Flora Douville • L'anti conseil en image | Comment bafouer la magie de la nature ? Comme ça.
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Comment bafouer la magie de la nature ? Comme ça.

Aujourd’hui je viens mettre les pieds dans le plat sur un sujet qui me chauffe régulièrement.

Si dès la lecture de cette première phrase, tu te dis “ah mais elle est en colère, c’est mal d’écrire un mail en colère”, tu peux fermer tout de suite ce mail et te désinscrire de ma newsletter, la suite va pas être “bien” selon tes critères.

Et avant d’en venir à mon sujet, je rappelle que :

• mes articles de blog ne sont pas un dû que tu es en droit de recevoir en tant que citoyen de l’état français ou de je ne sais pas où, et qui devrait respecter des règles de bienséance de merde décrétées par—ah bah c’est marrant, tiens, décrétées par qui ? Non, mes article je les écris et  parce que j’ai envie, parce que j’aime écrire et parce que j’adore créer une relation particulière de cette manière, avec toi qui les lis. Je mets donc ce que je veux dedans, et c’est comme les paniers bio, si t’aimes pas les panais et qu’y en a trop à ton goût bah tu arrêtes ton abonnement. C’est très simple.

la colère est une émotion ni malsaine ni inférieure aux autres. La refuser, la critiquer ou la fuir c’est une belle façon de bloquer l’énergie qu’elle contient et de se nier soi-même. Moi j’utilise souvent la colère comme une vague de puissance qui m’aide à faire des trucs que j’aurais pas pu faire autrement. Si en lisant mon mail aujourd’hui tu as l’impression que je suis en colère contre toi, va faire la liste de tous les sujets sur lesquels tu t’interdis de ressentir de la colère et reviens—ou pas, comme tu veux.

Donc le sujet du jour, c’est quoi ? C’est les gens qui font ce que je fais, mais n’importe comment. Les gens qui font un truc qui ressemble à la Méta® mais qui n’en est pas.

Il y a quelques semaines, une élève de Formation Pro Méta® poste des photos d’une amie à elle, dans le groupe privé de formation—c’est un groupe de suivi et de supervision. Elle nous propose l’analyse de profil de son amie en disant que dans le passé, cette amie a été diagnostiquée 2 fois par 2 personnes différentes, et les diagnostics sont faux.

Quand je vois ça, je me dis que je suis peut-être responsable des diagnostics faux, ils viennent peut-être de la Méta® Coaching Team ? Je demande donc avec qui elle a fait ses tests et il se trouve que non, ce n’est pas avec nous que la cliente a travaillé.

Nota : quand je constate qu’une erreur de profil a été faite (ou que j’ai un doute) par une Méta® Coach, par Doris ou par moi, j’en parle immédiatement à la pro qui a potentiellement fait une erreur et nous approfondissons le profil de notre client·e pour rectifier le tir si nécessaire. Dans le monde de l’accompagnement en général, la supervision est fondamentale. Avec la Méta®, vu sa subtilité, la supervision c’est au-delà de fondamental.

On regarde son profil et on en parle ensemble. Et puis notre élève nous montre l’échange que cette amie a eu avec la professionnelle qui l’a diagnostiquée en deuxième, dans lequel elle lui faisait part d’une des erreurs de diagnostic.

Ce que la professionnelle lui dit en gros dans son message, c’est que son approche est différente et qu’on ne peut pas la comparer avec les autres. Elle lui dit qu’elle a elle-même accompagné des personnes qui se voyaient autrement 2 ans après un premier test. Elle dit qu’il lui est arrivé de recevoir des personnes qui avaient été testées par moi et qui se découvraient autrement devant le miroir chez elle. Elle les accompagne “dans la douceur” parce que tout a du sens, si les personnes sont passées par un détour c’est parce qu’elles avaient besoin de ça (*emoji vomi*) et que pour elle, “le corps montre à un instant t uniquement ce qu’il est prêt à montrer”.

C’est précisément cette dernière phrase qui me donne envie de balancer mon ordinateur à travers la fenêtre. Pourquoi ? PARCE QUE C’EST PUTAIN DE FAUX !!!

Le corps ne montre pas ce qu’il est prêt à montrer. Le corps montre TOUT, ABSOLUMENT TOUT ce qu’il y a à voir. Ton essence, elle est fulgurante. Elle est là depuis le début de ta vie. La vraie question c’est de savoir si on est CAPABLE de voir ce qui est là, sous nos yeux : la réalité.

Ton essence, c’est quelque chose d’objectif. Ton essence ne change pas en fonction des gens qui t’en parlent. Les gens qui t’en parlent te renvoient simplement un reflet de ton essence, reflet plus ou moins net et clair en fonction du soin qu’ils mettent (ou pas) à polir leur miroir.

