Flora Douville • L'anti conseil en image | À quoi ça sert de distinguer l’universel du singulier
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À quoi ça sert de distinguer l’universel du singulier

Une question que j’ai souvent dans la tête en ce moment, ou en tous cas un prisme à travers lequel je me regarde, c’est : est-ce que ça, chez moi, c’est universel ou singulier ?

Bon, je me pose pas des questions tout le temps, y a plein de moments très simples et très directs dans lesquels je sens puis je fais, et basta. Ou l’inverse. Et toujours basta après, hein.

Mais quand je prends du recul ou que je butte sur quelque chose, et bien la question avec laquelle je suis en ce moment, c’est ça.

Est-ce que c’est universel ou singulier ?

Pourquoi c’est à partir de là que je regarde les choses ? Parce que je constate que chaque fois que j’ai obtenu une réponse à cette question (le plus souvent c’est arrivé sans que je me pose la question) eh bien le résultat a été une reconnaissance profonde de quelque chose chez moi, suivie d’un grand soulagement et pour finir, une libération d’énergie disponible pour agir—ou simplement baigner dedans.

Tous les morceaux de mon profil Méta® m’ont fait ça. Là, on était dans la reconnaissance de singularité.

Mais également, voir des mécanismes de protection chez moi, en stage ou en coaching. Là, on était dans la reconnaissance de l’universel en moi. Même si la forme que prennent mes mécanismes de protection est singulière, la présence de ces mécanismes est universelle.

Et puis plus tard, quand j’ai reconnu petit à petit des talents, des savoirs-faire, des compétences particuliers. De nouveau : singularité.

Et puis reconnaissance de besoins d’affirmation et de vivre des émotions, de nouveau : universel.

Et puis reconnaissance de comment j’ai envie que mon couple, mon quotidien, ma relation avec mes filles, etc. … fonctionnent, de nouveau : singulier.

Je te donne 2 exemples plus précis pour que tu comprennes de quoi je parle :

1. Quand j’ai compris que ma difficulté à me laisser aller à la contemplation n’était pas un problème singulier, mais un mécanisme de protection universel, puisqu’il me protège de me rapprocher de mon essence et de ma simplicité, ça m’a changé la vie.
Oui le fait que mon essence à moi, elle est liée à la contemplation c’est singulier, mais le fait d’avoir un mécanisme de protection sur le truc-même que je kiffe faire, ce n’est pas une énième casserole que je traîne, ce n’est pas un problème à résoudre, c’est un mécanisme présent chez tous les humains. C’est universel.
Le voir, ça m’a enlevé un gros poids des épaules.

2. Quand j’ai compris que ma difficulté à aller vers un très grand nombre de pratiques sportives n’était pas un problème de fond mais simplement une indication de ma singularité, même chose : gros soulagement.
Comme tous les humains, mon corps a besoin d’exercice physique. Mais moi, l’exercice physique dont j’ai besoin, il doit mobiliser le bas du corps, avec des mouvements relativement statiques, en contraction plutôt qu’en extension, au sol ou vers le bas plutôt que vers le haut, etc.
Voir et reconnaître cette singularité m’a permis de me remettre de façon régulière et soutenue au sport, avec beaucoup de plaisir.

Quand je suis face à un obstacle ou un challenge, je regarde donc si je ne suis pas en train de prendre :

• un mouvement humain universel (simple) pour quelque chose de singulier (complexe), c’est-à-dire transformer un besoin ou un fonctionnement humain universel en une problématique personnelle, et donc ajouter une couche de lourdeur et de complexité à une situation humaine naturelle ;

• un mouvement singulier (complexe) pour quelque chose d’universel (simple), c’est-à-dire chercher à raboter les angles d’une forme unique pour la faire entrer dans une case bien connue, et donc ajouter une couche de jugement sur quelque chose de magnifiquement étrange parce que singulier.

Au fond, ce qui vient foutre le bordel c’est pas la perception erronée en elle-même, c’est le jugement qui accompagne cette perception erronée.

Donc on pourrait se dire que discerner l’universel du singulier n’est pas nécessaire, ce qui est plus important c’est d’apprendre à regarder la réalité quelle qu’elle soit, sans la juger.

Mais la réalité, elle est plus facile à regarder quand on peut la décrire et la nommer.

Plus tu es précis·e dans ta façon de capter la réalité puis de la nommer, plus tu peux la regarder sans détour, avec amour.

Et la réalité devient légère, goûtue, simple et fraîche. Comme une tomate cerise du jardin.

Faire la distinction entre l’universel et le singulier chez toi, ça t’intéresse ? Tu veux arrêter de mettre ton énergie au mauvais endroit et ton temps à la poubelle ? Apprendre à te regarder avec amour ? Voici les services que je te propose pour y parvenir !

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