Flora Douville • L'anti conseil en image | Ce que je fais quand ça va pas fort
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Ce que je fais quand ça va pas fort

Y a 2 semaines, j’étais pas en forme. Pas physiquement, physiquement j’allais très bien. C’était un passage à vide, ou plutôt un passage en bas. Mon énergie était basse.

J’ai envie de te partager comment je traverse ce genre de moments aujourd’hui.

Les moments comme ça, j’en vis pas beaucoup. C’est rare. C’est de plus en plus rare, pour être précise. Des années de choix difficiles (j’entends : à l’opposé de la norme et des habitudes) et ambitieux rendent ma vie chaque jour un peu plus facile.

Mais y a deux semaines, j’étais là-dedans : je n’avais pas l’énergie et la niaque que j’ai normalement.

Du coup, voilà ce que j’ai fait : rien.

J’ai rien fait. J’ai pas cherché à me challenger, j’ai pas cherché à comprendre, j’ai pas cherché à changer mon état, à me distraire, à forcer pour retrouver de l’énergie.

J’ai simplement observé que ça n’allait pas fort. J’ai observé que j’étais beaucoup plus facilement touchée par des événements qui, en d’autres temps, ne me toucheraient que très peu voire pas du tout.

Puis j’ai partagé ça autour de moi : mon mari, mes amis proches, mon équipe. J’ai parlé de comment je me sentais, pas en essayant de changer ça, mais en essayant d’être au plus près de la réalité.

Puis je me suis laissée traverser par l’intensité et les émotions qui étaient là. Je sais même pas pourquoi elles étaient là ni pourquoi c’est maintenant qu’elles sont remontées, ça n’a pas vraiment d’intérêt. Par contre je les ai vécues : à la masse en explosant des patates en mode rage room DIY (spoiler : ça explose trop vite et ça balance du jus partout, je recommande pas), à la hache sur une bûche qui n’avait rien demandé, ou bien musique sur les oreilles, dans les rues.

Et puis, j’ai pris du recul, je me suis demandé : “à quoi ressemble ma vie aujourd’hui, qu’est-ce qui pourrait avoir une influence sur mon état du moment ?”.

Et j’ai identifié 4 éléments pas du tout anodins :

• je viens de prendre contact avec mon avocat américain pour caler un temps dans le calendrier et travailler sur ma demande de visa pour habiter en Floride ;

• je suis en train de passer la main pédagogique à mon équipe, après des années de travail et de développement de mon système de formation ;

• depuis quelques mois, j’affirme encore plus clairement mon niveau d’ambition et mon niveau personnel : ce que je veux faire dans le monde et comment je veux le faire ;

• je suis en train de ré-écrire la Méta®, de revisiter ses fondements, de dégager certains concepts qui n’ont plus leur place et d’affiner cet outil qui est en train, grâce à notre travail avec ma team, de se simplifier et de fait, de prendre encore plus de puissance.

Je ne le voyais pas, plongée que j’étais dans mon travail quotidien, mais je suis en pleine mue.

Je pense à la mue énorme du basilic, dans Harry Potter et la chambre des secrets.

Pourquoi je suis en pleine mue :

• J’ai enfin les éléments que j’attendais pour passer à l’action et demander mon visa, ce n’est pas une urgence, mais du coup j’y vais, je me bouge et je marche en direction d’un de mes kifs—habiter en Floride, et c’est un GROS changement de vie qui s’annonce. C’est très excitant mais ça demande de l’énergie pour que ça se matérialise. Ça veut dire aussi quitter ma vie actuelle : je suis ok avec ça, mais c’est pas rien.

• La Méta®, j’en suis à l’origine et je la porte depuis le début, c’est-à-dire 13 ans. Passer le relais pédagogique à mon équipe, c’est à la fois un désir profond depuis longtemps ET un challenge si je veux continuer de faire monter le niveau de qualité de ce que nous faisons. C’est pour ça que j’y suis allée patiemment. Mais quand le moment vient, ça fait bizarre : c’est à la fois extrêmement excitant et nourrissant et en même temps déstabilisant puisque les repères changent.

• J’ai affirmé encore plus fort mon ambition, mes rêves uniques, ce que j’ai vraiment envie de réaliser dans ma vie et qui est complètement fou, et l’exigence qui va avec (on atteint rien de fou sans exigence, t’as remarqué ?), donc forcément ça bouge autour de moi. Y a des gens que ça stimule et que ça excite, à qui ça donne envie de se rapprocher, d’en savoir plus, de me soutenir, et puis y a des gens à qui ça plaît pas, qui n’adhèrent ni au projet, ni au niveau d’ambition et qui le font savoir ou qui s’éloignent. C’est un processus hyper naturel de polarisation qui en soit n’est pas un problème, mais comme je suis déjà sensibilisée et que mes repères sont déjà en train de bouger, ça vient se poser là où la peau est à vif, et… ça pique.

