Flora Douville | J’ai acheté une belle paire de sandales pour faire du sur-place
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J’ai acheté une belle paire de sandales pour faire du sur-place

Au moment où tu reçois ce message, mon avion se pose en Floride et je cherche, l’air hagard, à sortir le plus vite possible de l’aéroport pour aller récupérer une voiture de location et foncer me coucher. Ça c’est pour planter le décor, tu vas comprendre dans un instant pourquoi.

Oui, je passe 2 semaines au soleil dans un endroit que j’aime particulièrement sur terre, avec ma famille. Tu remarqueras que je n’ai pas utilisé le mot “vacances” : j’ai prévu de travailler pendant ce temps loin de mon quotidien. Faire ce que j’aime là où je veux ? Ça fait partie de ce que je crée pour moi, pour ma vie—je te reparlerai plus tard de comment je m’y prends.

Il y a quelques jours, en faisant les valises, j’ai retrouvé une vieille paire de sandales de la marque Birkenstock. Ça m’a ramenée direct au sujet que je veux aborder avec toi aujourd’hui : comment l’ego crée des liens entre les choses, qui n’existent pas vraiment à la base. Et s’arrange pour que tu n’évolues pas.

Dans ma vie j’ai eu pas mal de sandales, et notamment plusieurs paires de Birkenstock. Je me souviens particulièrement d’une paire, dont les lanières étaient noir brillant. Je m’en souviens parce que la raison pour laquelle je les avais achetée était complètement irrationnelle et m’avait marquée.

Attention : le côté irrationnel des choses n’est pas un problème en soi, du tout. Par contre, là il y avait un problème, tu vas voir.

Quelques temps avant de les acheter, j’avais vu une fille, je ne me souviens pas où : une boutique, dans la rue, dans le métro ? Cette fille était grande, blonde, et il me semble qu’elle était scandinave—en tous cas elle n’était pas française. Sa fraîcheur, le fait qu’elle venait d’ailleurs, son assurance… tout ça m’impressionnait. Et elle portait des Birkenstock… avec des lanières noir brillant.

Que s’est-il passé dans ma tête pour que je les achète, moi aussi, ces sandales ? Et bien c’est très simple. J’ai vu cette fille, qui incarnait un certain nombre de choses qui m’attiraient fortement : la liberté, la légèreté, le courage, l’audace, l’intelligence, que sais-je… Une attirance, ça crée un mouvement à l’intérieur, un désir, une envie d’aller vers. J’avais un vrai désir pour aller vers ça, à partir de là où j’étais.

Seulement le problème (pour mon ego) c’est qu’un vrai désir comme celui-là, ça demande de bouger, de se bouger. Ça demande de se prendre en main et de faire des choses qu’on a soi-même pas encore faites : pour vivre et incarner ce que je voyais chez cette fille, il me faudrait expérimenter des trucs que j’avais jamais fait !

Et pour l’ego , ça c’est hors de question. L’ego, sa mission #1, c’est de me protéger, pas de me faire kiffer ma vie. Que j’expérimente la liberté ou l’audace, ça il s’en contre-fout, ce qui lui importe c’est que je sois vivante à la fin de la journée, et tout ce qui est nouveau il s’en méfie comme de la peste.

Du coup, ni une ni deux, mon ego il repère tout de suite ce qui pourrait faire planter ce projet d’expansion ou de réalisation intérieure : une paire de sandales ! Cette paire de sandale, il s’en sert pour que je ne bouge pas, que je ne change pas. Pour que je reste au même endroit. Pour que je ne prenne pas de décision importante qui pourrait remettre en jeu mon quotidien—ce serait trop dangereux !

Du coup il crée l’association suivante : “sandales Birkenstock avec lanières noir brillant = liberté + audace”. Et il me dit comme ça : tu veux vivre la liberté et l’audace ? Va t’acheter ces sandales. Promis, tu vas te sentir libre et audacieuse, avec.

J’ai acheté ces sandales. Je me suis beaucoup regardé les orteils, cet été-là. Je cherchais la liberté et l’audace dans mes sandales, dans mes pas, dans ma marche et ma démarche, dans mes pieds. Elles étaient belles, ces sandales.

Mais j’ai rien trouvé.

Parce que ce dont j’avais besoin c’était pas d’une paire de sandales, c’était de vivre mon désir de liberté et d’audace—en partant en voyage, en me lançant dans un nouveau projet, en agissant concrètement pour réaliser mes envies.

