Flora Douville | F*ck le développement personnel
25135
post-template-default,single,single-post,postid-25135,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,select-child-theme-ver-1.0.0,select-theme-ver-3.8,wpb-js-composer js-comp-ver-5.4.5,vc_responsive

F*ck le développement personnel

La chanson de l’article : PJ Harvey. Tu peux la mettre en boucle, t’auras bien le temps de l’écouter 3 fois en lisant :)

En fin de semaine dernière, après une semaine de Formation Pro, j’avais envie de remercier mes élèves de formation d’une part, et de passer un gros coup de gueule d’autre part.

Vendredi avec quelques élèves de ma formation, je parlais d’un stage de développement personnel que j’ai fait il y a une dizaine d’années et qui m’a bien fait perdre du temps, de l’énergie et de l’argent — pour rattraper les conneries, derrière.

C’était un stage sur le féminin — mon âme en tant que femme. L’objectif était de se reconnecter à sa puissance, de retrouver la partie de nous qui “sait”. La plaquette évoquait le sentiment de beaucoup de femmes de se sentir coupée, coupée de son désir, coupée de son intuition, etc.

Intéressant… parce que c’est bien comme ça que je me suis sentie, en sortant du stage.

Mais sans le voir vraiment. C’était insidieux.

Pendant le stage, j’ai participé à tout ce qui était proposé. J’étais attentive.

J’ai bien joué le jeu, j’ai participé même quand j’avais pas envie. J’ai fait ces putains d’exercices de biodanza que j’ai détestés, putain qu’est-ce que je déteste la biodanza ! J’ai fait ces trucs qu’on m’a proposé de faire même si je le sentais pas, parce que je croyais que si je voulais pas les faire c’est parce que j’avais un problème, un problème avec les autres humains, un problème de contact, d’ancrage et je ne sais quelle autre connerie encore.

J’ai dansé même quand c’était douloureux—c’était douloureux parce que je ne respectais pas mes limites. Je ne savais pas que je ne les respectais pas, je croyais que j’avais un putain de problème.

J’écoutais bien à l’intérieur de moi ce que je sentais, je n’étais pas déconnectée de mon ressenti ni de mon intuition, mais j’avais intégré une hypothèse bien pourrie : si je sens de la résistance et du frottement à l’intérieur, c’est forcément parce que j’ai un problème et que ça travaille. Il faut que je fasse ce qu’on me propose pour dépasser mon problème.

Et ça, c’était parce que je faisais confiance aux thérapeutes accompagnantes. Je leur faisais confiance sur leur capacité à me faire avancer. Je leur faisais confiance sur leur capacité à percevoir ce qui était bon pour moi à ce moment-là pour me faire grandir.

Sauf qu’elles en étaient incapables.

Avec le recul je constate qu’elles ne s’étaient pas aidées elles-mêmes sur les sujets qui m’intéressaient, qu’elles n’étaient pas là où je voulais être moi, elles n’avaient pas dépassé les challenges que je vivais. Elles n’avaient pas la finesse de perception par rapport à l’ego, dont j’aurais eu besoin.

Alors pendant 3 jours, j’ai regardé des femmes se faire des bises et des câlins en me disant que j’aimerais pas ça, et du coup en me jugeant parce que si je n’aime pas la compagnie des femmes, de ces femmes, c’est que j’ai un problème. Un problème avec les femmes en général, un problème avec le féminin, un problème avec mon féminin. J’ai pensé que j’en avais encore pour plusieurs années de thérapie pour réussir à faire bouger ça.

J’ai regardé des femmes en sarouel et en foulards de toutes les couleurs, surtout très vives, en me disant que si j’avais pas envie de ressembler à ça c’est que, une fois de plus, je devais avoir un problème. J’étais trop masculine, pas assez dans la douceur et la réceptivité du féminin.

Parce que c’est ça, le féminin, on est d’accord, hein ? C’est la réceptivité, la douceur, l’écoute, l’introspection, la maternité, la gestation, la fertilité… c’est de l’ironie. FUCK cette vision du féminin.