La Méta® est en pleine refonte, en pleine mue elle-même. Et, hahaha… j’avais oublié à quel point la Méta® et moi on est liées, à quel point nos routes dépendent l’une de l’autre. J’avais oublié à quel point ce que je fais sur moi impacte la Méta®, et ce que je fais sur la Méta® m’impacte moi. Ce travail de simplification, d’aller revisiter les racines de cet outil en profondeur, de remettre à jour ce système et de constater la puissance qui se dégage de cette refonte, ça a un impact direct sur moi. Moi aussi, je suis en refonte.
Et je constate que mon équipe, à mon image, est en train d’exploser dans tous les sens comme des grains de pop corn—j’assiste à un feu d’artifices de talents qui sont reconnus et incarnés les uns après les autres. À nouveau, c’est à la fois extrêmement excitant et nourrissant et en même temps déstabilisantpuisque les repères changent.

Tout ça est terriblement joyeux et me donne le vertige.

Quand j’ai vu à quel point j’étais en train de faire bouger ma vie pro et perso, j’ai compris immédiatement que j’étais en pleine mue. Et quand on mue, par définition on quitte une peau pour une nouvelle : y a une transition, un moment de fabrication de la nouvelle peau et en même temps un détachement de l’ancienne. C’est un moment particulier, décisif.

Voir ça m’a immédiatement fait du bien et a remonté mon niveau d’énergie, ça a rendu la traversée plus facile.

C’était pas fini pour autant.

J’ai encore navigué dans des marécages pendant quelques jours, jusqu’à une après-midi qui a terminé de me faire remonter.

Cette après-midi était d’une extrême simplicité : j’ai pris un goûter dans mon café préféré avec 2 amies. On a parlé de plein de choses, mais entre autres, de mon état, de là où j’en étais, de ma vision, de mon équipe qui se développe, de mes rêves, de mon ambition, de mes projets, de mon style de leadership.

Mes amies font partie des gens qui kiffent ce que je fais toujours plus, et je fais partie des gens qui les kiffent, elles et leurs projets. Cette conversation simple, vraie et profonde m’a permis de poser les pieds de l’autre côté de la rive que je traversais. Maintenant je tire ma barque pour l’amarrer, c’est pas fini. Mais je me sens bien de l’autre côté.

Qu’est-ce qui s’est passé ? En parlant avec elles et en répondant à leurs questions je suis revenue à ma vision, que j’avais lâchée temporairement. Ayant perdu mes repères, je tournais pour les trouver et je ne voyais plus que les challenges du moment. Parler m’a permis de remettre au clair ce que je veux et la solidité sur laquelle je peux m’appuyer, intérieure et extérieure. Le tout dans un contexte divin et plein de douceur : avec des gens que j’aime, du temps à gogo, une quiche et un thé absolument délicieux.

Le travail de transition et de refonte n’est pas fini, mais je ressors de ce passage grandie : je me sens bieeeeen plus grande que les difficultés qui se présentent, aujourd’hui.

Je pense à Alice qui mange un morceau de champignon parce qu’elle en a marre d’être petite.

J’ai toujours eu une ambition de dingue. Je l’ai plus ou moins dissimulée quand j’étais plus jeune, à certains moments de ma vie, parce que je voyais bien que ça collerait pas avec le niveau d’ambition de mon entourage. Mais je ne l’ai jamais abandonnée, oubliée ou étouffée.

Aujourd’hui, je mets mon ambition au coeur de mes actions et je m’entraîne régulièrement à retrouver mon niveau d’ambition naturellement délirant—celui que j’avais étant enfant.

Alors ça s’agite, dedans et dehors. C’est naturel. La question là-dedans, c’est : qu’est-ce que je fais ? Est-ce que je me laisse chahuter ? Est-ce que je m’arrête ? Est-ce que je change de cap ? Est-ce que je ralentis ? Est-ce que j’écoute plus finement ce qui se passe ?

Tu sais maintenant ce que moi j’ai fait dans ce passage délicat.

Maintenant, à toi :

Dis-moi dans les commentaires : qu’est-ce que tu retiens de tout ça ? Qu’est-ce que tu peux en extraire directement pour toi et ta vie ?

Bonne journée :)

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