Flora Douville • L'anti conseil en image | Attitude vs. Compétences [alerte coup de gueule]
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Attitude vs. Compétences [alerte coup de gueule]

Aujourd’hui j’ai envie de pousser un méga coup de gueule. En moins d’une semaine, 3 personnes différentes m’ont rapporté une expérience négative de conseil en image, Méta® ou autre méthode.

Et je suis énervée en entendant leurs histoires, parce que la façon dont ces 3 personnes ont été (non) écoutées quand elles ont fait part à leurs accompagnantes respectives de leurs découvertes récentes sur leur profil qui n’était donc pas celui initialement diagnostiqué, n’a rien à voir avec ce que j’enseigne aujourd’hui.

D’ailleurs, quand je parle, plus haut, d’expérience avec la Méta®, c’est incorrect, puisque la Méta® correspond à ce que j’enseigne aujourd’hui et les professionnelles ayant proposé ces accompagnements et qui ont suivi ma formation l’ont fait il y a plus de 6 ans, avant que je ne remette à plat toute ma pédagogie.

Je précise ici que quand j’ai remis à plat toute ma pédagogie, j’ai réalisé que j’avais fait l’impasse sur des éléments essentiels et critiques dans mon enseignement, dont je n’avais jusqu’alors pas conscience. J’ai aussitôt proposé des journées gratuites de formation continue à mes anciennes élèves pour leur transmettre des nouveautés incontournables, auxquelles quelques unes seulement ont répondu.

Alors les erreurs, parlons-en, putain.

Si tu lis ça c’est que t’es un être humain. Si t’es un être humain, tu as fait des erreurs et tu en feras encore.

Point.

On peut se mettre d’accord là-dessus ? Sinon, ce message n’est pas pour toi vu que je m’adresse aux humains.

Bon donc on est d’accord. Les erreurs c’est humain, j’en ai fait et j’en ferai d’autres, pareil pour toi.

La Méta®, je l’ai déjà dit et je le redis, c’est un outil qui te permet d’accéder de façon simple et directe à la réalité, à la vérité de ton essence. Sans intermédiaire.

Ton profil Méta® est inné, c’est ton essence de base, qui est stable depuis ta conception jusque ta mort. Quand tu arrives sur Terre, tu arrives avec une essence particulière, précise et bien définie, et cette essence ne change pas. Tu peux faire ce que tu veux de ce que tu es, tu es absolument libre, et tu peux décider de faire plein de choses différentes de toi-même. Tu peux te réinventer quotidiennement, mais ton essence, elle, elle ne bouge pas. Ce que tu fais de qui tu es, ça partira toujours de qui tu es, et ce “qui tu es” est stable. C’est précis, défini et stable. Ça c’est une réalité, que ça te plaise ou non.

Mon mari, scientifique (il est docteur en recherches environnementales entre autres), va même jusqu’à dire que la Méta® est une science exacte, dans le sens où il n’y a pas d’à peu près, dans un profil : tu es Automne, Hiver, Printemps ou Été, tu n’es pas entre deux, ni un mélange incertain. Le flou s’il existe, n’existe que dans notre perception, pas dans ton profil en tant que tel.

Un des enjeux de la Méta®, je l’ai déjà dit et je le redis, c’est que le risque d’erreur est élevé, et il le sera toujours ! En tous cas pour les prochains siècles.

Pourquoi ? D’une part parce que ton profil est fin et précis, justement. Et pour identifier cette essence innée, ça demande un niveau de finesse extrêmement élevé : il faut réussir à discerner ce qui est de l’ordre de la réalité brute (ton profil) de ce qui est de l’ordre de l’ego (ce que tu crois sur ton profil, ce que tu voudrais voir à la place de ce qui est, ce qui t’arrangerait bien, ce que tu mets à la place pour éviter de te confronter à telle ou telle chose, ce que tu inventes pour ne pas te voir telle que tu es parce que ça te demanderait de l’assumer et d’en prendre la totale responsabilité, etc.).

