Flora Douville • L'anti conseil en image | 15 minutes de ma vie
25118
post-template-default,single,single-post,postid-25118,single-format-standard,hazel-core-1.0.3,woocommerce-no-js,ajax_fade,page_not_loaded,,select-child-theme-ver-1.0.0,select-theme-ver-4.1,wpb-js-composer js-comp-ver-6.0.3,vc_responsive
Citation Flora Douville

15 minutes de ma vie

Voici un extrait de ma journée d’hier.

Je suis devant mon ordinateur. J’écoute de la musique magnifique. Je pense à mes filles que je vais bientôt aller chercher à l’école.

J’ai mal dans le bas du dos. Je me sens tendue. Je sens que je suis contractée.

La fenêtre est entrouverte. Il fait bon. La pièce sent le linge qui sèche avec une légère odeur de renfermé parce que la lessive a passé la nuit dans la machine.

Je me demande pourquoi je me tends comme ça. Je vois que je cherche à performer toute la journée alors que l’heure est à l’écoute et à la contemplation.

J’entends de la musique qui est douce et profonde à mes oreilles. De la musique qui m’emmène loin.

Je vais chercher mes filles tout à l’heure et je me réjouis de retrouver leur joie de vivre et leur énergie.

Je regarde des sacs de tissus qui s’entassent dans un coin de la pièce.

Je suis contractée. J’ai peur de me détendre et de me laisser aller. J’ai peur de m’ouvrir complètement. Non, c’est faux. Je n’ai pas peur. J’ai pris l’habitude. C’est automatique, je me contracte.

Je ne vais pas sentir ce qui se passe en moi. J’ai pris l’habitude de faire sans. Je suis très capable d’aller voir, mais je ne le fais pas.

Je ferme les yeux. Je laisse la musique entrer. Elle m’assouplit. Je la suis pour entrer en moi.

La musique me parle de solitude et de peur. Ma contraction me parle de ça aussi. Mais la musique est belle, tout comme le contact avec moi-même.

Quand j’entre en moi, je trouve que c’est beau. La solitude, l’envie de pleurer, de crier, la plénitude, le silence… quel que soit ce qui est là, c’est beau.

Je me demande pourquoi je me contracte, puis je décide que cette question ne sert à rien. À la place, je ferme les yeux à nouveau et je re-rentre en moi.

Je n’ai pas envie de faire autre chose que ça. Je n’ai pas envie de chercher. Je n’ai pas envie d’expliquer ou de parler. J’ai juste envie de sentir la musique agir sur moi.

J’ai envie d’assister à ce spectacle intérieur éphémère.

J’ai envie de participer à ce spectacle éphémère. J’ai envie de danser ce que je sens.

Je monte le son. Je ferme les yeux. Je bouge sur ma chaise. Je laisse la musique me traverser.

Je danse comme je peux. J’ai mal au dos.

Je chante avec les écouteurs sur les oreilles. La fenêtre est ouverte. Je m’en fous.

Je suis toujours en pyjama. Et je n’ai pas envie de donner un objectif à ce que je viens d’écrire.

J’ai décidé de me foutre la paix et d’y goûter.

Ces articles peuvent t’intéresser

Ça t’a plu ? Pour recevoir mes articles chaque semaine,
inscris-toi :


1 Comment

  • Avatar

    Aurélia

    18.09.2018 at 11:29 Répondre

    Merci pour ce partage.
    C’est une belle illustration de lâcher-prise.

Post a Comment