Flora Douville • L'anti conseil en image | Comment je gère mes erreurs et mes échecs
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Comment je gère mes erreurs et mes échecs

Gros sujet aujourd’hui : les erreurs et les échecs.

Oui, ces trucs visqueux que souvent, on a envie de foutre à la poubelle rapidos pour passer à autre chose, ni vu ni connu.

C’est humain, de vouloir ne s’attacher qu’à ce qui marche, et de se désintéresser très vite de ce qui ne marche pas, de ce qui n’a pas marché.

Les erreurs et les échecs, ça fait, souvent, qu’on se sent nul·le, qu’on a chaud, qu’on a honte, envie de se cacher, qu’on a peur des conséquences, qu’on est en colère, qu’on est triste ou angoissé… bref, ça ne vient en général pas avec de la paix intérieure, de la joie et de la clairette de Die.

Par contre, est-ce que c’est productif de vite passer à autre chose ? Non, absolument pas : dans les erreurs et les échecs, il y a un potentiel énorme de progression, de transformation, de croissance.

Manifestement, quelques personnes l’ont déjà compris, ce que je dis là c’est pas innovant. Mais si tu regardes bien, TRÈS PEU de personnes vivent et appliquent ce principe. C’est ballot !

Bah ouais, t’en connais beaucoup, toi, des gens qui savent reconnaître leurs erreurs et les nommer, les assumer auprès des autres, dans la simplicité ? Et puis qui prennent le temps de regarder leurs échecs sous différents angles, tranquillement, pour en tirer des leçons et de l’inspiration pour repartir ?

Regarder ses erreurs, ça fait mal au cul. Je suis bien placée pour le savoir : c’est ce que je fais depuis des années et c’est un des ingrédients qui m’a permis de transformer mon business (et donc ma vie). Et même après des années, ça fait toujours mal au cul.

C’est comme le renforcement musculaire, c’est pas parce que tu t’entraînes tous les jours que t’as plus mal : t’es juste plus endurant·e et tu supportes beaucoup mieux quand ça chauffe.

Mais les sensations sont toujours là, l’intensité aussi. Tu as juste arrêté de te raconter des histoires sur ce que ça veut dire, de partir en mode panique et de croire que tu vas mourir si tu continues dans cette direction.

C’est EXACTEMENT pareil.

Pourquoi je dis que regarder mes erreurs m’a permis de transformer mon business et ma vie ? Ouh la la, c’est des gros mots, ça quand même. Bah parce que quand tu es prêt·e à regarder ça, c’est que tu es prêt·e à entrer dans une relation de VÉRITÉ avec toi-même et avec la réalité.

Si tu es prêt à rester face à ce que tu as fait, à garder les yeux ouverts et à analyser la situation, ça veut dire que tu reprends le pouvoir sur toi-même et que tu ne laisses pas l’émotionnel décider à ta place, de ce que tu fais et de ce que tu vas faire.

Cette attitude, répétée dans le temps, ça change la donne : tu t’entraînes à créer de l’espace entre toi et la situation, ce qui te permet de respirer, regarder les choses avec du recul et prendre des décisions d’un autre niveau, plus qualitatives.

C’est il y a 5 ans, quand j’ai commencé le coaching avec mon coach/superviseur actuel, que j’ai compris le pouvoir de regarder ses erreurs : c’est ce qui me permettait d’abord d’améliorer drastiquement ma pratique et ma pédagogie (oui, sans même que mon coach ne connaisse la Méta®) mais aussi de revenir à une communication transparente et vraie avec les gens autour de moi.

La vérité et l’intransigeance étant des valeurs hyper fortes pour moi, faire ça de manière répétée m’a permis de récupérer de la puissance et de la sérénité comme jamais.

Ça a remis beaucoup beaucoup de cohérence, dans mon métier, qui est de dégager tout le faux et la construction (l’ego) pour accéder au VRAI, au pur, au simple : ton essence, ta nature magique, à travers ton profil Méta®.

Les erreurs et les échecs, j’en connais de plein de sortes, j’en ai expérimentés différents types.