Ce que je veux vraiment dans la vie, c’est pas une paire de Birkenstock, c’est d’être libre, c’est d’être une aventurière (salut Laure Jouteau).

Quand tu vois quelque chose qui t’attire fortement, qui t’appelle et qui te donne envie de changer, ton ego va tout de suite chercher un moyen de t’en empêcher. Faut pas lui en vouloir, c’est son job—et il le fait mieux que personne. Par contre, faut le savoir.

Parce que sinon, tu vas passer ta vie à acheter le foulard de la pin-up, les sandales de la liberté, le jean de la rock-star attitude, les bottes de la femme fatale, le short de l’audace, la coupe de cheveux de l’intelligence, le bracelet du raffinement… et tu vas passer à côté du meilleur : toi.

Si tu es décidée à remercier ton ego pour enfin laisser la place à ce que tu es, et trouver les vêtements qui te correspondent pour de bon, j’ai une bonne nouvelle pour toi : nous avons créé les Stages Méta® qui te permettent d’atteindre cet objectif en 5 jours. Le prochain a lieu à Nantes, au mois de juillet. Toutes les infos sont ici. Ne tarde pas à t’inscrire parce que les places sont limitées.

.

Maintenant, à toi.

Dis-moi dans les commentaires : quel est le dernier vêtement ou accessoire que tu as acheté et dont tu sais, aujourd’hui, qu’il ne te correspond pas ? Comment tu le sais ?

Bam !

Bonne semaine :)

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6 Commentaires

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    Nathalie BAILLEUX

    09.04.2019 at 09:19 Répondre

    Bonjour Flora,

    Hum …le dernier achat qui me semble etre un loupe , je n avais pas encore intégré Reconnexion est un pantalon bleu marine avec des rayures rouges sur les côtés. La matiere est en elastanne.
    Je pensais que porté avec une jolie chemise blance ou corail et un blazer il me donnerai un cote decale decontracte moderne.

    En réalité je n arrive pas a le porter car j ai la sensation hyper desagreable d etre en jogging ce que je déteste !!!!

    • Flora Douville

      Flora Douville

      13.04.2019 at 13:40 Répondre

      Et oui, on ne nous a pas appris à faire attention à comment on se sent dans un vêtement ! Pourtant, c’est la base !

  • Avatar

    Dominique

    09.04.2019 at 11:26 Répondre

    Bonjour Flora,
    bon voyage en Floride.

    Moi ce n’est pas une paire de sandales que j’ai acheté pour me sentir être, c’est toute ma garde-robe!

    Je suis été ou automne et je porte quasi esclusivement de l’hiver. Je suis peut-être feu, mais sans doute eau ou air et je porte beaucoup de feu.
    Pourquoi?
    Parce que ça fait PRO
    Parce que ça fait sérieux, adulte, posé et responsable.
    ET moi je me sens petite, enfantine, dispersée, joueuse. Donc pas crédible.
    Alors je m’achète des robes foureau noires ajustées, des sandales noires en dentelles avec des talons de 8 cm (qui me font mal aux pieds), je m’oblige à porter des bijoux (enfin quand j’y pense)…
    Je veux être une FEMME d’affaires.
    Je suis une femme qui a plein d’affaires qu’elle ne met pas. Ou qu’elle met mais dans lesquelles elle ne se sent pas bien, pas elle.

    Il y a un an j’ai été embauchée dans une agence d’architecture, comme j’en rêvais. Pour l’entretien total look hiver ligne: jean slim noir, haut noir, bottes à talon noires et quand même une petite touche d’excentricité: un perfecto rose poudré.
    A l’entretien j’ai subjugué mon futur patron.
    Mais un an après, quand je lui ai demandé une rupture conventionnelle il m’a dit qu’il avait le sentiment que je ne m’étais jamais révélée. Que c’était pour m’y obliger qu’il avait été si dur avec moi.
    Forcément: je lui avait donné l’image qu’il voulait voir, celle que j’ai aussi en tête quand on me parle du monde du travail.
    Alors que je ne suis aps ça, et que si je m’étais présentée telle que je suis, soit il ne m’aurait pas embauchée, soit il m’aurais embauchée MOI et nos rapports auraient été réels parce que je ne lui aurais pas « menti ».
    Et il aurait sans doute agit autrement parec qu’il aurait adapté son attitude à moi et non à l’image que je lui avait donnée.

