Flora Douville | Feel it. Take it.
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Feel it. Take it.

Il y a juste 2 semaines à cette heure-ci, j’étais dans la piscine de mon hôtel, à Phoenix en Arizona. J’étais toute seule, sous le ciel bleu, il faisait 23°C dehors.

Avant d’entrer dans l’eau j’ai pris quelques photos et j’ai pris le temps de m’imprégner du lieu. Le ciel, la douceur de l’air, les cactus, les petits oiseaux — et l’eau de la piscine, calme et lisse.

Et puis je suis entrée dans l’eau et j’ai nagé. Je n’avais pas de pensée particulière, j’étais ouverte à ressentir un tas de choses qui me traversaient suite à une semaine intense passée d’abord avec ma “sisterhood” spirituelle, puis en mastermind.

Et j’ai remarqué que depuis que j’étais entrée dans l’eau, toute l’eau de la piscine était en mouvement. Je nageais très lentement, et pourtant il y avait des vagues partout. Je faisais des vagues.

Il m’est alors (ré)apparu que quoi que je fasse, mon énergie impacte le monde autour de moi. L’énergie impacte l’énergie.

Qu’est-ce que je décide de faire ou de ne pas faire, sachant ça ? Qu’est-ce que je décide d’être ? Qu’est-ce que tu décides d’être ?

Si mon énergie impacte l’énergie autour, je pourrais avoir envie de contrôler mon énergie, avoir envie de n’envoyer que du “positif”. A développer de la joie ou de la sérénité pour que mon environnement soit touché par ce “positif”. A n’être que joie de vivre pour rayonner la joie de vivre.

 

Bullshit.

 

Le fait que mon énergie impacte le reste, c’est pour moi une invitation à rester vraie et ouverte. A ressentir ce qu’il y a à ressentir. A observer ce qui se passe sans fuir. A prendre ce qui se présente — même quand c’est pas confortable. Surtout quand c’est pas confortable.

En nageant dans la piscine mardi dernier, j’étais traversée par plein de choses.

Le sentiment de luxe et de privilège d’avoir cette piscine pour moi toute seule.
L’émerveillement d’être sous ce ciel bleu radieux. Le plaisir de nager dans une eau tiède.
La tristesse d’avoir quitté des amis et des “soeurs” avec qui j’ai passé 10 jours intenses et magiques.
La sensation d’être submergée par toutes les possibilités qui s’offrent à moi, l’immensité de l’horizon de ma vie.
La sensation d’être submergée par toutes les possibilités que j’ai de faire foirer lamentablement toutes ces possibilités qui s’offrent à moi.
L’amour que je ressens pour mes amis et pour la famille que je construis.
L’anxiété d’être seule face à cette immensité intérieure.
Le sentiment de n’avoir pas profité au maximum de ce lieu magique qu’est Sedona, de mon séjour, de mes amis, de mes hôtels — les fauteuils sont super beaux et agréables et je ne m’en suis même pas servi alors que j’aurais pu travailler assise dessus, putain !
L’amour que je me porte.
La gratitude que je ressens envers la vie, ma vie et les circonstances que je rencontre.
Le vide et la solitude.

Pendant mes quelques jours de travail énergétique, on a fait un exercice puissant de canalisation de l’énergie pendant lequel notre enseignant nous répétait take it. Take it. TAKE IT.

Alors j’ai pris. J’ai pas cherché à fuir. Je me suis pas plantée devant la télé pour me rassurer. J’ai pas commandé un gâteau au chocolat en room service pour m’anesthésier. J’ai pas plongé la tête dans le travail ou la productivité. J’ai pas surfé sur internet ou fait du shopping en ligne.

 

J’ai nagé et j’ai senti. Je regardé le ciel et j’ai pris.

 

Ma capacité à impacter le monde avec puissance dépend directement de ce que je suis capable de prendre.

Feel it. Take it. Take it all.

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