Et puis je les ai écoutées parler de leurs problèmes de règles, de couple, d’abus, de solitude, de plaisir, d’image, de quotidien, etc. Je les ai écoutées se complaire dans leurs problèmes et leurs histoires. J’ai vu les accompagnantes entrer dans leurs mensonges et accepter leurs jeux psychologiques. J’ai ressenti un malaise sans comprendre ce qui se passait, sans aucune clarté, sans pouvoir nommer mon inconfort, donc dans l’impuissance. Et comme je ne me posais pas ces questions dans ma vie de femme, ou que j’en avais rien à foutre, je me suis encore dit que ça déconnait et que j’étais déconnectée des autres, pas ancrée, bref tout un tas de conneries.

Je suis ressortie de ce stage sincèrement contente, consciemment persuadée que j’avais avancé, parce que j’avais affronté des choses difficiles (donc ça avait « travaillé », forcément !) et que je voyais les zones qui restaient à traiter. En fait inconsciemment, je m’étais CRÉÉ des problèmes que je n’avais pas. Le stage ne m’avait pas permis d’aller toucher ma puissance et mon intuition, il m’en avait complètement coupée. Moi j’dis pas mal !

Bon ok, si je suis allée chercher ça c’est parce que j’étais probablement pas prête pour autre chose, et d’accord de jouer à ça inconsciemment.

Je m’étais persuadée qu’il n’y avait pas d’autre possibilité que celle-ci pour avancer, pour solutionner mes problèmes de l’époque. J’en suis responsable à 100%.

Mais en même temps, BAH MERDE.

Ça me fout dans une putain de colère de voir ça. De savoir que ce genre d’accompagnement s’est fait et continue de se faire. C’est du grand n’importe quoi et c’est fait dans l’inconscience, avec une espèce d’intention mielleuse au départ.

Y avait tellement de non-dits, de choses bancales dans le cadre, dans la pédagogie et même dans les « techniques » thérapeutiques apportées dans ce stage que je suis repartie avec un maximum de frustration, de jugements et de violence envers moi-même que j’ai complètement intériorisés.

 

Et j’ai PAYÉ pour ça. Dans tous les sens du terme.

 

Alors oui, je pourrais voir que si j’en suis là aujourd’hui c’est parce que ce stage m’a permis de comprendre des choses et d’apprendre. Que d’une certaine manière, il m’a servi. Et c’est vrai : dans l’absolu, tout sert.

Mais la gratitude, c’est une expérience qui se vit naturellement une fois que les émotions ont été traversées. Pas avant. C’est facile de squeezer la colère et passer direct à la gratitude : “ah non mais c’est bien, en fait, ça m’a vraiment fait grandir cette expérience, tout est juste” 💗.

Tout est juste ?!

“Et mon cul, c’est du poulet ?!” (Maman, en hommage à toi)

Avant de pouvoir me réjouir, je dois pouvoir exprimer toutes le émotions qui sont en moi. Sinon la gratitude est juste un beau couvercle argenté que je pose sur une putain d’énergie qui veut sortir. C’est du perchage. C’est une façon de ne pas vivre ce qui veut se vivre. De castrer l’intensité.

Et tu l’auras compris, j’ai pas envie de ça. Je me fous de savoir si y a ou si y aura de la gratitude derrière. Pour l’instant j’ai envie de dire merde à tout ce qui musèle ma puissance, ta puissance.


Et dans le développement personnel, y a vraiment beaucoup de choses qui musèlent la puissance. L’ego et ses gardiens pullulent dans ce milieu. Comme dans plein d’autres, hein, remarque. Mais ce qui fâche, c’est que le développement personnel t’en parle de l’ego, et te dit quand même que tu vas trouver des réponses pour le tacler. C’est ballot.

L’ego, il se manifeste entre autres à travers les automatismes. Là où y a de l’automatisme, y a probablement un mécanisme de l’ego.

Et de l’automatisme, bah y en a plein, dans le développement personnel, si tu regardes un peu. Ça se voit dans tous les codes et les règles tacites que tout le monde accepte dans ce milieu. Ce que tout le monde fait sans voir que c’est devenu une ligne de conduite.