Et contrairement à la plupart des outils scientifique, ici on ne peut pas s’en remettre à un outil externe, une machine ou une technologie. C’est l’humain et ses perceptions, l’outil de définition.

Donc que se passe-t-il si l’humain :

• a ses perceptions brouillées par l’ego,

• et ne reconnaît pas que ses perceptions sont brouillées par l’ego, et prend ce qu’il perçoit pour la réalité ?

 

Bah on a des gens qui se prennent pour des pro mais qui sont en fait dans le déni de la réalité.

Parce que d’avoir les perceptions brouillées par l’ego, c’est pas un problème si tu en prends la responsabilité. Parce que tu peux agir dessus.

La semaine dernière encore, en Stage Méta®, j’ai eu de la difficulté à cerner le profil de certaines de nos stagiaires aussi rapidement que les autres, et j’ai envisagé plusieurs profils différents avant d’identifier le bon et de voir la réalité sans filtre.

Comment ça s’est passé ? Et bien j’ai senti que je ne voyais pas clairement, et que les informations que je captais étaient contradictoires. Je me suis vue en train de vouloir faire entrer certaines stagiaires dans tel ou tel profil. J’ai donc vu et compris que mon ego se mettait entre moi et la réalité. J’ai reconnu que c’était le cas, ce qui m’a permis de prendre du recul, et c’est là que j’ai observé des éléments qui m’avaient échappés avant, j’ai discerné des choses avec une finesse qui ne m’était pas accessible plus tôt, et ça nous a permis, à moi et aux stagiaires, de poser les choses avec certitude en fin de semaine.

Le problème n’est pas dans le fait d’avoir des perceptions embrouillées. Les perceptions embrouillées, c’est une réalité, que ça existe. Quand on commence à s’intéresser aux capacités de perceptions, on se rend compte que c’est juste OBLIGÉ de passer par de la confusion et par le fait de ne pas voir les choses telles qu’elles sont. Avec l’entraînement et le travail, on réduit la confusion et on apprend à repérer quand l’ego s’invite dans le mix.

Avoir les perceptions embrouillées, c’est seulement un manque de compétences. Or on peut toujours agir sur un manque de compétences. TOUJOURS.

Le vrai problème, il réside dans le fait de ne pas accepter que tu puisses avoir les perceptions embrouillées, de ne pas reconnaître que ce que tu perçois puisse être déformé par rapport à la réalité. C’est une façon subtile de vouloir garder le contrôle, de te rassurer en te disant que tout ce que tu perçois est vrai. C’est l’ego qui se prend pour Dieu. Ça fait des professionnelles qui disent des trucs du genre :

• “non, mais ce qu’on a défini ensemble, c’est ce dont tu avais besoin, c’est ce que ton corps a exprimé à l’époque, donc d’une certaine façon ce n’est pas faux”

• “c’est pas une science exacte de toutes façons”

• “Tu te sens et te vois X, mais moi je te dis que tu es Y” (sans éléments précis et factuels)

• “au final, il n’y a que toi qui sait, il n’existe pas une vérité”

• “tu as eu besoin de passer par là pour accéder à ta vraie nature”

• …

 

Tu pourras constater qu’on est pas à une contradiction près.

En fait, ça leur fait juste trop mal au cul de reconnaître qu’elles ont pu se tromper, ou bien se sentir obligées de donner un diagnostic alors qu’elles n’étaient pas sûres d’elles. Ça leur fait trop mal au cul de se dire que c’est seulement avec un travail exigeant et permanent sur elles-mêmes et sur leur ego qui pourra améliorer leurs capacités de perceptions.

Ça les fait vraiment chier parce que ça remettrait en cause tellement de choses dans leur univers pro et perso qu’elles préfèrent se raconter que tout va bien et qu’elles progressent magnifiquement de mois en mois dans leur expertise.

Et ne pas vouloir reconnaître que ton ego peut foutre le bordel dans tes perceptions, ça c’est pas un problème de compétences, c’est un problème d’attitude. Et ça change tout, parce que les compétences n’ont pas d’impact sur l’attitude, alors que l’attitude peut radicalement faire la différence sur tes compétences.