Ton essence elle attend pas que tu aies déménagé, reconnecté avec une partie de toi, divorcé, trouvé l’amour ou un nouveau job pour se manifester. C’est une insulte à l’essence humaine, à sa fulgurance, à sa beauté subtile et à sa magie, de dire une connerie aussi monumentale que “le corps ne montre que ce qu’il est prêt à montrer”.

Dire ça, c’est une belle façon de marcher sur la gueule de ta nature, de ta beauté, et d’entretenir le mythe DÉGUEULASSE que tu n’es pas encore arrivé·e à ce que tu dois être, que tu as encore du chemin faire pour être toi-même, des casseroles à nettoyer, des trucs à enlever.

MAIS NAN ! MAIS ABSOLUMENT PAS ! Ton essence elle est déjà là et elle a pas besoin que tu nettoies je sais pas quoi avant de se montrer, c’est quoi cette merde ? Si tu veux en jouir, de ton essence, ça te demande de la reconnaître, pas de changer d’abord ou d’être plus ceci ou moins cela.

Ah bah quand je vois ça, là c’est sûr que nos approches ne sont pas comparables. On ne parle manifestement pas de la même chose.

La cliente était assez remontée devant ce niveau de déni et c’est légitime.

Ce n’est pas la seule professionnelle à avoir tenu ce discours auprès de clientes. Ça me fout hors de moi, qu’on soit capable de marcher sur la gueule des gens comme ça, de leur dire de la merde à ce point parce qu’on est incapable d’assumer une erreur.

Eh, un scoop : si tu reconnais que tu t’es trompée et que tu fais une proposition à ta cliente pour réparer ton erreur, tu vas pas mourir ! Tu vas juste grandir.

Je préfère affronter l’intensité de la honte, de la colère et toutes les sensations physiques désagréables qui vont avec le fait d’avoir fait une erreur, de la voir et de la reconnaître auprès d’un·e client·e, que de me faire subir la violence sourde d’écraser les sensations et perceptions qui m’alertent sur mon erreur et choisir de me mentir, de façon renouvelée.

Les personnes qui font un genre de Méta® qui n’en est pas, elles se font payer pour projeter leur ego sur la personne et dire ce qu’elles voient à un moment donné. Que ce soit vrai ou faux, ça, elle s’en foutent royalement, la preuve : elles ne mettent rien en place pour améliorer leurs perceptions, elles disent que ça peut bouger et qu’elles ne font que souligner ce que le corps ou la personne est prête à voir. Elles rejettent totalement la responsabilité de LEURS erreurs sur la cliente. Magnifique.

C’est tellement pas comme ça que j’ai envie de travailler !

Je ne dis pas que je ne fais pas d’erreur : ce serait mentir ! Je fais des erreurs même si elles sont plus rares avec le temps, mais il m’arrive encore d’en faire en Formation Pro Méta®. Je ne m’en cache pas ! Doris aussi fait des erreurs et elle ne s’en cache pas non plus. Ce serait au service de quoi ou de qui de ne pas le regarder en face ? C’est hyper apprenant de regarder ses erreurs.

Nous chez Flora Douville on a décidé de faire de nos erreurs des leviers de progression. Nous ne nous retranchons pas derrière des excuses de merde pour fuir notre responsabilité. Non. Nous commençons par reconnaître notre erreur, puis nous nous servons de l’événement comme d’une opportunité de croissance pour nos élèves et pour nous mêmes. C’est toujours extrêmement riche, de travailler sur une erreur de perception : autant pour la personne qui a fait l’erreur que pour la personne sur qui on s’est trompé, que pour les observants.

Je suis extrêmement en colère de voir qu’on peut parler de beauté et de vérité alors qu’on bafoue ces valeurs à ce point. Je suis extrêmement en colère de voir une opposition telle entre les dires et les actions.

Je suis extrêmement en colère de voir comment on peut vendre le retour au naturel et transgresser la fidélité à la nature et à la réalité à ce point.

Alors oui, toutes les personnes qui font un genre de Méta®, c’est moi qui les ai formées. Toutes. Même si c’est pas dit ou écrit clairement dans leur communication—nous recevons des mails régulièrement pour nous demander quel est le lien entre telle personne, telle formation, telle méthode… et nous.

Par contre, depuis 2015 je fais un travail de fond sur la pédagogie, la transmission, la Méta® en elle-même, les enjeux énormes que je ne voyais pas dans la relation expert-client, etc. et je ne suis absolument pas responsable de ce que font aujourd’hui les personnes qui sont passées par ma formation.