On s’habille baba cool.
On se prend dans les bras longtemps et on se regarde dans les yeux longtemps—parce qu’on VEUT se sentir connecté à quelqu’un, quelque chose, merde !
On fait des stages (on les anime, on participe) et on met des arc-en-ciel sur les plaquettes de stage (parce que c’est les couleurs des chakras et qu’on connaît bien sa symbolique sur le bout des doigts) qu’on dépose en magasin bio. On fait certainement pas du marketing, c’est maaaal.
On fait des méditations/visualisations/exercices de connexion spirituelle en groupe et on fait des petits gémissements pendant les exercices—parce qu’on est liiibre et qu’on laisse notre corps s’exprimer pleinement.
On s’épile pas sous les bras, parce que les poils c’est naturel et que s’épiler c’est vouloir contraindre la nature qui est en nous.
On a toujours un jeu de carte de l’oracle des déesses dans son sac.
On fait des tas de stages pour faire monter son niveau de conscience. Au début c’était pour trouver des réponses à des questions concrètes, mais on a oublié lesquelles et depuis on tourne en boucle pour aller vers toujours plus de spiritualité, avec toujours les mêmes problèmes de merde dans le quotidien.
On sait que l’important c’est le dedans, pas l’apparence—mais on s’applique quand même à avoir un look naturello-spirituel et on juge discrètement que la meuf qui met des talons hauts et un short court, c’est une pute.
On met des photos d’Amma dans son cabinet, ou des peintures énergétiques. Ou les deux.
On écoute des mantras et de la musique de relaxation parce que c’est plus élevé vibratoirement que d’écouter Daft Punk.
On s’autorise à dire des gros-mots une ou deux fois par an seulement—parce que les gros mots ça a une fréquence trop basse.
On fait de la communication non-violente et on parle à son mec avec de la délicatesse bien féminine : “je ne me sens pas entendue dans ma globalité, dans qui je suis, dans ma divinité de femme, quand tu me dis que tu veux baiser”.
On ne parle d’argent que de 3 manières : pour dire qu’on en manque, pour dire qu’on est bien loti et qu’on a pas à se plaindre avec son salaire moyen, ou encore pour dire que l’argent c’est malsain d’en vouloir beaucoup—et on se garde bien de s’avouer qu’on en voudrait plus.
On fait du yoga ou de la danse africaine éventuellement, mais surtout pas du pole dance ou de la boxe.
On signe ses mails avec coeur-dialement et on écrit en langue des oiseaux.
On ne parle que de choses positives et on est toujours plein de gratitude pour la vie et pour les rencontres que l’on a faites.
On est prêt à investir sur soi pour rester au même endroit—faire un 17ème stage de thérapie—mais pas pour risquer d’aller mieux : résoudre pour de bon ses problèmes de fric, de santé, de couple, de travail, de famille, de logement. Parce qu’il faudrait regarder en face les histoires qu’on se raconte depuis des années et que ça pue, là-dedans.
On se fait accompagner par des thérapeutes en tout genre dont on dépend et on est toujours à l’affût d’un thérapeute qui fait des trucs de dingue, pas comme les autres. Un thérapeute plus puissant que les autres.

Pourquoi ? Parce qu’on cherche notre puissance à l’extérieur et que malgré toutes ces beeeeeelles choses qu’on fait dans notre vie (ça donne envie, cette liste, hein ?!) bah on sait intérieurement qu’on se plante et qu’on est à côté de la plaque. Qu’on a rien résolu. Qu’on se ment à soi-même, qu’on fait de la merde.

Mais FUCK ce putain de développement personnel. FUCK IT.


Alors je dis MERCI à mes élèves de Formation Pro, qui m’ont permis de créer un développement personnel qui me va beaucoup mieux.

Un développement personnel où chaque femme peut se sentir belle, libre et acceptée en étant tatouée ou pas, les cheveux rasés ou très longs, colorés ou blancs, entrepreneuse ou pas, épilée ou pas, qui porte du synthétique et l’assume ou préfère le coton et le lin, met des paillettes et du vernis ou préfère la sobriété. Et toutes les nuances entre les deux.

Un développement personnel où on écoute du Daft Punk à la pause du matin, Metallica dans la voiture, Deva Premal de temps en temps et Radiohead, très souvent.

Un développement personnel où gagner de l’argent et se développer économiquement fait partie des gros sujets de travail. Où on s’autorise à vouloir gagner plus, gagner mieux, parler chiffres et tarifs allègrement et sans détour.

Un développement personnel où on est pas obligées de toucher les autres ou se donner les mains en dansant, de se prendre dans les bras si on a pas envie, de faire comme les autres alors qu’on a juste envie de s’allonger dans le canapé. Où on apprend à sentir ses limites, à les poser, et à ressentir la joie de dire “merde”.