Avec une attitude d’ouverture et de progression :

• tu peux démarrer quel que soit ton niveau de compétences

• tu peux acquérir de nouvelles compétences

• tu peux continuer à faire bouger ton attitude, ce qui va continuer d’impacter ton niveau de compétences

• tu acceptes les remises en questions de ton attitude et de tes compétences

• tu acceptes de voir que tu fais des erreurs, tu en prends la responsabilité et tu t’en sers pour progresser

 

Sans cette attitude :

• tu peux démarrer à un bon niveau de compétences mais s’il est trop faible tu vas probablement te juger et ne jamais te lancer

• tu n’acceptes pas les remises en question de ton attitude et/ou de tes compétences

• tu refuses de regarder tes erreurs en face

• sur le long terme tu ne progresses pas donc tu régresses

À ton avis, c’est quoi le plus important ?

Yep, l’attitude. C’est pour ça que dans la Formation Pro Méta®, on travaille très fort sur l’attitude. Mais attention, pas comme un truc extérieur à adopter, genre un énième déguisement à enfiler. Non. On travaille sur les enjeux de la Méta® pour que l’attitude de progression et de remise en question constante se développe naturellement. Parce que quand on constate qu’elle est indispensable pour avancer, bah si on a envie d’avancer on s’y met et on arrête de négocier avec ça.

Et ça commence par moi. Reconnaître mes propres erreurs, en parler ouvertement et m’en servir pour progresser personnellement et faire progresser mes élèves.

Parce que cette attitude, c’est quoi en définitive ? C’est du professionnalisme, ni plus ni moins. Et avec la Méta®, on peut pas y aller à moitié.

C’est ce qui m’a touchée en entendant les histoires de mes clientes : le manque de professionnalisme et de remise en question auquel elles ont été confrontées.

Je suis doublement touchée parce que j’ai en partie créé ce manque de professionnalisme moi-même en commençant la formation professionnelle sans comprendre les enjeux réels de ma propre méthode, car trop enfoncée dans mes évidences.

Mais le reste ne m’appartient pas.

Le professionnalisme, c’est d’abord d’accepter la nature de la Méta® pour ce qu’elle est, d’en reconnaître les caractéristiques que j’ai données plus haut. D’accepter la réalité telle qu’elle est. C’est ensuite de regarder en face les enjeux, les pièges éventuels et les difficultés inhérentes à sa nature. Et c’est enfin mettre en place un système de progression constante qui tient compte de toutes ces caractéristiques.

Sinon, c’est faire payer des gens pour leur donner un service au mieux approximatif, au pire complètement à côté de la plaque.

Attention, là je passe dans la 5ème dimension : être professionnelle avec la Méta®, c’est appliquer la Méta® à la Méta®, c’est-à-dire reconnaître la réalité et la singularité de cet outil, le voir tel qu’il est, et en tenir compte dans son utilisation quotidienne pour exploiter tout son potentiel.

Exactement comme tu pourras exploiter ton potentiel quand tu auras reconnu qui tu es réellement et simplement.

C’est ce qu’on travaille en profondeur dans la Formation Pro Méta®. Si tu es partante pour cette expérience unique et transformatrice, toutes les informations sur la Formation Pro sont ici.

Et au cas où ce ne serait pas clair pour toi : le pré-requis pour t’inscrire à la Formation Pro Méta® est d’avoir travaillé sur ton profil en amont : soit dans le programme Reconnexion, soit lors d’un Stage Méta®, soit avec une Méta® Coach en séance individuelle ou stage. Retrouve les infos sur ces services ici.

.
Maintenant, à toi.

Dis-moi dans les commentaires : que retires-tu de cet article que tu peux utiliser immédiatement dans ta vie pro ?

