir des retours sur mes déductions de profil Meta) quand on sait que tout ce qu’on poste sur Facebook est conservé dans leur base de données, leur appartient et qu’ils peuvent l’exploiter comme ils veulent. Je ne veux pas adhérer à ce genre de façon de faire qui me révolte.
        Il y a sans doute des gens qui sont capables d’avoir une utilisation modérée et bienveillante des et sur les réseaux sociaux (encore heureux), mais je suis quand même très sensible à tout ce qui touche la question de la protection des données personnelles (qui dans le cas de Facebook sont largement piétinées et revendues pour faire de l’argent).

        Désolée pour ce pamphlet indigné, je me suis un peu lâchée, j’espère qu’il ne sera pas trop indigeste à lire…

        Je trouve vraiment dommage que la communauté, son entraide et conseils, soit exclusivement sur Facebook… Existe-t-il d’autres solutions pour celles qui font le choix de ne pas s’y inscrire ?

  • Avatar

    Christèle

    25.02.2018 at 12:20 Répondre

    Hello, encore une fois où ce que tu dis, Elle a, tombe à pic pour moi!! D’autant plus que je me suis promis cette année de m’exprimer chaque fois que j’en ressentais le besoin. Donc merci Flora!
    Récemment, j’ai expliqué à ma mère qu’elle s’y prenait mal pour la gestion de son entreprise, et que c’était la cause des difficultés qu’elle rencontrait. Au départ, elle l’a mal pris et finalement elle a changé sa façon de faire: les résultats financiers ne sont pas encore visibles mais son quotidien est déjà plus léger. Je suis contente et soulagée de m’être exprimée.
    À l’inverse, je ne me sens pas autorisée à parler aussi franchement à une amie très proche qui vit des moments difficiles. J’ai la croyance que mes mots lui feraient du mal et abimeraient notre amitié. Je me rends compte que c’est manquer de confiance en moi mais aussi en ce qui nous lie…
    Christèle

    • Flora Douville

      Flora Douville

      25.02.2018 at 12:23 Répondre

      Merci pour ton histoire Christèle ! Tu peux aussi dire à ton amie : « je vois des choses que j’aimerais te dire, pour peut-être te faire voir ta situation autrement, est-ce que tu veux les entendre ? » et tu acceptes la réponse quelle qu’elle soit.

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