Flora Douville • L'anti conseil en image | Comment je me suis plantée devant toutes mes élèves
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Comment je me suis plantée devant toutes mes élèves

J’étais en Formation Pro toute la semaine dernière. Une semaine intense et magnifique, pleine d’enseignements — pour mes élèves mais aussi pour moi.

Pour devenir professionnelle en Méta et aider ou accompagner des gens à partir de leur profil énergétique, il est primordial d’être au clair sur son propre profil.

C’est la raison pour laquelle chaque membre de la formation passe devant le groupe pour que chacune puisse observer, sentir et confronter ses perceptions avec les miennes et celles du groupe. Moi, je dis ce que je vois et ce que je ressens, à la fin. Et parfois, je doute ! Alors je le dis aussi.

Mais jeudi il s’est passé un truc intéressant…

C’était au tour d’Aurèle de passer devant le groupe. Aurèle avait une idée de son profil, qu’elle expérimentait depuis quelques mois.

Après observation, malgré un léger doute je lui ai confirmé ce qu’elle avait identifié. Quelques élèves étaient dans la confusion et sentaient un truc qu’elles n’arrivaient pas à expliquer, mais je leur ai donné une explication tout à fait plausible et puis nous sommes passées à autre chose.

Ce que tu dois savoir à ce moment de l’histoire : la veille avait été intense émotionnellement pour moi, je suis en pleine transformation intérieure et j’avais passé la soirée à parler avec mon coach et une membre de ma Team pour éclaircir des trucs. Mon coach, le midi, m’avait en plus annoncé un truc très perturbant sur mon fonctionnement. J’étais fatiguée et mon attention était retenue là-dessus.

Pendant la soirée et le lendemain, j’ai repensé à Aurèle. Je l’ai observée. J’ai vu et senti autre choseque ce que j’avais annoncé la veille. Je m’étais bien trompée.

Alors samedi, je l’ai fait revenir devant le groupe pour dire ce que je voyais, pour dire que je m’étais trompée et pourquoi. J’ai expliqué tout le processus par lequel je suis passée.

Je me suis trompée parce que mon filtre de perceptions était encrassé avec des émotions et de la confusion. Je me suis trompée parce que j’ai mis une partie de mes perceptions de côté. Je me suis trompée parce que j’ai décidé, dans l’instant, de trancher et de donner une réponse au lieu d’être présente à la réalité et de laisser de l’espace pour sentir mieux, pour sentir clair. Je me suis trompée parce que j’étais fatiguée et que je ne l’ai pas assez pris en compte.

Et puis j’ai rectifié le tir en la faisant revenir.

À ce moment-là j’ai choisi de donner de l’importance à toutes mes perceptions, y compris le doute qui planait. Je l’ai regardé de plus près, ce doute.J’ai continué à observer Aurèle, à rester dans l’ouverture et l’écoute de son énergie. J’ai remis toute mon attention sur elle. J’ai vu ma fatigue et ma dispersion et j’ai plutôt choisi de focaliser mon énergie sur la sienne.

J’ai remis les choses au clair et tout le monde a apprécié. Tout le monde a été surpris, soulagé et fasciné par ce qui se passait. Y compris moi.

Nous avons toutes énormément appris de cette expérience.

 

Et ce qui permet ça, c’est ma grande exigence.

 

Mon exigence fait que je m’entraîne constamment, ce n’est jamais fini. Comme un sportif de haut niveau : ça ne s’arrête pas.

Mon exigence fait que je m’entoure de personnes elles aussi exigeantes (comme mon coach) qui m’aident à avoir toujours plus de clarté et mettre plus de conscience sur mes angles morts, mes évidences, mes mécanismes inconscients.

Mon exigence fait que je continue à observer, à rester ouverte et à l’écoute même quand on pourrait penser que le job est fini.

Mon exigence fait que je paie mon coach pour venir me superviser en formation et me donner des pistes de transformation pour la suite.

Mon exigence fait que quand je me plante, je le dis et je profite de l’occasion pour exposer tout le processus de plantage et de rectification à mes élèves, parce qu’elles passeront elles aussi toutes par là. Et c’est parfait.

Et c’est grâce à cette exigence que mes élèves, alors qu’on arrive à peine à la moitié de la formation, ont déjà mis des choses en place. C’est grâce à cette exigence que ma formation est meilleure chaque année. C’est grâce à cette exigence que mes élèves développent leurs capacités de perception de plus en plus vite et que leur capacité à traverser l’inconfort de la croissance grandit de jour en jour.

Mon exigence est l’un des piliers fondateurs de la Formation Pro à la Méta, et c’est ce qui fait toute la différence avec la plupart des formations professionnelles sur le marché.

Avec ma Team, on est déjà en train de préparer la formation 2019. Si tu es intéressée, inscris-toi sur cette page. Les infos arrivent dans le courant de l’été :)

 

Maintenant, à toi.

Dis-moi dans les commentaires :

• Quelle est la dernière “erreur” que tu as faite ? Qu’en as-tu appris ?

• Comment t’en es-tu servie dans ta vie pour avancer ?

Yo !

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1 Comment

  • Avatar

    Blandine

    30.05.2018 at 22:23 Répondre

    Bonsoir,

    Hier, à la nuit tombante, sur un chemin en rentrant de promenade, un troupeau de vaches avec un taureau a foncé dans ma direction, je n’avais jamais vu ça, une masse compacte et déterminée, pas quelques vaches curieuses batifolant. La clôture n’était pas à la hauteur, elle ne pouvait pas les arrêter. Ma chienne avait pris les devants, comme chaque soir, pour aller barboter dans le ruisseau, elle a senti, ou entendu, tourné la tête et est remontée au galop, s’est arrêtée à quelques mètres sous moi, au milieu du chemin. Instinctivement, je lui ai crié « non », elle n’a pas le droit de courir après les vaches. Quand la horde en furie est arrivés à deux mètres de la fragile clôture, sans dévier son chemin, sans ralentir, la chienne a bondi, l’a reconduite à l’autre bout de la pâture, ou un seul fil électrique accroché à de frêles piquets blancs n’a pas suffi à l’arrêter. La chienne m’a aussitôt rejointe et plus quittée, oubliant le ruisseau.
    En rentrant je maudissais ma chienne qui avait fait fuir les vaches, allait me fâcher avec mes voisins, sans compter le risque d’accident, car le troupeau était dans un bois proche de la voie de chemin de fer, et le nouveau taureau, apparemment dangereux, qui était en liberté… J’était prête à chercher une ferme isolée pour la donner…
    En revisualisant la scène, au fil des heures, mon avis a totalement changé : ma chienne m’a tout simplement sauvé la vie. Elle a compris le danger (moi aussi, je ne voyais plus que les cornes du taureau!) et fait son travail de protecteur. Sans elle, l’agriculteur négligent qui parque un taureau avec juste un fil n’aurait pas retrouvé ses vaches dans le bois, mais moi piétinée sur le chemin, dans je ne sais quel état… Mais allez le lui faire comprendre!

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