    Ce ne sont pas mes vêtements qui feront de moi une professionnelle reconnue et une Femme, c’est mon implication, ma vision de moi et mon attitude.
    Je décide d’agir pour être qui je suis et assumer ce que je suis et non plus donner aux autres l’image que je crois qu’ils soihaitent voir.

    Merci Flora pour cette prise de conscience et pour ton aide dans ce cheminement vers MOI

    • Flora Douville

      Flora Douville

      13.04.2019 at 13:39 Répondre

      Merci à toi Dominique pour ton témoignage !

  • Avatar

    Dominique Coulombe

    11.04.2019 at 20:01 Répondre

    Je n’ai rien acheté récemment qui ne m’aille pas, mais l’année passée j’ai acheté une grande robe avec tout un mélange de couleurs… Pour la coupe et le tissus, ça va assez, mais pas les couleurs-avec beaucoup de roux d’automne. J’ai l’air d’une «madame» qui s’habille n’importe comment..! Quand je l’ai acheté et plusieurs autres choses qui ne me vont pas, c’était dans un grand solde (je récupère d’habitude en friperie ou d’amies…) J’allais reprendre un emploi dans le public. J’allais être très visible. Ce que je cherchais c’était d’être solide, d’avoir l’air de celle «qu’il l’a», pas de celle sensible et artiste que je suis et qui est restée à la maison (la ferme) pour s’occuper de ses enfants (un zèbre et une perle rare qui a un trouble sévère du langage. ) J’avais peur de ne pas être à la hauteur. Je pensais devoir être quelqu’un d’autre. (C’est vrai aussi que ce milieu n’est pas le milieu idéal-j’y gagne des sous pour mes deux projets entrepreneuriaux.)
    C’était dans une boutique de «madame» et je n’ai pas ce style là… Je suis opportuniste, j’avais vu quelque beaux fringues sur la rue, je suis entrée, mais trop de chose ne m’allaient pas. Mais dans cette ambiance, avec les autres «madames», je me suis conformée à une image de la professionnelle…
    Je suis singulière, sensible, poétique, artiste, très jeune d’attitude, je ne suis pas carrée, je suis une fille qui court dans les champs. Je n’ai jamais les cheveux bien ramassés. Je suis dans l’instant et j’aime la fraîcheur, la spontanéité, la fragilité. Je suis dans un monde où je dois encadrer, discipliner, sanctionner, être hyper organisée, structurée, montrer mon savoir, me montrer supérieure, en contrôle. Je parle de l’enseignement collégial (17 à 20 ans). Quand j’y suis à façon, que je sui moi-même, on me rejette… on me dévalorise subtilement ou rudement parfois. (en général, pas tout l’monde) Cela me fait très mal. J’aime à travailler avec le coeur, le senti, la fraîcheur, l’instant, l’inattendue, l’imprévue, la créativité, la métaphore, le poétique! Ce sont mes forces!
    Là en ce moment, je suis à mon travail, à ma pause. Je suis fatiguée, petite, écrasée, seule… Je suis une artiste dans une boîte de sardine. À l’étroit! Je veux porter mes couleurs, mes textures, mes formes, pour être moi, mon énergie. Je suis fatiguée de me battre et de me résoudre à éteindre mon feu. Je pense que je dois être Eau/Air avec pas mal de feu. Être ligne avec du rond. Qu’est-ce que quelqu’un qui s’y connait en pense? (Ouais… eeh… je fais 1m67 avec 56 kg. Les cheveux bruns longs bouclés, les yeux bruns, le teint clair (ivoire rosé). J’ai l’air un peu grande, et j’ai des rondeurs, bien que mince-seins et fesses!!! Ah Ah Ah!!!!) Le rose, le rouge plus clair que foncé, le bleu indigo sont mes couleurs. Le moulant me va. Le lâche me fait, mais dans des tissus qui ont du mouvement, mais pas trop du synthétique. Des mini jupes, des pantalons en mouvement. RIEN de sport.. Des choses délicates, simples, des coupes simples)…. Excusez… je vois que j’allonge ma pause!!!

    • Flora Douville

      Flora Douville

      13.04.2019 at 13:37 Répondre

      Bonjour Dominique,
      merci pour ton témoignage. A partir de ce constat, y-a-t-il quelque chose que tu puisses mettre en place concrètement dans ton quotidien pour te sentir moins à l’étroit dans ta vie ?
      Pour l’avis sur ton profil, c’est compliqué sans photo.

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