La réalité, c’est que ton essence est là, que tu la voies ou non.

La réalité, c’est que voir autre chose que ce qui est là, faire des erreurs, c’est inévitable.

La réalité, c’est que si tu travailles pas sur les protections de ton ego qui t’empêchent de voir la réalité telle qu’elle est, tu vas continuer à faire les mêmes erreurs.

La réalité c’est que si tu ne travailles pas en continu sur ce qui déforme tes perceptions, ça veut dire que t’es d’accord pour faire de la merde et être payé·e pour. Quelqu’un qui veut fournir un service de qualité à ses clients se DÉMERDE pour se créer un système de progression et d’amélioration continue. Chercher à négocier avec ça c’est continuer d’être d’accord pour faire de la merde. Point.

C’est précisément ça qui fait qu’on a envie de se lever le matin, dans ma Team : on a envie d’apporter le meilleur à nos client·e·s et notre vision du “meilleur” augmente en continu à mesure que nous-même nous évoluons.

Attention : on a envie d’apporter le meilleur et on AGIT pour que ça passe dans la réalité. Et comme c’est moi la chef, là-dedans, bah je vérifie régulièrement que le temps qu’on passe, l’énergie qu’on met et les investissements qu’on fait sont bien en phase avec ce qui influence directement ce que nous délivrons à nos client·e·s. En gros, que nos actions démontrent nos intentions.

Par exemple, j’investis systématiquement autour de 10 000 € (c’est-à-dire plus de 10% du chiffre d’affaires) uniquement en supervision sur chaque cycle de formation : pour préparer les semaines de formation, pour que moi et mon équipe on soit supervisées sur notre performance en direct, et pour débriefer de chaque semaine et ainsi améliorer la suivante. Ça fait partie de ce qui fait que je suis crédible en tant que professionnelle.

Parce que dire et vouloir, c’est bien joli, mais c’est que des mots. Les mots ça suffit pas, pour faire de la magie.

Dis-moi dans les commentaires ce que tu retires de mon coup de gueule et comment tu vas t’en servir 🙂

Bonne journée !

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3 Comments

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    Chloé Chaumeron

    21.04.2020 at 11:17 Répondre

    Je comprends totalement ta colère. Dans mon métier, celui d’enseignante musicienne, je le suis quand j’entends que l’on a dit à un enfant qu’il : (au choix, vous pouvez cumuler les réponses) :
    – n’est pas musicien
    – n’est pas fait pour ça
    – n’avance pas assez vite
    – doit changer d’instrument
    Si tu as un élève qui bosse et qui a envi d’apprendre, je trouve ça scandaleux, à toi de trouver une solution, c’est ton métier de le faire avancer. Si tu ne trouves pas la solution, tu peux avoir l’humilité de le dire et l’orienter vers un autre professeur.
    Merci pour ton article!

  • Avatar

    Eva Dufourd

    22.04.2020 at 11:42 Répondre

    Bonjour !
    J’ai pu expérimenter une erreur de diagnostic, corrigée par toi Flora.
    Il est vrai que c’est très désagréable sur le coup. Ben oui, on a fait confiance à la personne qui s’est trompée et on s’est approprié ce profil qui n’est pas le nôtre…
    A nous de nous renseigner et de valider ou non le professionnalisme d’un praticien, le feeling ne suffit pas !
    C’est la même chose dans n’importe quel domaine si nous souhaitons une certaine qualité. Il ne s’agit pas de faire de l’à peu près.
    La supervision, la formation en continu et le degré d’exigence sont en effet des critères majeurs pour définir le professionnalisme d’un expert.
    Et ce sont des critères plutôt sains puisqu’ils répondent à ce besoin universel d’actualisation de nos potentialités !
    Quant à l’erreur, elle est humaine et peut être constructive, ce qui a été le cas, il me semble, ce cette praticienne.
    Voilà ce que je retiens de cette expérience et de ton coup de gueule Flora !
    Bonne journée !
    Eva

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    Mildred NEGRO

    23.04.2020 at 19:25 Répondre

    Bonsoir, Merci pour ce cout de gueule, je me dis qu’il est remps que je me mettes serieusement à la formation que j’ai prise avec toi, mais que uj’ai à peine entamer.
    Je prends l’engagement de moi à moi à reprendre cette formation, si c’est pas avant mon départ pour retravailler, cela sera vers le 16 mai, et je le ferai avec serieux.
    Merci à toi. Merci de ta sincérité. Et merci à moi, d’avoir investie dans ta formation, je suis prête pour en tirer le maximum de profit.
    Je me ferai une joie de te communiquer la suite.
    Prends soin de toin. Cordialement

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