Flora Douville • L'anti conseil en image | Être, sans rien faire
23332
post-template-default,single,single-post,postid-23332,single-format-standard,hazel-core-1.0.3,woocommerce-no-js,ajax_fade,page_not_loaded,,select-child-theme-ver-1.0.0,select-theme-ver-4.1,wpb-js-composer js-comp-ver-6.0.3,vc_responsive
Citation Flora Douville

Être, sans rien faire

A l’heure où tu lis ceci, je suis en voiture, sur un train, entre l’Angleterre et la France. Je rentre de 2 semaines intenses et magiques, passées avec des amis de tous horizons.

La semaine dernière, j’ai participé à un séminaire intensif animé par mon coach et mentor Rich Litvin. Un événement avec 150 personnes.

Je ne faisais pas partie des participants cette fois, mais de l’équipe d’encadrement. J’étais responsable d’un groupe d’une douzaine de personnes, que je retrouvais tous les jours pour un temps de partage sur ce qui avait émergé dans la journée.

C’était quasiment que des coachs, certains très expérimentés, d’autres débutant à peine. La plupart étaient Anglais, certains étaient Allemands ou Espagnols. Ils ont investi une grosse somme d’argent et sont venus de loin pour certains, pour participer à ce séminaire.

 

Je suis arrivée avec des questions et des craintes :

• est-ce que je vais être à la hauteur ?

• je comprends pas tout ce qu’ils disent, avec leur accent anglais… je vais réussir à gérer ?

• mais moi, je suis pas coach ! qu’est-ce que je fais si des trucs émergent et qu’ils ont besoin de soutien ou autre chose ?

• ça veut dire quoi être leader ?

 

Le soir où nous nous sommes retrouvés en groupes pour la première fois, j’ai d’emblée annoncé qui j’étais et comment je fonctionnais. Que j’étais Française et que peut-être j’allais leur demander de répéter 3 fois ce qu’ils avaient à dire. Que j’étais pas coach et que je faisais quelque chose de super intéressant, juste différent.

 

Sans trop y penser, j’ai fait le choix qui s’imposait : être moi — c’est ce que je sais faire de mieux.

 

Les 3 jours qui ont suivi, j’ai été moi et à chaque instant, j’ai renouvelé ce choix.

J’ai choisi les vêtements dans lesquels je me sentais le plus moi, avec tout ce que j’ai de fluide, allongé, gracieux et sexy. J’ai porté des chaussures à talons super hauts et confortables qui m’ont aidée à être très présente dans mon corps — ça c’est nouveau.

J’ai été disponible, ouverte à tout ce que s’est montré. J’ai ouvert mes bras et l’espace devant moi à chaque personne qui s’est présentée. J’ai porté mon attention sur chaque membre de mon groupe, j’ai écouté ce que chacun avait à dire — ou à ne pas dire. Je n’ai posé aucune intention sur la façon dont mon travail devait se passer, sur la façon dont je voulais jouer mon rôle, si ce n’est d’être. Je n’ai posé aucune intention sur la façon dont les choses devaient se passer pour chaque membre.

J’ai rencontré des gens, j’ai rigolé, j’ai écouté, j’ai observé, je regardé. J’ai été là, pleinement.

 

J’ai eu l’impression de ne rien faire.

 

Et c’est exactement ce dont les gens avaient besoin — y compris moi.

J’ai réalisé à la fin du séminaire que si mon groupe avait apprécié mon leadership et ma présence, c’est précisément parce que je n’avais rien fait.

J’ai réalisé que si mon “travail” avait été aussi facile, si j’avais l’impression de n’avoir fait aucun effort, c’est simplement parce que je m’étais permis d’être, sans aucune intention, sans aucune attente envers moi-même.

Et je dois dire que j’ai passé 3 jours magiques. Fluides, légers, pleins de beauté et de fun, et remplis d’une sensation profonde d’être à ma place, grande, forte et stable.

Il y a 9 mois, lorsque j’ai mis un pied dans l’univers de Rich Litvin, j’étais presque en état de choc : j’avais enfin trouvé ma famille, mes gens. Des personnes qui rigolent des mêmes choses que moi, qui ont une ambition au moins aussi grande que la mienne, un cœur énorme, une exigence et une éthique professionnelle de malade et une ouverture sur le monde et la connaissance de soi que je rencontre rarement. J’avais passé les 4 jours de notre mastermind à pleurer — ou presque. Trop contente. Personne ne l’avait vraiment vu, parce que j’étais restée dans mon coin, intimidée et fascinée.

 

J’étais invisible.
Aujourd’hui, je suis invincible.

 

Parce que j’ai choisi de l’être. Ou plutôt, j’ai choisi d’être.

Ça t’a plu ? Pour recevoir mes articles chaque semaine,
inscris-toi :


2 Comments

  • Avatar

    Christèle Rosinet

    29.10.2017 at 21:19 Répondre

    Bonjour,
    Ce que vous écrivez résonne en moi, car lorsque j’accompagne des personnes (je ne suis pas vraiment coach), c’est ce que je ressens. Et c’est dans ces moments que je me sens moi, sans question ni doute. Je me sens forte et je vibre.
    Merci d’avoir mis les mots sur cette sensation!
    Christèle

    • Flora Douville

      Flora Douville

      29.12.2017 at 13:36 Répondre

      Super Christèle, si je peux t’aider à clarifier les choses :)

Post a Comment