Un développement personnel où on est pas là pour jouer un rôle, pour être toujours plus spirituel, pour faire monter sa vibration ou pour ascensionner. Où y a pas de bonne façon de faire, de personne à suivre ou de modèle à copier. Personne à mettre sur un piédestal.

Un développement personnel exigeant où on est pas là pour se rassurer l’ego, où on est pas là pour croire à nos histoires et nos excuses. Où on regarde bien en face les mensonges qu’on s’est racontés, les envies et les pulsions qui sont là et qui demandent qu’à s’exprimer, les désirs intenses qui viennent du ventre : d’aller vivre ailleurs, de se lancer dans un projet de dingue, s’isoler et dire “fuck” au monde pendant une semaine, ou de se faire prendre sauvagement par ce gars, là-bas.

Un développement personnel qui regarde à la loupe les mécanismes inconscients : “c’est pas parce qu’on travaille sur soi pendant 25 ans qu’on travaille sur soi pendant 25 ans” (copyright Pierre Mézières). Qui va fouiner là où quasiment personne ne va pour déblayer les vrais blocages et générer des vraies transformations derrière. Qui fait qu’on passe pour de vrai à sa vie de rêve. On est pas sur un nuage pendant une semaine avant de redescendre dans sa merde.

Un développement personnel qui prend en compte la diversité concrètement—et qui l’incarne, pas juste sur le papier. Un développement personnel qui jouit de la richesse de nos différences dans tous les domaines de notre vie, et qui nous invite à jouir de qui nous sommes. Oui, j’ai écrit le mot jouir 2 fois dans la même phrase. JOUIR JOUIR JOUIR. Ce mot-là n’est pas interdit dans mon développement personnel, il est même très fortement recommandé. On y parle d’être animal, d’intensité et de désir féroce.

Un développement personnel qui met le feu au cul et qui s’en réjouit. Un développement personnel VIVANT.

Un développement personnel vrai.

Hum…

Un développement personnel… qui développe personnellement, en fait.

Putain de merde et MERCI. Merci à mes élèves, mes sorcières bien-aimées.

 

Maintenant, à toi.

Si toi aussi t’as envie de dire FUCK au développement personnel, bah vas-y, c’est le moment !

Allez !

Ces articles peuvent t’intéresser

Ça t’a plu ? Pour recevoir mes articles chaque semaine,
inscris-toi :


8 Commentaires

  • Jennifer

    02.10.2018 at 10:26 Répondre

    J’avoue que j’ai du rire en imaginant certaines scènes décrites dans ton article.
    Ceci dit, ce que tu décris, ce n’est PAS DU TOUT du développement personnel. Alors, oui ces personnes ont du utiliser ces mots pour définir leur programme, mais ce n’est PAS ça le développement personnel (et encore heureux).
    Donc ok , pour le F**ck, mais F**ck à ceux qui arnaquent les gens, et ceux qui te font croire que tu vas faire du développement personnel alors que tu ne vas pas en faire du tout.

    • Flora Douville

      Flora Douville

      02.10.2018 at 10:58 Répondre

      Et il y a surtout ceux qui font cela à la base dans une démarche sincère mais n’ont pas du tout assez bossé sur eux (ou ont beaucoup bosser en superficiel !) et ne sont pas du tout conscient qu’ils transmettent leur propre limite !

  • Lou des Steppes

    02.10.2018 at 11:50 Répondre

    Flora : MERCI. J’en peux plus de récupérer des clientes en déblocage express qui sont en PLS à cause de leurs croyances puantes issues du milieu du développement personnel/spirituel qui déborde d’orties bien-pensantes. Tu mets le pied dedans lors d’une promenade pour y voir clair sur tes questionnements et tu finis par te gratter de partout en pensant que c’est bon signe. L’absurdité généralisée. Génial pour rajouter des couches de culpabilité aux nanas qui en avaient déjà pas assez. Heureusement qu’il existe quelques natures rebelles pour élever la voix et dire tout haut « non mais posons-nous deux minutes pour nous poser une vraie question existentielle qui fait avancer : t’as pas envie de péter un coup, là ? »

  • Lydia

    02.10.2018 at 17:50 Répondre

    Dans mes bras !
    Exactement ce que j’ai vécu (sur une journée) et qui me met mal à l’aise car ça sonne faux.
    J’ai des amies comme ça, exactement. Du toc, du chiquet, du clinquant et de la poudre aux yeux.
    Pourquoi avoir besoin de psy en permanence ?
    Je prône l’authenticité, le droit de dire merde si j’ai envie.
    Et d’être baba si je veux, quand je veux.
    Bref, ton approche me plaît de plus en plus. Je n’ai pas du tout les moyens de m’inscrire, mais je suis.
    Merci !