Bon week-end à toi,

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3 Comments

  • Avatar

    Caroline

    02.08.2019 at 08:22 Répondre

    Chère Flora,

    Au delà du respect que je porte à ton approche , je ressens de l’agressivité et de la rancoeur qui pour moi sont des sentiments négatif . Ta méthode est enseignée par d’autres et donc ne t’appartient plus …c comme ça ….un peu comme quelqu’un qui va chez un nutritionniste pour régler ses troubles alimentaires et comme ça ne marche pas dit à tout le monde qu’il est nul…. c’est la conséquence naturelle de ta visibilité grandissante .

  • Avatar

    Carinette

    02.08.2019 at 11:57 Répondre

    Salut Flora, putain c’est cash et en même temps c’est toi.
    J’étais en train de réfléchir sur exactement ce sujet là, y’a tout juste 4 heures en me pomponnant, promis c’est vrai !
    Je suis inscrite en stage Méta depuis 3 j et je dis « Ouf » car j’ai trop envie d’avancer avec cette méthode et j’ai cogité grave pour trouver comment. Je me dis qu’en allant à la source, une semaine, ça ne pourrait que le faire ! Qu’est ce que je suis heureuse d’avoir fait ce choix, à l’intérieur ça crépite :) Bon va falloir se calmer, Décembre c’est pas encore…
    Pour ma part, j’ai eu différentes expériences, et j’attendais aussi, comme le témoigne une de tes clientes en vidéo, le » profil sur un plateau d’argent », du coup, ben y’a des biais, des déceptions, des rôles, des erreurs…Ca peut être le bordel et ne rien faire avancer.
    Heureusement, tu sais voir ce qui a foiré dans le passé et changer le cap. Je ne pense pas que tu feras un ulcère de ne pas savoir dire les choses (!), personne n’aura sa vie foutue à cause d’un mauvais profil, faudra juste que chacun se bouge le fion pour corriger son manque de compétence en tant que pro ou ses attentes de profil « rêvés » en tant que client.
    L’ego toujours l’ego., c’est un truc de dingue d’être humain quand même.
    Ton article me touche, à mon niveau, j’essaye de satisfaire mon niveau d’exigence au mieux. C’est hard car sur des tâches longues, tu ne peux pas voir le résultat immédiatement et quand les tâches sont énormes, tu te sens trop petit,mon ego me fait me comparer à Sisyphe, des trucs dans le genre… Mais au quotidien, je me sens alignée, et si je me mens j’arrive le voir plus vite.
    Bon j’arrête mon roman :)
    Bonne fin de semaine gente dame !

  • Avatar

    Béatrice

    03.08.2019 at 10:46 Répondre

    Bonjour
    Clair on est des êtres humains et tant mieux que l’on fasse des erreurs : elles ne sont pas justes à accepter ou reconnaitre, elles sont à accueillir et célébrer. Elles sont des opportunités pour avancer, pour s’améliorer.
    Si parfois je peste de les voir après, plus tard, je reconnais que la plupart du temps c’est en réalité le moment idéal, le moment où je suis capable d’y faire quelque chose, le moment où le pas suivant est là prêt pour moi.
    Avec cette philosophie, même si comprend le coup de geule et l’agacement, je n’en voudrais à personne car les choses sont telles qu’elles doivent être :
    – la consultante qui a fait l’erreur et ne le reconnait pas, n’est peut être tout simplement pas prête à avancer. Elle aussi a le droit d’être accueillie et respecter avec ses forces et faiblesses.
    – la cliente avait probablement besoin d’être confrontée à cette erreur pour comprendre que son profil doit avant tout venir d’elle, elle doit le vivre et que, quelque soit l’expert qui l’aidera, c’est à elle d’assumer , de sentir et d’avoir le dernier mot car c’est son chemin pas celui du voisin.
    – Toi Flora, car c’est un moyen d’avoir un retour, une confirmation sur ce qui manquait et a été ajouté mais aussi peut être d’autres choses à mettre en place.
    Attention par contre à ne pas tout cadenasser par exigence ou intransigeance, même si ces consultantes se sont trompées et n’ont voulu le reconnaitre, elles ont servi de points de contact avec la Méta et elles ont permi d’en comprendre un élément fondamental – la méta demande un engagement personnel ce n’est pas un fast-food de solution facile.
    Bonne journée

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