Flora Douville • L'anti conseil en image | « C’est pas possible », ça existe pas
25374
post-template-default,single,single-post,postid-25374,single-format-standard,theme-hazel,hazel-core-1.0.3,woocommerce-no-js,ajax_fade,page_not_loaded,,select-child-theme-ver-1.0.0,select-theme-ver-4.1,wpb-js-composer js-comp-ver-6.0.3,vc_responsive
Citation Flora Douville

« C’est pas possible », ça existe pas

Depuis que je suis entrepreneuse, et ça fait plus de 10 ans maintenant, je croise d’autres entrepreneurs.

J’allais dire beaucoup, mais d’abord c’est relatif, et ensuite je ne suis pas sûre d’en croiser un max, vu que je fuis la plupart des événements qui leur sont dédiés.

Je croise aussi des gens qui ont des rêves, des envies. Ils aspirent à réaliser leurs projets, à passer à l’action.

Mais dans le tas, j’en connais pas beaucoup qui y vont pour de vrai et qui se donnent les moyens d’y arriver.

Une bonne partie de ces gens que j’ai croisés ont abandonné leur rêve à un moment donné : soit avant même d’avoir commencé (comme ça c’est pratique, pas d’échec !), soit en cours de route, après avoir réalisé ce que ça prend, ce que ça demande, de réaliser son rêve.

Alors à ce stade, il y a deux possibilités :

1. soit c’était un faux désir, un faux projet, pas un truc auquel ils tenaient vraiment (et dans ce cas, c’est mieux de le lâcher quand on s’en aperçoit) ;

2. soit c’est un vrai projet mais ils étaient dans le fantasme du “si mon projet est aligné alors tout sera fluide, ça va aller comme sur des roulettes”, et quand ils se prennent la réalité dans la face, ils jettent l’éponge.

Beaucoup arrivent à se convaincre qu’ils n’ont pas besoin de ce projet pour être bien dans leur vie, que c’est soit utopique, soit une espèce de caprice de leur part. En tous cas, qu’ils peuvent s’en passer, que leur vie est déjà très bien.

D’autres créent un petit projet qui marchotte et qui demande beaucoup d’énergie pour continuer à marchotter. Et ils se disent satisfaits.

 

Eh ben moi je dis que ça, c’est de la merde.

 

On est dans une société où globalement, on préfère faire comme tout le monde pour pas se faire remarquer. On préfère ne pas la ramener, ne pas avoir trop d’ambition personnelle, ne pas avoir de projets qui débordent.

Et surtout, si on a des projets excitants et ambitieux, on se démerde pour ne pas leur donner leur chance, pour ne pas se donner à fond dedans, des fois que ça marcherait…

Oui, petit reality check : parmi tous les gens que j’ai rencontrés jusqu’à présent et qui avaient des rêves et des projets, j’en connais vraiment pas beaucoup qui sont allés au bout et qui jouissent de les avoir accomplis.

 

Tout le monde a des rêves, peu se donnent les moyens de les réaliser.

 

Dans l’absolu, que tu réalises tes rêves ou pas, c’est toi que ça regarde, surtout. Mais moi j’en réalise déjà certains et je suis loin d’avoir accompli tout ce qu’il y a sur ma liste ambitieuse, et j’ai envie de te dire que c’est possible de le faire.

Qu’on arrête de dire des conneries : ce n’est ni impossible, ni fastoche. C’est possible et c’est difficile. Voilà la réalité.

Réaliser ses rêves, ça demande de l’engagement. Ça demande du travail. Ça demande de la persévérance. Ça demande de la concentration. Ça demande de renouveler son engagement, encore et encore.

 

Ça demande d’avoir pris la décision de vouloir les réaliser, ses rêves.

 

Ça demande de faire des erreurs, PLEIN.

Ça demande de se prendre la réalité en pleine tête, plus d’une fois. De tomber et de se relever. De faire des mauvais choix puis de les ajuster, d’investir au mauvais endroit, puis de réajuster.

Je connais personne qui avait des projets et qui les a réalisés en un claquement de doigts.

C’est pas parce que ça prend du temps que c’est un échec. C’est pas parce que ça fait des années que tu es dessus que tu es nulle. C’est pas parce que tu ne vois pas encore les résultats de ton engagement que t’es à côté de la plaque.

J’en ai marre d’entendre des histoires, genre :

“j’ai envie de faire ça, mais c’est impossible parce que pour ça il faudrait que…”

“je suis hyper motivée pour faire X mais aujourd’hui c’est impossible, j’ai pas les moyens”

“je suis faite pour faire Y mais ma situation me le permet pas, j’ai pas le choix”

etc.

Soit tu veux vraiment faire les choses et tu racontes pas des histoires, en fait, t’as pas le temps, t’es occupée à avancer et à passer à l’action ; soit tu veux pas vraiment et t’arrête de mentir à tout le monde et à toi la première, parce que ça te prend de l’énergie qui n’est pas disponible pour autre chose.

Quand on a vraiment envie de faire un truc, on le fait. On trouve les moyens.

On va voir quelqu’un qui a réussi ce qu’on veut faire. Qui l’a fait avant nous. Qui peut nous montrer, nous parler de son expérience.

On va voir des gens qui savent de quoi ils parlent. On suit les routes qui ont été tracées avant nous. Y en a toujours. Y a toujours quelqu’un, avant, qui a fait quelque chose qui a fonctionné et dont tu peux t’inspirer.

Parfois, j’ai l’impression d’être un rouleau compresseur et d’avancer vers mes objectifs quoi qu’il arrive. Je vais peut-être ajuster la direction en cours de route. Je vais modifier des façons de faire, des idées que je me faisais sur ce que je voulais.

Par contre, réaliser mes envies, ça c’est non négociable. Mais ça ne prend rien de plus que de le décider, pour que ça devienne une conviction, un truc en béton armé.

 

“C’est pas possible”, ça existe pas.

 

Soit ça t’arrange parce que t’as peur, soit t’en as pas vraiment envie. C’est tout.

Et c’est pas grave.

Allez hop ! Bonne journée :)

Ces articles peuvent t’intéresser

Ça t’a plu ? Pour recevoir mes articles chaque semaine,
inscris-toi :


2 Comments

  • Avatar

    Kriki Pen

    27.02.2019 at 14:39 Répondre

    Merci pour cet article ô combien juste !
    Cela me rappelle un passage (que j’ai lu encore ces derniers jours) dans le livre de Clarissa Pinkola Estés sur l’eau claire polluée, entre autres, par les atermoiements, les tergiversations, les prétextes que l’on se donne. Avec quelques conseils : acceptez ce qui nourrit (au sens symbolique), réagissez (face à cette « pollution »), soyez sauvage, mettez-vous-y, votre temps est précieux, obstinez-vous, protégez votre vie créatrice, réalisez votre oeuvre avec soin et alimentez la vie créatrice. Un livre précieux…
    Bon pour ma part, work is in progress…

    • Flora Douville

      Flora Douville

      05.03.2019 at 10:14 Répondre

      Merci :)

Post a Reply to Kriki Pen Cancel Reply