Y a juste quelques semaines on a foiré notre lancement TOP GUÉPARD, par exemple.

Les erreurs que je fais sur des profils Méta®—j’en fais pas des masses mais j’en fais, j’en parle ouvertement. En Formation Pro Méta®, il nous arrive en général une fois ou deux, pendant un cycle, de faire une erreur de profil.

Je n’imagine même pas à quoi ça pourrait ressembler de chercher à cacher ou minimiser l’erreur :

on laisse notre élève avec un profil erroné ?
Il·elle repart donc avec un profil qui n’est pas le sien, donc soit ça frotte déjà à l’intérieur parce qu’il·elle sent que ça va pas, soit ça va frotter plus tard, après. Il·elle va perdre confiance en ses ressentis si notre avis est mis avant le sien, ce qui est possible si on a insisté en mode “c’est nous qui avons raison” et qu’on a été en prise de pouvoir pendant la formation. Ou bien il·elle va perdre confiance en nous (et fera bien) si il·elle ne sent pas ce profil comme étant le bon et qu’il·elle s’écoute.

• on lui dit que son profil n’est pas le bon en aparté, dans un coin ?
On lui dit à lui·elle, que son profil est pas bon, mais pas devant le groupe, qui va donc l’apprendre petit à petit au détour de conversations. Soit nos élèves ont peur de nous parce qu’on est en prise de pouvoir sur le groupe et personne ne va rien dire, soit certain·e·s de nos élèves vont ouvrir leur gueule (à raison) et poser la question dans le groupe de pourquoi on en a pas parlé ouvertement. Et là notre réponse ne pourra pas être convaincante, donc soit ça résultera en une perte de confiance globale, soit on continue dans la prise de pouvoir.

Mais quelle merde ! C’est quoi, ce niveau d’exigence ? C’est quoi, ce niveau de qualité ? C’est quoi ce niveau de professionnalisme, ce manque de transparence, d’intégrité ? C’est quoi, ce genre de relation à l’autre ?

C’est clairement pas ça que je veux ni pour moi, ni dans la relation que je crée avec mes élèves.

Nota : Dans la plupart des formations, le niveau n’est pas même pas suffisant pour simplement se rendre compte qu’on a fait une erreur… et oui.  *sigh*

Dans mes valeurs, y a aussi la transparence. Celle-là, je la voyais même pas au début, tellement j’en suis imprégnée. C’est pour ça que quand je fais des erreurs, je les regarde et j’en parle.

Dans la Formation Pro en général ça surprend tout le monde, ce niveau de transparence et ce rapport simple à la vérité.

Mais en même temps, QUEL EST L’INTÉRÊT de ne pas avoir un rapport simple à la vérité ? À part se créer de la souffrance inutile ? Aucun.

En parlant de ses erreurs, on se remet dans la réalité, on analyse ce qui s’est passé, ce qui a conduit à l’échec, là où il y avait d’autres options, ce qui fait qu’on a choisi l’option A plutôt que la B ou la C… c’est extrêmement riche de regarder ça.

C’est ce qui permet de tirer une leçon pour les prochaines fois. C’est ce qui permet à certaines personnes qui avaient VU la vérité de repérer comment ça s’est passé pour eux. C’est ce qui permet à tout le monde d’apprendre quelque chose.

C’est valable partout dans ma vie, ça.

C’est tellement plein de cadeaux à l’arrivée, de prendre le temps de regarder ses échecs et ses erreurs, que je ne comprends pas qu’on soit aussi peu nombreux à le faire et à en parler !!

Ah si, je sais : les gens n’aiment pas avoir mal au cul.

Maintenant, à toi :

Dis-moi dans les commentaires : c’est quoi, ton rapport à l’échec et à l’erreur, aujourd’hui ?

Bonne journée 🙂

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2 Comments

  • Avatar

    Carinette

    26.05.2020 at 14:59 Répondre

    ❤❤❤
    C’est officiel, je l’aime cte meuf 🙂

    • Team Flora Douville

      Team Flora Douville

      02.06.2020 at 19:00 Répondre

      Tiens Salut Carine 😀
      <3 <3 <3

      Doris de la Douville Team

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