  • BERLAIN Martine

    02.10.2018 at 20:59 Répondre

    Flora,
    Ton article m’a fait bien marrer… mais pas que..
    La biodanza… Ah ben la, tu m’as ramenée à ma propre expérience. Cette gêne que j’ai ressentie d’être pas comme les autres lors des quelques séances que j’ai vécues il y a quelques années. Gêne de voir les autres, tous les autres, se prendre dans les bras, se câliner, se regarder « complices » alors que moi je ne pouvais pas y aller. C’était trop.. Mon corps disait non. Cela ne respectait pas mes limites. C’était impudique… Du coup, moi aussi, je me suis sentie hors jeu, moi aussi j’ai été automatiquement sur le grill. J’étais celle qui résistait, celle qui ne rentrait pas dans la danse. J’aimais juste danser seule. Je suis repartie en m’interrogeant sur moi. Malgré tout, je ressentais que beaucoup de personnes venaient là par désespoir, pour combler un gros manque affectif. C’était évident que ces personnes n’étaient pas du tout bien et que les facilitatrices « profitaient » de ce mal-être…
    Ces épisodes sont lointains mais ta description m’a ramené en arrière, à ces moments-là mal vécus car rien n’était « juste ».
    Je partage sur le fait que ce soit bel et bien une arnaque…

  • Solange TERNON

    08.10.2018 at 10:36 Répondre

    Je suis d’accord avec Flora .On ne peut transmettre que là où on en est de son propre développemnt de conscience.
    Tout n’était peut-être pas à jeter.dans tous les cas, remercie d’avoir aprticipé à ce stage qui t’a fait prendre conscience et appris le discernement.
    j’ai suivi de nombreux « stages » qui m’ont éveillée » et puis, un jour, mon discernemnt était là et je quiitais.
    privilégier le sstages où il y a peu de participants .
    Bonne continuation

  • Amandine

    21.11.2018 at 12:03 Répondre

    Merci ça fait trop du bien à lire, ça fait un moment que j’en ai marre de ces distorsions moi aussi, j’en pense que c’est n’importe quoi. Éteindre complètement les gens dans un but « spirituel » lol, la nouvelle mode du moment.

    Dans ce que tu racontes aussi ce qui me met en colère c’est cet espèce de rejet social subtil qui se produit si tu touches pas les gens alors que t’en as pas envie. Va parler de consentement et de limites après ça, une fois que la « spiritualité » a bieeeen dit qu’il ne fallait surtout pas avoir de limites et se laisser marcher dessus par toute la population et rester dans des relations abusives parce que ce serait « divin »…

    Sérieux ça me fait péter un plomb. Je suis ravie de voir des articles de ce genre et de voir que de plus en plus de monde voit ces distorsions. Je me sens moins seule. Merci à toi !

    Et oui, le programme de ton atelier ça avait l’air extrêmement chiant lol, et moi aussi je me serais sentie mal avec ces femmes et je n’aurais pas eu envie de faire l’espèce de danse à 18 avec les-gens-qu’on-connaît-pas. Et je trouve que le développement personnel que tu as créé et que tu définis plus bas est beaucoup plus fun et intéressant lol.

    Sérieux on dirait qu’avec les distorsions du développement personnel/spirituel le but est vraiment d’éteindre complètement les gens et d’en faire des photocopies les uns des autres dans un but nébuleux et de leur interdire tout ce qui les intéresse parce que ce serait « mal » ou « pas éveillé ». Jamais compris pourquoi, mais ça sent pas bon.

    Pour les gens qui sont dedans en + c’est très difficile de fuir car c’est une manipulation mentale très vicieuse et culpabilisante. Il y en a qui sont à un endroit où personne de sensé ne peut venir les chercher. Merci à toi d’avoir abordé ce sujet. ^^

Laisser un commentaire